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Problématique de la gestion de la prime des enseignants dans les écoles privées agréées de la commune de Gbadolite.

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par Yves NZEGE GBIAKO
Université de Gbadolite - Licence 2014
  

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1.1.2.6. La Gestion des relations sociales

Le climat social qui prévaut au sein d'une entreprise est un facteur de contribution à la qualité de production.

Lorsqu'un ou plusieurs syndicats sont représentés, la conduite des relations sociales au quotidien, en proposant des solutions adaptées à la prévention et à la résolution des conflits, devient une pratique permanente. La préparation et l'animation de rencontres avec les représentants du personnel sont devenues, au-delà des étapes règlementaires, des moments d'échanges forts qui permettent d'analyser le climat social.  

La gestion dont il est question dans cette étude, c'est la gestion de la prime des enseignants qui provient directement des parents d'élèves. C'est une somme perçue par l'établissement privé chaque fin du mois pour permettre de faire face aux charges de l'école.

Depuis que cette idée a été instaurée au sein des écoles, ce sont les comités de parents d'élèves qui sensibilisent les parents pour verser cet argent aux autorités scolaires. D'après les instructions officielles de l'Etat, ces fonds sont répartis en pourcentage : 60% sont accordés au personnel et 40% au promoteur qui déduit 10% au fonctionnement.

a)La Motivation 

Expression de l'engagement des salariés lorsqu'ils sont satisfaits de leur travail, des conditions de leur activité et des différentes rétributions qu'ils perçoivent en échange de leur travail, cela permet de mesurer l'attraction de l'entreprise et de la représentation qu'ont les salariés de son projet.

Kapuku (2011, p.23) écrit que l'un des principes de base du management est que le rendement d'une personne est fonction de son niveau de compétence et de sa motivation, ce principe est souvent exprimé par la formule suivante :

Selon ce principe, aucune tâche ne peut être accomplie avec succès si la personne qui en est chargée ne possède pas la compétence nécessaire. La compétence, c'est le talent dont fait preuve une personne quand elle exécute des tâches en vue d'atteindre un objectif. Ce talent peut comprendre les aptitudes des aptitudes intellectuelles par exemple une bonne maîtrise de la parole et des aptitudes manuelles telles que la force physique et la dextérité.

Quel que soit le degré d'intelligence, d'aptitude ou de dextérité d'une personne, la compétence ne suffit à lui permettre d'atteindre une forte productivité. Pour y parvenir, la personne doit également être motivée. Le processus de motivation commence par la définition des besoins que ressent la personne. Les besoins correspondent à des « manques » ressentis par une personne à un moment particulier. Ces manques peuvent être de nature psychologique (le besoin de respect de soi), physiologique (le besoin d'eau, d'air ou de nourriture) ou sociologique (le besoin d'affection).

Les besoins sont ainsi considérés comme des facteurs d'impulsion. Les manques engendrés par les besoins créent des tensions à l'intérieur de l'individu qui les ressent comme des malaises et veut les réduire ou les éliminer.

Toute motivation est orientée vers un but. Un but est un résultat spécifique auquel l'individu veut parvenir. En parvenant au but fixé, l'individu peut réduire d'une manière significative les manques engendrés par ses besoins.

De même que les organisations sont différentes par les produits qu'elles fabriquent ou les services qu'elles fournissent, les personnes sont aussi différentes par ce qui motive leur travail. Certains enseignants travaillent avant tout pour de l'argent, d'autres pour trouver de la compagnie, d'autres encore par goût d'effort que leur demande leur travail, et d'autres encore pour une combinaison de tous ces motifs. Plusieurs organisations à travers le monde, ont fait l'expérience de nombreuses méthodes dans leur souci de motiver leurs employés.

Il ne manque pas de théories de la motivation ni de tactiques utilisées par les managers pour tenter de motiver les employés. Toutefois, nous pouvons regrouper les théories en deux catégories générales : les théories de la motivation par la satisfaction et celle des processus.

· Les théories de la motivation par la satisfaction

Elles tentent d'expliquer les facteurs qui, chez une personne, impulsent, dirigent et font cesser le comportement. Ces théories s'attachent aux facteurs qui motivent les individus. Par exemple, bien des gens semblent accorder de l'importance au fait d'avoir un salaire satisfaisant, de bonnes conditions de travail et des collèges amicaux.

Quatre théories de la motivation par la satisfaction bénéficient d'une large notoriété : La théorie de la hiérarchie des besoins de MASLOW ; la théorie de SRP d'Adler ; la théorie de la motivation par l'accomplissement de MC CLELLAND et la théorie de la motivation et de l'hygiène de vie de Herzberg.

a.1. La théorie de la hiérarchie des besoins de MASLOW

La plus connue des théories de la motivation est la théorie de la hiérarchie des besoins. A. MASLOW part du principe que les individus ont un ensemble complexe des besoins exceptionnellement forts, qui peuvent être classés en hiérarchiques. Cette hiérarchie repose sur quelques postulats de base :

· Un besoin satisfait n'engendre pas de motivation. Toutefois, quand un besoin est satisfait, un autre surgit et se substitue au précédent de sorte que les individus s'efforcent toujours de satisfaire quelque besoin ;

· Chez beaucoup de gens, le réseau des besoins est très complexe et implique qu'à tout moment de nombreux désirs affectent le comportement de chaque personne ;

· Les besoins du niveau le plus bas doivent généralement être satisfaits avant que les besoins du niveau supérieur soient suffisamment stimulés pour impulser un comportement.

