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La monétisation des contenus musicaux dans l'espace numérique: la téléphonie mobile

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par Paméla MICHEL
Paris IV Sorbonne - Master 2 Administration et gestion de la musique 2009
  

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2.1.1.3 L'abandon des protections contre l'utilisateur

Les DRM ont joué un rôle protectionniste tant sur le plan technique que sur le plan économique, mais aujourd'hui ce système est dans une impasse et se voit petit à petit supprimé dans la construction du «hardware» et du «software».

Aussi depuis plusieurs années, il existe d'autres formes de «protection» qui sont les «MTPCU» (Mesure technique de protection contre les utilisateurs). Il s'agit d'une forme dérivée de DRM qui s'applique essentiellement à limiter l'accès aux oeuvres, l'usage et la copie de la part de l'utilisateur final. Développé par l'industrie informatique et l'industrie de la musique les MTPCU «visent à limiter la possibilité d'enregistrer, de lire et surtout de copier les oeuvres achetées par un consommateur104(*)». Mais une fois encore ces mesures engendrent des incompatibilités et donc l'impossibilité de lire certains fichiers musicaux sur différents appareils.

«Les restrictions anti-copie rendent problématique la lecture d'une oeuvre sur plusieurs appareils, par exemple une chaîne hi-fi, un ordinateur et un baladeur. La complexité du paysage crée une incertitude chez les utilisateurs, qui ne peuvent être sûrs de ce qu'ils pourront faire de la musique qu'ils ont acquise. En outre, chacun des systèmes de protection du marché a pu être "cassé" en quelques semaines ou mois105(*)».

Les MTPCU ont été considéré comme le moyen le plus approprié pour répondre à l'insatisfaction des consommateurs de musique. Pour cela le législateur n'a pas considéré dans la loi DAVDSI la nécessité de construire des équipements compatibles.

- La Loi nationale ne peut guère imposer l'interopérabilité de dispositifs techniques mis au point par des entreprises des secteurs informatiques et électroniques (Microsoft, Apple, Sony, InterTrust...) mondiales, en concurrence les unes vis-à-vis des autres, et dont les systèmes ne s'appliquent pas seulement à la musique, ni même à la culture. Les appels récurrents à des systèmes de protection «universels, non propriétaires, libres», ont peu de chances d'être entendus.

- L'interopérabilité des dispositifs techniques ne signifie pas que les ayants- droit ou les distributeurs appliqueront les mêmes règles et confèreront les mêmes droits aux consommateurs, ce qui ne lève donc pas les problèmes d'accès aux catalogues sur telle ou telle plateforme.

Ainsi, nous savons qu'il est temps de faciliter l'usage du payant numérique et pour cela il est nécessaire d'ouvrir la capacité d'usage des fichiers. Il y a là un véritable enjeu économique d'une part pour les constructeurs de matériels et d'autre part pour la filière musicale. C'est dans cette perspective qu'Apple a décidé d'ouvrir l'utilisation de ses contenus musicaux au premier trimestre de l'an 2009 en levant ses verrous numériques présents dans le catalogue de vente Itunes Store.

Quels sont alors les modèles économiques qui opèrent pour rendre aux consommateurs la liberté de l'usage du contenu et celle du matériel ? et comment l'industrie de la musique construit-elle la distribution de musique via le flux numérique ?

* 104 KAPLAN Daniel, EYCHENNE Fabien, FRANCOU Renaud, KLEIN Arnaud : Débat public : Musique et numérique : créer de la valeur par l'innovation. Synthèse du rapport. Avril 2006 - Mars 2007.

* 105 Idem. KAPLAN Daniel, EYCHENNE Fabien, FRANCOU Renaud, KLEIN Arnaud.FING synthèse.

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