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Analyse perspective de la mise en place de la titrisation des créances et prêts bancaires en république démocratique du Congo.

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par Laurent Luaba
Université Pédagogique Nationale - Licence 2015
  

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SECTION 2. ÉTAT DU SYSTEME FINANCIER CONGOLAIS DANS L'APRES-SUN CITY (2003-2013)

Ce front particulier de « reconstruction » de l'économie nationale a vu bouger ses lignes, entre 2003 et 2013. La situation du départ a notamment enregistré des avancées dont on ne saurait douter, sous quelque prétexte que ce soit.

D'abord, l'assainissement du secteur financier, commencé une décennie plus tôt, avait débouché, en 2002, sur une révision de la législation dans un sens favorable à la concurrence dans le secteur financier, à la réaffirmation de l'indépendance de la Banque Centrale, et à un contrôle renforcé de cette dernière sur les institutions financières et bancaires.

En particulier, il convient de relever la multiplication des établissements financiers et bancaires, le chiffre de ceux-ci étant passé d'une dizaine à plus d'une trentaine.

La multiplication des institutions bancaires et financières est allée dans trois directions principales.

D'abord, le secteur s'est « libéralisé », non en ouvrant à de nouveaux investisseurs le modeste capital social de ses établissements existants, mais en intégrant de nouveaux établissements venus de plusieurs horizons géographiques. En effet, des capitaux libanais, britanniques, indiens, pakistanais, sud-africains, nigérians, camerounais, français, marocains, sénégalais... ont créé de nouveaux établissements bancaires et financiers dans le pays. Cette nouvelle vague a certes élargi le total bilantaire du secteur bancaire et financier : par bonds successifs, elle l'a porté d'environ 800 millions en 2003 à près de 4 milliards en 2013. Mais, parallèlement, cette vague a aggravé l'émiettement du capital social du secteur bancaire et financier : la voilure financière des établissements, leurs installations et leur marchés sont devenus plus modestes encore. Toutefois, le mode d'approche des déposants et demandeurs de crédits a gagné en souplesse, ouverture et courtoisie.

Ensuite, les Coopératives d'Épargne et de Crédits (COOPEC), jusque-là créées et régies par une loi sur les coopératives prise en 1956 et devenue caduque, ont été admises à s'installer et à fonctionner comme des institutions bancaires. C'est là une réelle avancée pour ce sous-secteur, même si ces coopératives tardent à reprendre du souffle, après les pillages des années 1990, après plusieurs décennies d'étouffement sous une loi qui ne leur aménageait aucune ouverture vers les crédits bancaires, et face à des particuliers déposants en nombre réduit et aux revenus en chute libre.

Enfin, un sous-secteur financier est apparu et n'en finit pas d'exploser. Il s'agit des établissements de microfinances et de transfert d'argent. Dans la capitale et dans plusieurs villes et localités du pays, les tontines traditionnelles l'ont cédé à ce type d'établissements nouveaux, plus anonymes et plus professionnels en matière d'épargne et de crédit. Le foisonnement de ces institutions a été facilité par l'extension des plages sociales de misère dans les villes et dans le monde rural, mais également par l'accroissement partout des besoins de financement au niveau des millions d'activités de survie (dites « informelles »). Cette innovation récente constituerait une avancée décisive dans la lutte pour endiguer l'extension des plages sociales de misère. Par contre, il serait quelque peu osé d'y voir des arsenaux institutionnels appropriés à la lutte pour « réduction de la pauvreté ».

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