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Morbi-mortalité du diabete sucré chez l'adulte de Kisangani

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par Jean claude BANGA MSEZA
KISANGANI - docteur en médecine chirurgie et accouchement 2012
  

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VI. COMPLICATIONS DU DIABETE SUCRE

Elles sont de 3 ordres :

- Infectieuses

- Complications aiguës ou les décompensations diabétiques.

- Complications chroniques

VI.1. Complications infectieuses

Il existe une susceptibilité accrue aux infections communes dans le diabète sucré. Certaines maladies infectieuses surviennent plus fréquemment ou de manière plus sévère chez les patients diabétiques. (35)

a. Infections peu sévères mais fréquentes :

· candidose cutanéo-muqueuse

· vulvo-vaginite

· balanites

· etc.

b. Infections moins fréquentes mais sévères :

· otite externe : nécrotique, très invasive mais souvent peut symptomatique.

· Mucormycose rhinocérébrale : peut se compliquer d'une atteinte des nerfs crâniens et de thrombose des sinus caverneux.

· Cholécystite ou pyélonéphrite emphysémateuse à germe gram négatif et anaérobies.

· Les infections des tissus mous au niveau du pied (redoutable : amputation).

· Ostéomyélites

· Les bactériuries asymptomatiques : 2-4 fois plus fréquentes chez les femmes diabétiques que dans la population générale. Elles se compliquent plus souvent de pyélonéphrite.

· Les infections respiratoires à pneumocoque et par le virus influenzae.

· La tuberculose pulmonaire : elle suit le diabète et celui-ci également aggrave l'infection. (15, 5, 24, 8)

VI.2. Complications aiguës

Les complications aiguës sont :

· Décompensation acidocétosique

· Décompensation hyperosmolaire

· Le coma acido-lactique

· Hypoglycémie

Comparaison de décompensation diabétique

Décompensation

Acidocétosique

Hyperosmolaire

-Type de diabète

-Installation

-Glycémie (mg/dl)

-pH

-[HCO3] (meq/l)

-Cétonémie

-Osmolalité (mosm/kg)

Type 1

Rapide (heure, jour)

>250

< 7,3

< 15

>5

< 330

Type 2

Lente (jours, semaines)

>600

>7,3

>20

<5

>330-350

Source (5)

VI.3. Complications chroniques du diabète

Elles sont deux : la macroangiopathie, spécifique, n'apparait pratiquement jamais en absence du diabète. La microangiopathie non spécifique du diabète. Cependant, elle se manifeste plus fréquemment et plus précocement chez les diabétiques. (5)

a. Complications microangiopathiques

Elles intéressent les artérioles et les capillaires et sont donc diffuse à tout l'organisme. Cliniquement, elles s'expliquent principalement :

v Au niveau des yeux (rétinopathie), elle représente une cause majeure de malvoyance et de cécité. C'est la complication la plus fréquente du diabète.

v Au niveau des reins (néphropathies) : elle est la cause principale d'insuffisance rénale en occident.

v Au niveau des nerfs (neuropathie) prennent des formes cliniques multiples et sa pathogénie relève aussi des différents mécanismes. L'on distingue :

o Polyneuropathies distales : paresthésies (fourmillement), dysesthésies (démangeaison sensation de froid, de chaud) ou des douleurs à exacerbations nocturne.

o Mononeuropathie : caractérisées par des déficits moteurs et des douleurs à exacerbations nocturne.

v Les neuropathies autonomes : elle touche les fibres amyéliniques des systèmes ortho et parasympathiques. Elle peut entrainer des dysfonctionnements des différents organes et systèmes de façon variables au cours de l'évolution de la maladie. On distingue :

o La neuropathie autonome cardio-vasculaire (NAC) : peut se manifester par une hypotension orthostatique, un oedème aux membres inférieurs ; peut être responsable d'une ischémie cardiaque silencieuse ou d'un infarctus indolore.

o La neuropathie autonome gastro-intestinale : peut intéresser tout le tube digestif (reflux gastro-oesophagien, gastroarésie, diarrhée profuse, hydrique alternant avec la constipation) leur traitement est symptomatique.

o La neuropathie autonome vésicale : baisse de la sensibilité vésicale avec retard du besoin d'uriner, espacement des mictions, par fois rétention urinaire avec globe vésicale et une incontinence par regorgement.

o La neuropathie autonome génitale : se manifeste par une éjaculation rétrograde (donc une infertilité) à cause de l'atteinte du sphincter interne ou par une impuissance.

v Le pied diabétique : environ 15% des patients diabétiques pourront présenter un jour ou l'autre une plaie plantaire et environ 20% d'entre eux finiront par être amputés. Ces lésions sont donc non seulement un réel problème médical, mais aussi socio-économique. Sa pathogénie a trois composantes neuropathique (somatique et autonome), vasculaire (les artériopathies) et infectieuse. Les neuropathies ainsi que les artériopathies faisant le lit de l'infection. (15, 5, 24, 8).

b. Complications macroangiopathiques

La macroangiopathie est également retrouvée dans la population non diabétique. Chez les diabétiques, elle est tout simplement plus précoce, plus fréquente, plus sévère, plus diffuse et atteint de la même façon homme et femme. (15,5)

Elle complique principalement le diabète de type 2 en raison de la synergie des autres facteurs de risque vasculaire souvent associés à ce type de diabète sucré. L'hyperglycémie chronique, l'hyperinsulinisme et /ou l'insulino-résistance sont évoqués dans sa pathogénie(5)

Sur le plan clinique, ces complications se manifestent principalement par des maladies coronariennes, des AVC et des artérites des membres inférieures. 75% des diabétiques de types 2 et 30% des diabétiques de type 1 meurent par ces complications vasculaires. (5)

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