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Bale II et le financement des PME : Quels Impacts?

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par Mesmin Borgia DIKABOU
Université Paris Dauphine - Master en sciences de gestion 2006
  

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1.3 LE RISQUE DE L'ACTIVITE D'INTERMEDIATION

Par risque ici, nous entendons la sommation des pertes associées à des évolutions défavorables dans lesquels l'intermédiation évolue. Ces évolutions font l'unanimité sur la conséquence de contracter significativement l'offre de monnaie devant ou pouvant déboucher sur une crise macroéconomique. Ce qui nous ramène au rôle essentiel de la banque dans le financement direct et/ou indirect de l'économie via le crédit bancaire (traité ci haut). L'intermédiation se fait en fait par une transformation d'échéance à court et moyen terme (collecte de l'épargne aux agents à disponibilité de financement) en échéance à long terme (crédits aux agents à besoin de financement). Nous faisons fi de l'effet de la masse monétaire sur le niveau général des prix donc de l'inflation.

En analysant le principe lui-même de l'intermédiation, nous pouvons constater des problèmes de fonds en ce qui concerne la couverture des engagements dans le respect des échéances. Ce

qui nous conduit à supposer qu'une crise bancaire peut être générer de deux manières: soit par le phénomène insolvabilité ou par celui d'illiquidité.

Il nous semble impérieux de préciser ces notions somme toutes ambiguës.

1.3.1 CRISE D'ILLIQUIDITE

Elle peut se traduire par une ruée forte des épargnants pour solliciter simultanément leur fonds placés à court ou moyen terme auprès de l'intermédiaire qui a fait un placement à long terme. L'exigibilité du passif de l'intermédiaire devient supérieure à la liquidité de l'actif. Par effet de mimétisme, le phénomène de «bank runs » peut se généraliser paralysant de ce fait le tissu macroéconomique. C'était le cas aux Etats-Unis d'Amérique (USA) en octobre 1929, en Argentine en novembre 2000 ou en Indonésie en 1998. Actuellement, toute économie a mis en place un système de protection de l'épargne que nous analyserons plus tard.

Cette crise peut aussi être due à des mauvais placements des intermédiaires sur le marché à long terme (produits à risque, détérioration des taux de change ou autres produits à risque) générant des pertes qui vont mettre ces dits intermédiaires dans l'incapacité d'honorer à leurs obligations vis-à-vis des épargnants. C'est le cas des positions courtes1 sur le change, les devises, les taux ou les actions.

1.3.2 CRISE D'INSOLVABILITE

L'insolvabilité des Etablissements de crédit est due à une mauvaise allocation des ressources. L'idéal serait de trouver une structure optimale d'allocation des ressources sur le marché en corollaire au modèle néoclassique2 que nous développerons dans la 3ème partie. Mais les banques gèrent souvent des paradoxes très asymétriques:

1er paradoxe c'est une donnée ex-ante au contrat: le client dissimule sa situation défavorable ou d'insolvabilité à l'intermédiaire pour bénéficier d'un crédit. A ce moment, l'intermédiaire n'étant en mesure d'évaluer réellement le risque de crédit de

1 Par position courte, on entend un décalage défavorable entre le droit et l'obligation. Pour les devises par exemple, la position courte veut dire avoir pour la même échéance le montant des devises à servir inférieur à celui qu'on est censé recevoir. Par contre en ce qui concerne les actions, nous entendons soit la dépréciation du portefeuille d'action détenu ou des actions propres de l'entreprise.

2 Suivant les néoclassiques, il existerait une structure optimale de financement pour l'entreprise et donc à contrario pour l'intermédiaire qui n'est autre que la banque ou établissement de crédit. Mais cette théorie va à l'encontre des travaux de Modigliani & Miller qui estiment qu'il n'en existe pas une.

M.B. DIKABOU19

ce client, fixe le prix du crédit à un prix moyen qui a pour conséquence de pénaliser les bons clients qui verront leur prix de crédit augmenter du fait du prix de référence mal évalué et les mauvais clients paierons moins cher leur crédit et à charge à l'intermédiaire à terme le coût d'insolvabilité.

le second paradoxe est ex-post au contrat de prêt: le bénéficiaire du prêt prend des risques plus élevés par rapport à l'accord initial pour prétendre gagner davantage. Ce qui fait supporter à la banque un risque additionnel non désiré et qui n'a pas été prise en compte dans l'évaluation du prix de l'emprunt. Il s'en suit alors des défaillances des emprunteurs de capitaux ne pouvant honorer leurs dettes suite à des difficultés d'exploitation ou à une faillite.

Pour faire face à ces difficultés et assurer la fiabilité et la stabilité du système bancaire, le pouvoir politique a mis en place via des organes de contrôle des dispositions réglementaires strictes sur le plan national et depuis 1998 au niveau international.

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