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Problématique de recouvrement des créances commerciales à  la snel Bukavu. Une approche économétrique

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par Alliance MURHULA SAFARI
Université évangélique en Afrique - Licence 2013
  

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SIGLES ET ABREVIATIONS

CEPGL : Communauté des Pays de Grands Lacs

CREDOC : Centre de Recherche pour l'Etude et l'Observation de Condition de vie

FACTUFOR : Facturation forfaitaire

HACRENRE  : Hausse des créances commerciales non recouvrées

MMCO : Méthode de Moindres carrés ordinaires

NOMBAGRE : Nombre d'agents Recouvreurs

NOMBRABO  : Nombre d'agents recouvreurs

NOMBRABO  : Rémunération des agents recouvreurs

OMD  : Objectif du Millenium pour le Développement

REGFOELEC  : Régularité dans la fourniture d'eau

REGIDESO  : Régie de Distribution d'Eau

REMAGRECOUV  : Rémunération des agents recouvreurs

OCC : Office Congolais de Contrôle

RDC : République Démocratique du Congo

SOGEFOR : Société Générale Zaïroise des Forces Hydro-électrique

SOGELEC : Société Générale Africaine d'Electricité

SNEL  : Société National d'Electricité

TAUXFACTU  : Taux de facturation

INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE

La gestion des débiteurs, entre autre le recouvrement des créances commerciales, fait partie intégrante des problématiques abordées dans le cadre de la gestion quotidienne d'une entreprise (François 2005).

Loin d'un jeu à somme nulle, les créances et dettes commerciales sécrètent une masse financière imposante de près de 600 milliards d'euros par an pour les entreprises françaises (Observatoire des délais de paiement, 2006), soit quatre fois le montant des crédits bancaires de court terme distribués sur la même période. (ZIANE, 2009)

La privatisation des entreprises publiques et la dérégulation du marché énergétique sont à l'ordre du jour sur le plan international depuis les années 1990 quand, pour la première fois, en Angleterre, malgré les inconvénients techniques et opérationnels que cela entraîne, on envisage de séparer les activités production-transmission-distribution-commercialisation d'énergie électrique. Depuis lors, la dérégulation a fait l'objet d'une promotion au niveau mondial de la part d'organismes financiers transnationaux tels que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (Beder 2005 cités par Edgar Israël BELMONT CORTES).

L'intégration économique régionale nécessite la création d'un espace économique moderne impulsé par le crédit. Cet espace doit disposer de mécanismes de règlement des créances et des règles juridiques effectives pour assurer de manière prévisible, transparente et peu coûteuse, le recouvrement par les entreprises des créances qui leur sont dues par les débiteurs. De cette manière, les entreprises pourront surmonter les difficultés de trésorerie provenant des problèmes de recouvrement des créances, causes fréquentes de leur insolvabilité (Revue de l'ERSUMA 2011).

Au Nigeria, le taux de recouvrement sur les consommations d'électricité serait de l'ordre de 50 % des kWh produits, (Henry, 1999).

La pérennité d'une entreprise est tributaire de plusieurs facteurs notamment l'homme, l'argent, l'environnement, etc. La combinaison de ces facteurs en proportions variables aboutit à la production des biens ou soit des services, selon que l'entreprise se soit fixé tel ou tel objet social.

Ces biens et/ou services ne sont pas d'habitude gratuits. Ils sont facturés aux consommateurs qui peuvent les acquérir soit au comptant, soit à crédit selon les conventions. Acquis à crédit, les consommateurs constituent directement les débiteurs de l'entreprise envers ses clients. Ainsi, ces créances feront l'objet de recouvrement à l'échéance.

Les revenus dépendent de la qualité du service de recouvrement des créances, car plus les encaissements sont rapides moins élevé est l'investissement de fonds dans le portefeuille-client, et plus vite l'entreprise se dispense de solliciter des crédits bancaires pour soulager sa trésorerie (Levasseur et Quintart, 1992 cité par Lukuisthi, 2012).

En effet, la République Démocratique du Congo vit dans une situation où l'environnement est troublé, et dont la caractéristique principale, est l'instabilité économique. Cette dernière se manifeste par la baisse du pouvoir d'achat, une capacité des revenus des ménages très réduite, une épargne quasi inexistante, une dépréciation monétaire ainsi qu'un taux élevé de chômage.

Face à cette situation d'instabilité économique, la population active n'est pas en mesure d'épargner et même d'investir en vue de subvenir aux besoins vitaux. C'est ainsi que, depuis de nombreuses années déjà, chacun s'accorde à qualifier la situation économique de la République Démocratique du Congo de préoccupante et le recouvrement des créances des entreprises n'en est pas épargné.

Le succès d'une entreprise ne dépend pas seulement du développement de sa clientèle. Il est tout aussi important que ses clients paient à temps (Serbini, 2010).

Dans un environnement économique instable et dont elle n'est pas épargnée , la SNEL s'insère dans cette dynamique d'optimisation de la situation de trésorerie qui n'est possible que grâce à une bonne politique de Gestion des créances commerciales laquelle doit à son tour permettre de minimiser les créances douteuses.

La SNEL, créée en vue de faire face aux problèmes d'approvisionnement en électricité en République Démocratique du Congo n'a pas échappé à cette règle et c'est dans cette vision qu'elle a en son sein, un service commercial qui comprend un sous ensemble de la clientèle qui s'occupe de la facturation et du recouvrement de la consommation de l'électricité qu'elle distribue à ses abonnés.

Le taux de recouvrement moyen était de l'ordre de 42 pour cent au 31 décembre 2003, ce qui place la compagnie dans une situation financière extrêmement difficile: la SNEL facture environ $155 millions par an et n'en recouvre que $65 millions. Selon la direction de la compagnie, les créances avoisineraient $1 milliard - dont $300 millions sur l'Etat et $236 millions sur la Gécamines (PMPTR Energie en RDC, 2006).

Notre attention a été attirée par la problématique de recouvrement des créances au sein de la Société Nationale d'Electricité du Sud Kivu pour montrer les effets des créances non recouvrées sur le fonctionnement de cette entreprise publique et c'est ce qui fera l'objet de notre recherche.

C'est dans ce cadre que nous voulons examiner les questions relatives aux créances impayées en formulant notre question de départ de la manière suivante :

Qu'est ce qui expliquerait la hausse de créances non recouvrées à la SNEL Bukavu ?

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry