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Gouvernance -ide cas des pays mena.

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par MHADHBI FATMA
faculté de science économique et de gestion de Nabeul  - MASTER DE RECHERCHE en économie des affaires 2015
  

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Section2 : Développements empiriques qui traitent les interactions entre gouvernance et IDE

L'objectif de cette section est d'examiner les résultats de la littérature empirique sur l'impact de la gouvernance sur l'IDE. En effet, bien que l'importance des institutions ne soit pas un thème nouveau dans la théorie économique, les travaux empiriques ont pris du retard et n'ont connu une croissance accélérée qu'au cours des années 1990, notamment avec l'apparition d'un nombre croissants d'indicateurs sur les mesures des différentes dimensions de la gouvernance. Ces travaux ont permis de clarifier l'anneau entre gouvernance et IDE

I. L'impact de la bonne gouvernance sur l'IDE

De nombreux travaux empiriques et théoriques ont analysé l'impact de la bonne gouvernance sur l'IDE dans les pays en développement et les pays émergents sans aboutir à un schéma unificateur satisfaisant. Alors que certaines études soutiennent la thèse selon laquelle, les aspects de la gouvernance ont un effet suprême sur l'attraction des IDE vers les pays récepteurs, d'autres par certains estiment que les IDE constituent une panacée pour les ennuis socioéconomiques et un levier pour la croissance et le développement dans les pays d'accueil notamment ,les équilibres macroéconomiques, (Bouklia et Zatla, op.cit) et les créations d'emplois (Mainguy, 2004) , d'autre part, ces effets portent sur les transferts technologiques entre firmes étrangères et firmes locales (Blomström et Kokko, 1998). Certaines études ont même cherché à déterminer les prés requis ou conditions initiales (stabilité politique, les droits de propriété, le niveau de la corruption, infrastructures) pour que la gouvernance puisse empêcher les marchés de fonctionner de manière optimale, et donc d'attirer les multinationales de s'implanter dans les pays d'accueil (Kinda, 2010).

Donc l'amélioration de la qualité de la gouvernance en particulier les politiques (la protection des droits de propriété, les traitements non-discriminatoire des investisseurs étrangers) d'investissement affecte positivement les flux d'IDE (OCDE, 2011; APD, 2005).

Adhikary (2011), Kim (2010), Caerano et Galego (2009) et Basu et Srinivasan (2002) ont conclu qu'il y a une forte relation entre qualité de gouvernance et investissement direct étranger, en effet la bonne gouvernance y compris la transparence et la crédibilité donne aux investisseurs une évaluation claire des risques d'investissement et des différents coûts à supporter, de plus, elle améliore la prévisibilité des réglementations et réduit les incertitudes ce qui encourage les investisseurs étrangers à investir.

La relation entre la qualité des institutions et l'IDE a fait l'objet d'un foisonnement de travaux théoriques et empiriques.

Amal, Roboch et Thiago (2010) ont étudié l'impact des facteurs institutionnels et macroéconomiques sur les IDE en Amérique latine durant la période 1996-2008 en utilisant un modèle de données de panel, parmi les six variables institutionnelles (stabilité politique, efficacité de gouvernement, Etat de droit, qualité de règlementation, voix et responsabilité et le contrôle de corruption) il y a que la stabilité politique qui a un coefficient positif et significatif sur l'IDE et l'efficacité du gouvernement qui a un coefficient significatif et négatif, les autres variables ont des coefficients n'ont pas significatif.

Dans la même structure, Keefer et Knack (1997) suggèrent que les cadres politique et institutionnel pourraient être parmi les contraintes à la convergence des pays marginalisés. Selon ces auteurs, les évanouissements institutionnels peuvent léser à l'investissement et réduire la capacité d'un pays à bénéficier des avancées technologiques des pays développés.

En se basant sur un certain nombre de déterminants se rapportant à la relation entre les IDE et la bonne gouvernance (tel que la qualité des institutions, la stabilité politique, qualité de réglementation, contrôle de corruption, etc.) , l'étude de Adkikary et Mengistu (2011) a conclu que l'effet de la bonne gouvernance sur les entrées d'IDE pendant la période 1996-2007 dans un échantillon de 10 pays en voix de développement et 20 pays développés en utilisant un modèle de données de panel avec effets fixes, le résultat montre que les six indicateurs de gouvernance y compris Stabilité et absence de violence, efficacité du gouvernement, primauté du droit, contrôle de corruption, qualité de règlementation et responsabilité ont une grande influence sur l'attraction des IDE.

Kolstad et Villanger (2008) montrent à travers une étude de 57 pays pendant la période 1989-2000 que la qualité institutionnelle et la démocratie se sont des facteurs fascinants pour l'attraction des IDE plus que la stabilité politique.

Samimi et Ariani (2010) ont étudié l'effet de la bonne qualité de la gouvernance sur l'investissement direct étranger. L'étude porte 16 pays du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) pendant la période 2002-2007. Ils ont utilisé trois indicateurs de gouvernance à savoir le contrôle de la corruption, la stabilité politique et la règle de droit publié par l'Institut des Ressources Mondial. Ils ont conclu que ses trois variables ont amélioré la qualité de la gouvernance et ils ont un effet positif sur les entrées des flux d'IDE dans les pays MENA.

La littérature économique consacrée à déterminer le positionnement des IDE aborde l'élément démocratique dans le sens large du terme.

Sur la base de la littérature persistante, la majorité des études empiriques soutient l'idée selon laquelle les investissements multinationaux permanents seraient attirés par la consolidation de la démocratie. Harms et Ursprung (2002) ont étudié l'impact de deux éléments démocratiques sur les investissements transnationaux durables entrants de 62 pays en développement entre 1989 et 1997. Ils aboutissent, pour leur part, à un coefficient significativement positif des « droits politiques » et des « libertés civiles » à travers leurs régressions. En outre, les résultats de ces auteurs soutiennent que, plutôt que d'agir comme un frein, le taux de syndicalisation d'une économie lui permettrait de recevoir plus d'IDE.

Contrairement au résultat précédente ,Jakobsen et de Soysa (2006) trouveront une relation inverse à partir des mêmes données en ajoutant simplement 46 pays d'accueil à l'échantillon retenu tout en changeant la variable dépendante sous forme logarithmique.

En effet, un système institutionnel efficace et transparent réduit l'incertitude dans l'environnement des affaires et améliore la prévisibilité des réglementations ce qui renforce les investisseurs à investir. Selon le rapport sur le développement dans le monde (2003) « les institutions sont les règles et les systèmes d'organisation qui favorise une coordination des comportements humains et la suivit d'un développement durable et équitable ».

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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