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Le développement local participatif dans le contexte de la décentralisation en Côte d'Ivoire: le cas du chef-lieu de la région du Nàézi (Dimbokro).

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par BAH ISAAC KOUAKOU
UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY DE COCODY - DOCTORAT UNIQUE 2014
  

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IX.3.4-Information et participation au développement

Dans le but d'assurer une citoyenneté locale active et constructive, il apparaît nécessaire, de favoriser l'appropriation du concept de décentralisation par les populations, à travers la compréhension et la prise de conscience de ses enjeux et de ses perspectives. Les stratégies de mise en oeuvre doivent également être communiquées aux citoyens pour leur adhésion et leur participation individuelle et collective.

108François Paul YATTA (2000), Op.cit, page 09.

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A ce niveau, de véritables centres de communication doivent être mis en place au sein des structures décentralisées.

La société civile doit être représentée dans ces centres de communication avec des rôles bien identifiés.

Ainsi, la communication de proximité répondrait bien aux besoins des diverses phases et étapes du cycle de l'approche participative en ce sens qu'elle est utilisée à l'échelle des villages ou au niveau du terroir.

Elle a pour objet d'accompagner et de renforcer chacune des étapes et des phases de la démarche, à travers un certain nombre d'outils d'information, d'analyse, de dialogue, de formation, de gestion ou de suivi.

Ces outils et méthodes sont généralement utilisés par des agents ayant une fonction d'appui, d'animation ou d'encadrement des communautés villageoises, à savoir les agents vulgarisateurs, les enseignants, les animateurs d'Organisations Non Gouvernementaux (ONG) ou de projets, responsables de groupements ou d'associations.

Les supports qui sont souvent utilisés sont, entre autres, des supports audios ou visuels, des boîtes à images, vidéo, cartes de villages.

Chacun de ces outils a une fonction précise dans la mise en oeuvre des différentes étapes de l'approche participative. Le choix de ces outils dépend du but recherché, de l'environnement économique, technique et socio-culturel dans lequel ils sont employés, ainsi que des aptitudes et des qualités d'animation des encadreurs et des animateurs qui les utilisent.

L'exploitation de ces outils sera d'autant plus efficace qu'ils auront été produits localement, en interaction avec les communautés villageoises, les associations et ONG et que les techniciens, vulgarisateurs et animateurs auront été formés à leur utilisation sur le terrain.

Le plus souvent, les communautés villageoises, disposent des systèmes d'outils et de réseaux traditionnels de communication.

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Ceux-ci sont issus de la tradition villageoise, conçus et gérés directement par les communautés pour répondre à leur besoin d'information, d'éducation, de divertissement, de débat, de développement et de gestion des conflits locaux. Les règles de la communication traditionnelle ou communautaire varient selon le contexte historique et culturel dans lequel se situent ces communautés.

Les manifestations les plus courantes de cette forme de communication sont : les assemblées villageoises, le théâtre, les chansons, les proverbes, les devinettes, les récits, les contes, les visites inter-villageoises, les crieurs publics. Généralement, ce type de communication est très vivant en milieu rural et joue un rôle important dans les dynamiques villageoises.

Dans une démarche participative, les communautés villageoises doivent pouvoir mobiliser leurs propres outils de communication, tout en conservant leur contrôle sur la conception et la diffusion des messages véhiculés.

Aussi, pour le développement rural, est-il important de tenir compte de la capacité des institutions locales, pas comme un alternatif, mais plutôt comme un complément des institutions nationales.

Les décisions locales pouvaient être meilleures si les pouvoirs locaux adoptaient une vue d'ensemble, tout comme les décisions au niveau central pouvaient être meilleures si les autorités centrales prenaient en considération les réalités locales (Norman UPHOFF, 1997 : 11).

Afin d'assurer une participation véritable des groupes marginalisés, les décideurs doivent prendre en considération les niveaux divers de cohésion sociale, de capital social, de capital institutionnel, et de la capacité d'exécution, et s'organiser à répondre promptement, avec des moyens suffisants, aux besoins et aux occasions locales.

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Dans ce contexte, les libertés publiques locales doivent être une priorité de chaque État central qui doit veiller à ce que les collectivités locales acquièrent leur autonomie à travers la délégation à elles faites de leurs droits fondamentaux.

Il est évident que la décentralisation n'est pas la seule solution qui résoudrait tous les problèmes de développement qui se posent en Côte d'Ivoire, mais elle en constitue une.

Pour le développement local, la décentralisation est supposée apporter aux populations les outils de décision et de gestion nécessaire pour leur implication dans la résolution des questions de développement.

Il est aujourd'hui établi dans la sphère du développement que la gestion durable des projets doit se concevoir avec la participation populaire.

Cette idée est prônée par les institutions internationales telles que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.

Or, il n'y a pas de participation populaire sans dialogue, sans partage des informations et des expériences, sans échanges des savoirs et des techniques. Il est donc question d'établir, renforcer et promouvoir des structures et procédures institutionnelles pour assurer la participation de la société civile à la conception, à l'exécution et à l'évaluation des processus décisionnels et des programmes. Il faut de même garantir le droit de tous les intéressés à transmettre aux autorités compétentes leurs commentaires sur les activités proposées, avant la prise d'une décision officielle et prévoir la possibilité pour les organisations, les communautés et les particuliers, d'exprimer leurs idées et d'échanger des informations et des connaissances traditionnelles en matière de gestion de l'environnement et de développement.

Cela faciliterait leur participation effective à la formulation, l'adoption et la mise en application des décisions qui affectent leur vie.

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