Cette théorie postule qu'il existe cinq catégories des besoins :

1° les besoins physiologiques

Les besoins de nourriture, d'eau, d'air et d'un toit pour s'abriter sont des besoins physiologiques et constituent le plus bas niveau dans la hiérarchie de MASLOW. Les individus cherchent les moyens de satisfaire ces besoins avant de se tourner vers des besoins d'un ordre supérieur. Tout manager doit bien comprendre que dans la mesure où des employés sont motivés par des besoins physiologiques, leurs prédations ne portent pas principalement sur le travail qu'ils exécutent, ils accepteront n'importe quel emploi qui leur permette de satisfaire ces besoins.

Les chefs d'établissements ou les managers qui consacrent toute leur attention aux besoins physiologiques pour tenter de motiver leur subordonnés présument que les individus travaillent principalement pour de l'argent, accordent la plus grande importance au confort ,cherchent surtout à éviter, la fatigue et ainsi de suite, ces managers essaient de motiver les employés ou les enseignants en leur offrant des augmentations de salaire, de meilleurs conditions de travail , davantage de loisirs, et de meilleurs avantages sociaux

2 les besoins de sécurité

Le besoin de protection et de stabilité, le besoin de se prémunir contre la douleur, la menace ou la maladie sont tous des besoins de sécurité.  De même que les besoins physiologiques, l'insatisfaction des besoins de sécurité pousse l'intéressé à se démener pour les satisfaire.

Les chefs d'établissements scolaires ou les managers convaincus que le besoin de sécurité revêt la plus haute importance pour leurs subordonnés mettront l'accent sur le respect de règlements et des instructions ;ils feront valoir la sécurité de l'emploi et les avantages sociaux, ce faisant, ils n'encourageront pas le recours à l'innovation en cas de problème et ne récompenseront pas la prise de risque, les employés en retour se conformeront strictement aux règlements et aux instructions reçues.

3. Les besoins d'appartenance

Le besoin de camaraderie ou d'amour, ainsi que le besoin d'être admis par un groupe sont tous des besoins d'appartenance. Quand les besoins physiologiques et les besoins de sécurité ont été satisfaits, les besoins d'appartenance surgissent et motivent à leur tour les individus. Les managers persuadés que leurs subordonnés s'efforcent surtout de satisfaire ces besoins seront enclins à agir d'une manière plus positive, plus permissive en facilitant l'acceptation de l'employé par ses collègues, l'exercice d'activités de loisirs dans le cadre de l'entreprise (par des organisations sportives et des pique- niques collectifs)

4. Les besoins d'estime

Le sentiment d'épanouissement que peut avoir une personne en même temps que le sentiment de sa propre valeur et le sentiment d'être estimé ou respecté par les autres satisfont des besoins d'estime. Les individus qui ont besoin de considération veulent que les autres les acceptent pour ce qu'ils sont et les trouvent compétents et capables.

Les chefs d'établissements scolaires ou les managers qui s'intéressent aux besoins de considération, lorsqu'ils s'efforcent de motiver leurs enseignants ou employés, sont portés à mettre l'accent sur la publicité qui entoure remise de récompense et les témoignages de reconnaissance pour les services rendus.

Les chefs d'établissements scolaires ou les managers qui veulent rendre hommage à leurs employés insistent sur la difficulté du travail et les aptitudes nécessaires pour en venir à bout.

5. Les besoins d'accomplissement ou de réalisation ou même d'actualisation

Selon Maslow, les besoins d'accomplissement ou de réalisation, sont des besoins que les personnes cherchent à s'accomplir, s'acceptent elles-mêmes, se font accepter par les autres et augmentent leurs aptitudes à résoudre les problèmes.

a.2. La théorie S R P de Alderfer

CLAY ADLER est d'accord avec MASLOW sur le fait que les individus ont des besoins hiérarchisés. Mais au lieu de cinq catégories des besoins proposés par MASLOW, la théorie SRP émise par Alderfer soutient que l'individu a trois séries de besoins de base, à savoir : les besoins de subsistance, les besoins de relations et les besoins de progression.

Alderfer les décrit comme suit : Les besoins de subsistance ou besoins matériels sont satisfaits par la nourriture, l'air, le salaire, les avantages sociaux et les conditions de travail. Les besoins de relations se rapportent au désir d'établir et d'entretenir des relations interpersonnelles avec des collègues, des supérieurs, des subordonnés, des amis et la famille et les besoins de progression sont les besoins qu'exprime un individu en cherchant toute occasion de progresser personnellement, à sa propre façon en apportant une contribution créatrice et productive à son travail.

