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Le développement local participatif dans le contexte de la décentralisation en Côte d'Ivoire: le cas du chef-lieu de la région du Nàézi (Dimbokro).

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par BAH ISAAC KOUAKOU
UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY DE COCODY - DOCTORAT UNIQUE 2014
  

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I.1.3.2-Affirmation des groupes concernés

Boukhalfa KHERDJEMIL (1998)8, dans son analyse souligne que la compréhension des modalités de la mondialisation ne peut faire l'économie du rôle prépondérant joué par les ressources immatérielles dans la structuration des territoires. Face à la dynamique externe de la mondialisation, les territoires vont engager un processus d'émancipation de leur passivité et affirmer leur volonté d'être des acteurs. Ce sont précisément les singularités de leurs trajectoires historiques qui vont leur permettre de trouver les voies appropriées pour sortir de leur statut de réceptacle passif.

Certains vont puiser, dans leurs propres creusets socio-culturels, les ressorts idoines leur permettant le passage d'une économie vassalisée à une économie créatrice. D'autres devront assurer, en amont, grâce à l'institution-Etat, leur assise en termes de ressources spécifiques pour être dans la course de la compétition.

L'auteur tente ainsi d'élucider, le lien complexe qui se tisse entre le global et le local afin de mieux comprendre les processus de réhabilitation des territoires.

8Boukhalfa KHERDJEMIL (1998), La mondialisation et dynamique des territoires, Paris, L'Harmattan, 218 pages.

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Michel CARNEA (1999)9 quant à lui, souligne que la formulation des politiques et projets de développement doit, avant tout, être centrée sur les acteurs sociaux. Ceux-ci doivent occuper une place encore centrale que la technologie ou les ressources naturelles. Il est donc essentiel, pour gérer le développement, de pouvoir disposer des connaissances sociologiques sur les structures sociales, les modèles culturels, les valeurs, le potentiel et les besoins des populations. Pour lui, il faut progressivement abandonner les modèles occidentaux ethnocentriques du développement pour une réorientation vers des projets de développement tournés vers les acteurs locaux. Sa réflexion envisage l'intégration de la dimension humaine dans les composantes techniques et les projets de développement.

Pierre TEISSERENC (2000)10 évoque la mise en cause de la verticalité de l'organisation administrative par une approche globale du territoire et de ses populations. Il en résulte, dans le cadre de la réalisation de politiques de développement, l'émergence d'un nouveau mode d'organisation qui permet aux décideurs locaux et à leurs partenaires de se mobiliser autour des projets de développement.

Pour lui, les politiques de développement local doivent s'attacher à identifier les acteurs et les actions concernées par la mise en oeuvre de ces politiques. Elles doivent viser à comprendre les dynamiques sociales et institutionnelles et à rendre compte des enjeux identitaires auxquels sont confrontés les territoires et leurs populations impliquées dans de tels processus de transformation.

Ainsi, la mise en oeuvre de ces politiques territoriales de développement correspond à une forme particulière de gestion de l'action collective au niveau local.

9Michel CARNEA(1999), La dimension humaine dans les projets de développement: les variables sociologiques et culturelles, Paris, Karthala, 591 pages.

10Pierre TEISSERENC (2000), Les politiques de développement local : approche sociologique, Paris,

Economica, 2ème édition, 224 pages.

L'efficacité d'une telle approche repose sur des capacités locales d'élaboration de diagnostic et de projet, de négociation et de contractualisation d'actions. L'analyse de ces politiques permet de définir les conditions de réussite des actions engagées.

Pour Célestin MAYOUKOU (2003)11, la gouvernance du développement local part du principe qu'il serait possible d'agir au niveau local sans s'en remettre à l'autorité de l'Etat. Le rôle de l'Etat ne consiste plus à intervenir directement, mais à innover dans les techniques et outils à utiliser pour orienter et guider l'action collective.

Pour l'auteur, les autorités, au niveau local, doivent identifier et offrir de nouvelles possibilités, favoriser et créer des partenariats et jouer un rôle protecteur à l'égard de l'environnement local.

Dans cette nouvelle approche, conclut-il, l'Etat, a besoin de nouvelles formes de régulation telle que la décentralisation qui donne droit aux acteurs locaux de s'impliquer dans leur développement.

Au total, la croissance de la participation des populations à leur développement est liée à une meilleure structuration de leur rapport au développement. C'est ce que tente d'élucider les auteurs ci-après.

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11Célestin MAYOUKOU (2003), Gouvernance du développement local, Paris, L'Harmattan, 244 pages.

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