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Gouvernance -ide cas des pays mena.

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par MHADHBI FATMA
faculté de science économique et de gestion de Nabeul  - MASTER DE RECHERCHE en économie des affaires 2015
  

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Chapitre 3 :

Relation Gouvernance - IDE

Introduction

L'élévation rapide des IDE et son affluence globale avait éveillé de nombreuses études portant sur la relation entre l'IDE et la bonne gouvernance. En effet, au cours des dernières décennies, l'alliance entre l'attractivité des IDE et la gouvernance a été largement discutée dans les controverses économiques. Néanmoins, il n'existe pas une approche théorique qui tient compte le rôle de la gouvernance dans l'attraction des IDE, il est difficile donc de méconnaitre le rôle de cette doctrine institutionnelle sur l'attractivité de tels flux d'investissements, d'où l'importance de ce chapitre.

Section 1 : Développements empiriques sur les déterminants des IDE

Les déterminants des IDE dans les pays en développement ont fait l'objet de plusieurs travaux empiriques, tel que les études de Morisset (2001), Dupuch (2004), et Asiedu41(*) (2002, 2003, 2004 et 2006) qui dénombrent les déterminants éventuels des IDE les plus testés dans les travaux empiriques. Toutefois, en dépit de l'importance croissante prise par les investissements internationaux dans les économies, et les différents accès théoriques adoptés selon les écoles de pensée, il n'existe aucun cadre théorique coalisé permettant de comprendre et d'identifier les déterminants des IDE. La littérature existante coordonne des aspects institutionnels (politique fiscale, croissance et la stabilité de la croissance, l'inflation, risque pays, lutte contre la corruption, la démocratie, l'exécution des contrats, le processus de privatisation, l'ouverture de l'économie), industriels (coûts de transport, coûts d'installation, coûts salariaux, avantages technologiques, la proximité de marché, agglomérations) (Dumludag, Saridogan & Kurt 2009).

Wei (1997), à travers des données en coupe transversale d'IDE bilatéraux, a exposé que l'augmentation du niveau de la corruption dans le pays hôte affecte négativement l'écoulement des d'IDE. L'auteur a conclu qu'à long terme, la corruption réduit les flux d'IDE entrants.

Compte tenu de l'absence d'un cadre théorique associé, les différentes études sur les déterminants des IDE aussi bien du point de vue des pays d'origine que des pays hôtes, détiennent principalement deux types d'approches : la théorie dite de « pull factors » en renvoi aux facteurs spécifiques aux pays d'accueil, et la théorie dite de « push factors » pour tenir compte des caractéristiques macroéconomiques des pays d'origine des capitaux. En effet, les « pull factors » sont des facteurs captivants des IDE et reflètent les différentes opportunités qu'offrent une économie et les risques encourus par les investisseurs. Ils sont spécifiques à l'économie de réception et déterminent la structure géographique des investissements étrangers, (Bouklia et Zatla, 2001)42(*). Quant aux « push factors », ce sont des variantes se rapportant aux facteurs spécifiques aux pays d'origine et déterminent l'offre des IDE. Ils exposent le coût d'opportunité des IDE en direction des pays hôtes et décrivent l'environnement macroéconomique de l'investisseur. Du point de vue des économies d'accueil, ce sont des facteurs décourageants, affligeant les investisseurs étrangers.

La littérature sur les déterminants des investissements directs dans les pays en développement est également dense. Selon Asiedun (2002), Kinda (2006), les facteurs explicatifs des IDE dans les pays d'Afrique subsaharienne, l'UEMOA, portent sur une bonne infrastructure, ouverture commerciale et l'instabilité politique. Parallèlement, Dje (2007), à partir d'une analyse économétrique sur données de panel, durant les années 1980-2002, prouve que certains déterminants traditionnels, notamment l'ouverture de l'économie aux échanges internationaux, le taux d'investissement public, le capital humain, sont indispensables dans l'analyse des flux d'IDE visée vers l'UEMOA.

Koupko (2005), affirme le capital humain et l'ouverture économique constituent les facteurs les plus important de l'IDE afin d'assurer une bonne croissance pour les pays de l'UEMOA à partir d'une étude en données de Panel sur la période 1996-2003.

Dans le même ordre d'idées, Meddeb et Ben Abdallah (2001) ont constaté à partir d'une analyse empirique sur un échantillon de 61 pays pendant la période 1984-1997 que l'IDE et l'ouverture commerciale ont contribué à la croissance économique, ce qui indique l'importance de la politique d'ouverture en matière de capital étranger et d'afflux de technologie et le rôle moteur de l'IDE dans le processus de croissance économique des pays en développement.

De sa part, Arturo Ramos (2001) affirme que l'IDE augmente l'accumulation du capital humain puisque l'IDE accroît les motivations offertes aux individus afin de poursuivre leur éducation post scolaire, ce qui conduit à une accélération du capital humain, ce mécanisme est un signal d'un processus de croissance future.

Borensztein et al (1995) ont affirmé dans leur modèle à partir d'une estimation des données de panel sur un échantillon de 69 pays en développement pendant la période 1970-1979 et 1980 -1989 que l'IDE a un effet positif sur la croissance économique et que son impact dépend du niveau de capital humain disponible dans les pays développement, et par suite un niveau plus élevé du capital humain dans le pays hôte entraine un effet plus élevé de l'IDE sur le taux de croissance de l'économie.

