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Politique budgétaire en RDC: instruments, moyens et efficacité.

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par Alain NZANZU TAVULYANDANDA
Université Catholique du Graben - Licence 2015
  

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II.2.3. Politique budgétaire et évolution du taux d'intérêt et taux de change

Dès l'avènement des défaillances de la politique du type keynésien, les gouvernements ont développé des politiques mixtes qui consistent à combiner politique budgétaire et politique monétaire.

La macroéconomie notamment avec l'équilibre IS-LM enseigne qu'une politique budgétaire est plus efficace si en augmentant les dépenses publiques, le taux d'intérêt réel ne remonte pas, en raison en particulier de l'apparition d'anticipations d'inflation ou de l'excès d'offre de titres publics et le taux de change réel ne s'apprécie pas pour rééquilibrer le marché des biens.

En fait, le taux d'intérêt en augmentant évince ou élimine la capacité d'une politique budgétaire de contribuer à relever le niveau du revenu national. Ainsi, cette politique ne peut être efficace que si elle est combinée avec le taux d'intérêt stable ou en diminution.

Graphique n° 10 : Évolution du taux d'intérêt en RDC

Source : Construit à partir des rapports de la BCC

Le taux d'intérêt repris sur ce graphique est le taux débiteur appliqué par les banques commerciales en RDC. En effet, ce taux a subi des fluctuations sur toute la période sous étude. Bien qu'ayant atteint un pic de 69, 77% à 2009, globalement il présente une allure décroissante après celui-ci. En RDC, à voir l'allure des fluctuations de ce taux d'intérêt, il ne s'écarte pas tellement de ce qu'enseigne la macroéconomie.

De la même façon la RDC connait une quasi-stabilité du taux de change. De 2003 à 2014 le taux de change est resté stables subissant de moindre variation excepté le passage de 2008 à 2009 où ce taux a considérablement augmenté se situant à 806,9 CDF en moyenne pour 1 USD en 2009 contre 561,1 CDF l'année plutôt. Cette situation est représentée sur le graphique ci-dessous.

Graphique n°11 : Évolution du taux de change moyen USD/CDF

Source : Construit à partir des rapports annuels de la BCC : 2012, tableau III.37, p. 173 ; 2013, tableau III.22, p. 161 ; 2014, tableau III.25, p. 144 

Les politiques budgétaires menées aujourd'hui ne semblent pas devoir faire remonter les taux d'intérêt réels ou les taux de change réels. Alors que l'accroissement des dépenses publiques sans que la production intérieure augmente aurait pour effet de hausser les prix ; pour éviter cette hausse, le gouvernement a dû accompagner la politique budgétaire de hausse des dépenses publiques d'une politique monétaire de stabilisation des prix. Cette politique a eu comme principale mesure le taux d'intérêt directeur.

Le taux d'intérêt directeur de la BCC est depuis 2010, maintenu à des niveaux aussi bas que possible passant de 22% fin 2010 à 2% fin 2015. Pour la BCC, cette option est justifiée, d'une part, par l'absence des risques inflationnistes majeurs et, d'autre part, par la nécessité de soutenir le dynamisme de l'activité économique via une stimulation du crédit. La BCC utilise cet instrument pour limiter les hausses de prix. Exceptionnellement, la BCC fait recours aux modifications des règles de réserves obligatoires des banques commerciales.

Ainsi, loin d'empêcher l'efficacité de la politique budgétaire, le taux d'intérêt et le taux de change présentent des conditions favorables. L'inefficacité de la politique budgétaire en RDC reste donc due à une mauvaise orientation de ses dépenses publiques et non à des mesures monétaires qui lui sont conjugués concomitamment.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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