La hiérarchie de ces catégories des besoins est similaire à celle de MASLOW, les besoins de subsistance sont semblables aux besoins physiologiques et aux besoins de sécurité définis par MASLOW, et les besoins d'estime et d'accomplissement de MASLOW. Toutefois, les deux théories diffèrent dans l'idée qu'elles se font de la manière dont les personnes satisfont ces différentes catégories de besoins, MASLOW déclare que l'inassouvissement des besoins est démotivant et que le besoin situé à un niveau plus élevé ne peut être stimulé tant que le besoin précèdent, à un stade inférieur n'est pas satisfait.

A l'inverse, la théorie SRP suggère qu'à ce processus d'assouvissement progresse s'ajoute un processus de frustration régression et que l'un et l'autre agissent simultanément. Cela revient à dire que si une personne est frustrée en permanence dans les efforts qu'elle fait pour satisfaire ses besoins de progression, les besoins de relations redeviendront la principale force motivante pour cette personne.

L'individu cherchera de nouveau à satisfaire ces besoins d'un stade inférieur au lieu de privilégier ses besoins de progression, et la frustration amènera une régression.

Selon la théorie SRP, les individus sont soumis à des motivations assez fortes pour leur faire adopter un comportement qui leur permettra de satisfaire une de trois séries de besoin. La théorie SRP d'Alderfer fournit donc aux managers d'importantes indications .Si un manager observe que les besoins de progression d'un subordonné sont bloqués peut -être parce que son emploi ne lui permet pas de satisfaire des besoins de cet ordre ou parce que la firme n'a aucun moyen de le satisfaire, le manager devra essayer de réorienter le comportement du subordonné vers la satisfaction de ses besoins de relation ou de subsistance.

Nous pensons que la théorie SRP peut aider réfléchir les managers utilement aux motivations de leurs employés, mais qu'il faudra encore un bon nombre de recherches pour la vérifier. Les managers doivent être attentifs aux différences qui affectent les individus.

a.3. La théorie de la motivation par l'accomplissement.

David M c Clelland a proposé une théorie de la motivation qui, selon lui est enracinée dans la culture. Il déclare que tout le monde récent trois besoins particulièrement important : besoins d'accomplissement, besoins d'appartenance et besoins de pouvoir. Quand une personne éprouve très fortement l'un de se besoins, le fait sera de pousser la personne à adopter les comportements en vue de satisfaire un tel besoin.

Les recherches menées par David Mc Clelland sont principalement consacrées aux façons dont les managers peuvent exploiter le désir de réussir de leurs subordonnés. La théorie de la motivation par l'accomplissement établit que la motivation d'un individu est proportionnelle à la force de son désir soit d'accomplir quelques actes en force d'un modèle d'excellent, soit de l'emporter sur des concurrents.

a.4. La théorie de la motivation et de l'hygiène de vie

La théorie de la motivation et de l'hygiène est une des théories de la motivation les plus controversées probablement parce qu'elle présente deux caractéristiques très particulières.

Herzberg et ses collaborateurs ont examiné, dans un groupe des comptables et d'ingénieurs, la relation entre la satisfaction que

procurent le travail et la productivité. A partir d'entretiens à demi structurés, ils ont amoncelé des données sur divers facteurs qui, selon ces employés affectent le sentiment qu'ils éprouvent envers leur travail.

Deux séries de facteurs sont ainsi apparues : les facteurs de motivation et les facteurs d'hygiène de vie :

- La première série des facteurs, comprend le travail lui-même, la considération dont bénéficie l'employé, l'avancement et la responsabilité. Ils sont associés aux sentiments positifs qu'éprouve l'individu envers le travail et sont liés au contenu du travail en soi. A leur tour ces sentiments positifs sont associés aux expériences vécues dans le passé par l'individu en matière d'accomplissement, de considération et de responsabilité. Ils subsistent de façon durable et ne sont pas liés de manière éphémère à l'exécution d'un travail donné ;

- La deuxième série de facteurs, les facteurs d'hygiène de vie, comprend la politique générale de l'entreprise et son administration, les modalités de supervision, de rémunération, les conditions de travail et les relations interpersonnelles. Ces facteurs sont associés aux sentiments négatifs qu'éprouve un individu envers son emploi et sont liés au contexte ou à l'environnement dans lequel le travail est réalisé, ce sont donc les facteurs extrinsèques ou facteurs extérieurs au travail. A l'inverse, les facteurs motivant sont des facteurs intrinsèques ou des facteurs internes en relation directe avec le travail.

- Les implications en matière de management

Les recherches destinées à vérifier la théorie de motivation et de l'hygiène de vie n'ont pas fourni des preuves manifestes pour la confirmer ou l'infirmer. L'aspect de la théorie qui séduit les managers ce son usage de termes courants pour expliquer comment motiver les individus.

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"Entre deux mots il faut choisir le moindre"   Paul Valery