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Performance bancaire en période de crise

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par Abdelkader Derbali
Université de Sousse Tunisie - Mastère en finance et banque 2010
  

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Section 2. Les conséquences de la crise financière sur l'économie mondiale 

La crise financière initiée en 2007 aux Etats Unis est marquée par une crise de liquidité interbancaire, une crise de crédit et la récession des activités industrielles. Ainsi, cette crise est due à plusieurs facteurs, principalement, le dégonflement de bulles économiques et l'existence des pertes importantes subissent par les établissements financiers qui ont provoqué par la crise des « subprimes ». De même, Fitoussi et Laurent (2007) ont constaté que l'ampleur de la crise financière (ou les conséquences de la crise financière 2007-2009) sur l'économie réelle va dépendre étroitement des politiques monétaires menées par les banques centrales, en particulier, la FED et la BCE67(*).

Cette a entrainé la faillite de plusieurs établissements financiers (Lehman Brothers, Merril Luynch, Bear Stearns...) et par la suite, la mise en difficulté de plusieurs Etats (pays d'Europe, pays d'Asie, pays d'Afrique et pays d'Amérique). Ainsi, cette crise a affecté les cours boursiers et elle a permis l'apparition d'une crise économique mondiale (2008-2009). En fait, cette crise a entrainé des faillites bancaires et des déséquilibres macro-économiques. Nous allons analyser dans cette section l'impact de la crise sur les différentes économies dans le monde entier et les perspectives économiques relatives à cette crise.

2.1. La récession de l'économie Américaine 

La fameuse crise des crédits hypothécaires risqués (« subprimes ») ne cesse à ce jour de produire, par ricochet, des effets négatifs touchant les grandes places financières partout dans le monde.

Ainsi, une des caractéristiques clés de la crise a été sa rapide répartis dans le monde entier en termes de réduction de la croissance économique et de chômage croissant. Dans la plupart des pays, la chaîne causale conduisant à des problèmes financiers et économiques n'avait pas principalement impliquent une incidence directe de produits financiers toxiques aux Etats Unis.

La crise actuelle a affecté les salaires unitaires, la croissance du PIB (produit intérieur brut) aux Etats Unis et le volume du déficit public.

Tableau n°5. La croissance du PIB et du déficit public aux Etats Unis

Année

2007

2008

2009

2010

Variation de la croissance entre 2007 et 2009

Variation du déficit public entre 2007 et 2009

Croissance du PIB en volume (en%)

2,1

0,4

-2,5

-

-4,69

-

Déficit public en % du PIB

-1,2

-3,1

-9,9

-9,5

-

-8,7

Sources : Datastream, prévisions Natixis.

Quant au secteur boursier les grands investisseurs qui détenaient une bonne part des actions des fonds engagés dans le crédit immobilier ont vendu leurs actions dont le cours s'effondrait. Ils ont vendu une partie des actions des grandes groupes bancaires qu'ils détenaient la valeur de ses actions baissait alors rapidement68(*). De plus, les banques donnent moins de crédit donc on ait dans le cas d'un tarissement du crédit. Cela va se traduire pour les ménages par une baisse de leur consommation, et une baisse de l'investissement pour les entreprises. Cet effet a entraîné un effondrement du cours des banques. Et par la suite, l'effondrement des marchés de titres hypothécaires (les créances pourris, douteuses).

Dans le même contexte et Suite à la crise financière, les pertes des banques Américaines sont très importantes et représentent 56% des pertes mondiales (Tableau n°5). Ainsi, les pertes de ceux-ci ont influencé le volume des crédits accordés aux secteurs privé et public.

Tableau n°6. Les principales pertes des banques Américaines (en milliards de dollars)

Banques Américaines

Merrill Lynch 56,6

Bank of America 27,4

Citigroup 67,2

National City 26,2

Morgan Stanley 21,5

Wachovia 96,7

Lehman Brothers 18,2

JP Morgan Chase 20,5

Whashington 45,6

 

Sources : Easy bourse, le 07 mars 2009.

Le rendement des fonds propres des entreprises non financières et des banques avait convergé vers un objectif très élevé. Ainsi, dans les différentes études antérieures le ROE (l'une des mesures de la performance d'une banque) mesure la rentabilité financière d'une banque. En fait, les banques Américaines ont une rentabilité financière décroissante qui explique bien l'incapacité des fonds propres détenues par ces banques pour faire face à ces besoins (Tableau n°7).

Tableau n°7. Le rendement des fonds propres des banques Américaines (en %)

Année

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

ROE des banques

13.03

15.64

17.43

12.79

15.59

15.43

10.24

-2.48

Sources : Datastream, NATAXIS.

* 67 _ Fitoussi. J. P. Laurent. E, (2007), « Les déterminants de la confiance : La Fed et La BCE dans la crise », Lettre de l'OFCE, Mercredi 19 septembre, n° 289.

* 68 _ Chavigné. J. J. Filoche. G. (2007), « La crise et ses enseignements », Août.

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