Dans le cadre des économies en transition Garibaldi & C043(*) (2001) suggèrent que les principaux déterminants des IDE sont des variables macroéconomiques (la taille de marché, les taxes, l'inflation, le régime de change, les réformes économiques, l'ouverture commerciale, les dotations en ressources naturelles, la libéralisation des ID E et. la bureaucratie) à partir d'une analyse économétrique sur données de panel de 26 économies de transition, durant les années 1990-1999.

Pour le cas des pays développés, Dupuch et Milan (2005) montrent que les investisseurs sont captivés par la faiblesse du coût de la main d'oeuvre, ainsi que le niveau de qualification. Ils soutiennent aussi que les écarts de rémunération entre les pays de l'Est ne sont pas déterminants dans le choix de positionnement des firmes mais le différentiel de coûts salariaux existant entre les Pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO) et ceux de l'Union Européenne (UE). Pour Dupuch (2004), les IDE dans les nouveaux pays adhérents à l'UE période 1993-2001, montre que les perspectives d'intégration à l'UE ont favorisé la taille des marchés, la proximité géographique et l'intensité technologique des pays d'origine comme principaux déterminants des flux Ouest-Est.

Quant aux « push factors » relatifs aux pays d'accueil, Asiedu (2003), montre à travers une étude sur données de panel pour 22 pays d'Afrique subsaharienne sur la période 1984-2000, apprécie l'impact du risque politique, le cadre institutionnel et la politique gouvernementale sur les flux d'IDE. Elle souligne que l'instabilité macroéconomique, les restrictions d'investissement, la corruption et l'instabilité politique ont un impact négatif sur les IDE en direction de l'Afrique, tandis que la stabilité macroéconomique, des institutions efficaces, la stabilité politique et un bon cadre réglementaire ont un impact positif sur l'IDE.

Diaw et Guidime44(*) (2012), se penchent sur les déterminants de l'IDE dans les pays de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), durant la période (1995 - 2010), en utilisant un modèle économétrique estimé dans un panel dynamique avec la Méthode des Moments Généralisés. Les résultats obtenus par ce modèle montre que les principaux déterminants qui ont un agissement positive sur les flux d'IDE dans cette zone sont : la taille de marché, l'ouverture de l'économie sur l'extérieur, la qualité de la main d'oeuvre, celle des infrastructures et l'effet d'agglomération. A l'inverse, le niveau de développement financier, l'instabilité du taux de change, et l'absence d'une politique économique viable et commune pour l'attraction des capitaux étrangers ont un impact défavorable sur les flux d'IDE.

Soltani et ochi45(*) (2012) ont monté a travers une étude pour la Tunisie pendant la période 1976-2009 en se basant sur un modèle de série temporelle traditionnelle des données annuelles que l'impact de l'IDE est significatif sur un nombre de variables de croissance économique à savoir le développement financier et le capital humain.

L'étude menée par Clarke et Logan (2008) montrent que les flux d'IDE sont plus élevés dans les pays qui ont moins de risque politique et une bonne infrastructure physique. Contrairement à la plupart des études, ces auteurs affirment que les écoulements d'IDE sont plus importants pour les pays à monnaie faible et de plus petites populations. En outre, ils consignent que les flux d'IDE sont orientés vers les secteurs où l'exploitation des actifs est plus plausible, par exemple en cas de la privatisation des actifs dans les télécommunications, ou lorsqu'il existe un grand potentiel pour gagner des devises dans les secteurs du tourisme, des mines et du pétrole.

Syed Mohammed Alavisab46(*) (2013) tente à examiner les déterminants économiques de l'IDE en Iran à partir d'une étude en données de Panel (la méthode des moindres carrés) durant les années 1991-2009. Les résultats obtenus montre que les facteurs économiques qui agissant positivement sur les entrées d'IDE sont : la croissance du PIB réel, la part des importations dans le PIB, le retour sur l'investissement et les infrastructures sur les IDE. Néanmoins, l'effet de la consommation publique sur les flux d'IDE a été trouvé insignifiant avec un signe positif imprévu.

* 41 Asiedu E. (2002), «On the Determinants of Foreign Direct Investment to Developing Countries: Is Africa Different?» World Development, vol.30 No.1, pp.107-119.

* 42 Bouklia-Hassane R. et Zatla N. (2001), «L?IDE dans le Bassin Méditerranéen: Ses Déterminants et son Effet sur la Croissance Économique», Les Cahiers du CREAD, No.55, pp.118-143.

* 43 GARIBALDI, Pietro; MORA, Nada; SAHAY, Ratna e ZETTELMEYER, Jeromin (2001). What moves capital to transition Economies. IMF Staff Papers, vol 48, Special Issue,International Monetary Found

* 44 Adama DIAW et Camille Dètondji GUIDIME 2012, «Une tentative d'explication des flux d'Investissements Directs Etrangers dans les pays de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) », Revue Economique et Monétaire, No 11 - Juin 2012.

* 45 Saidi, Y ; Soltani, H et Ochi, A 2012 :«Gouvernance, investissement direct étranger et croissance économique dans la région MENA», International Conference on Business, Economics, Marketing & Management Research (BEMM'13), 2 :71-75

* 46 Syed Mohammed Alavisab (2013), «Determinants of foreign direct investment in Iran», International journal of Academic Research in Business ans social Science, 2013 ; 3(2), pp. 258-269

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