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Conception et mise en place d'un système d'administration des ressources informatiques dans les PME/PMIcamerounaises à  base des produits Microsoft

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par Basile NKONLA DJONTU
Institut Supérieur des Technologies et du Design Industriel de Douala - Master 2 2009
  

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INTRODUCTION

Depuis quelques années, l'expansion des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) ne laisse pas indifférentes la plupart d'entreprises actuelles dans le monde en général, et en particulier au Cameroun. En effet, choisir de se servir de l'outil informatique c'est évoluer vers la modernité, l'efficacité, la productivité et la sécurité. Etant donné que l'objectif de toute entreprise est de maximiser son profit, les solutions informatiques doivent être sélectionnées avec minutie si l'entreprise veut vraiment se développer. Chaque entreprise est en droit de se demander laquelle des solutions choisir face à une panoplie des produits informatiques présents sur le marché. Puisque chaque entreprise a des caractéristiques qui lui sont propres, elle doit également choisir des solutions non seulement qui lui sont propres, mais aussi et surtout qui l'aideront à atteindre ses objectifs de rentabilité. Une solution non adaptée peut mener l'entreprise à une quasi-faillite.

Les statistiques montrent qu'au Cameroun, plus de 80% d'entreprises utilisent des solutions de la société Microsoft. Qu'il s'agisse de systèmes d'exploitation ou d'applications courantes, les produits Microsoft ont pris une proportion importante sur le marché. Cette entreprise met en place des solutions de plus en plus sophistiquées pour faciliter la tâche aux utilisateurs, accroître l'efficacité de ses produits et l'adapter aux besoins des clients afin de les satisfaire au maximum.

L'entreprise OWLS dans laquelle nous avons effectué notre stage est un revendeur de produits Microsoft. Le travail que nous avons effectué dans notre mémoire a consisté à offrir un document qui permettra à l'entreprise de passer du statut de simple revendeur de produits informatiques, à un statut de cabinet informatique spécialisé dans les offres des solutions Microsoft pour les PME/PMI camerounaises, étant donné que celles-ci constituent la plus grande partie de la clientèle.

Ainsi, dans la première partie nous avons procédé à une étude de marché pour définir les besoins en solutions informatiques des PME/PMI camerounaises et établi une classification en fonction des caractéristiques bien précises. Dans la deuxième partie, nous présentons les solutions Microsoft développées pour les PME/PMI. Il s'agira dans la troisième partie des propositions de solutions en fonction de chaque catégorie d'entreprise. Nous terminons par un cas pratique d'une entreprise.

PREMIERE PARTIE : DEFINITION DES BESOINS DES DIFFERENTES PME/PMI CAMEROUNAISES EN RESSOURCES INFORMATIQUES ET CRITERES DE CLASSIFICATION

1) GENERALITES SUR LES PME/PMI1(*)

La compréhension du contexte des PME/PMI camerounaises ne peut se faire sans une définition de celle-ci, définition qui permettra de cerner leurs caractéristiques dans leur milieu d'évolution. La définition de la PME se fera en trois temps : dans un premier temps, nous présenterons la PME telle qu'elle est définie par la littérature, ensuite les différentes définitions des organismes camerounais et enfin l'approche retenue.

1-1) LA PME/PMI SELON LA LITTERATURE

Du point de vue de l'économie industrielle, l'existence des PME/PMI sera observée dès lors que les atouts liés à une grande taille n'existent pas : dans un secteur d'activité donné, lorsque les effets d'échelle technique ne jouent pas, lorsque les coûts de coordination internes deviennent trop élevés, l'avantage est à la petite ou moyenne taille. On pourrait rejoindre Witerwulgme (1998) qui fait la distinction entre les critères quantitatifs et qualitatifs.

1-1-1) Critères qualitatifs de définitions de la PME/PMI

Pour définir la PME, aucun critère ne saurait avoir une valeur absolue. En fait, la PME/PMI paraît se caractériser davantage par des critères qualitatifs. Les critères de fonds peuvent selon nous peuvent être ramenés à trois. La responsabilité, la propriété de la recherche d'un objectif de richesse particulier, la centralisation de la structure.

Ø La responsabilité :

Il s'agit de la responsabilité directe, personnelle et finale du patron qui apparaît en définitif bien souvent comme le seul décideur. C'est ainsi que la confédération générale des PME/PMI2(*) fournit dans l'article 2 de ses statuts la définition suivante : « Les petites et moyennes entreprises sont celles dans lesquelles les chefs d'entreprise assument personnellement et directement les responsabilités financières, techniques, sociales et morales de l'entreprise, quelle que soit la forme juridique de celle-ci ».

La propriété du patrimoine social est le fait d'un homme ou de sa famille quelle que soit la forme juridique adoptée, ce qui se traduit le plus souvent par une confusion de patrimoine. Précisément il ressort d'une enquête que d'une part, trois fois sur quatre, le dirigeant d'une entreprise moyenne possède la majorité des capitaux et que d'autre part, la majeure partie des entreprises moyennes ont le statut juridique de la société anonyme (G. Hirigoyen, 1981). On a donc affaire à des entreprises personnelles ou familiales trop souvent camouflés en fausses sociétés de capitaux.

Ø L'existence d'un objectif particulier de richesse :

Il nous apparaît que l'objectif de rentabilité ne représente pas la même chose au niveau d'une PME/PMI et au niveau d'une grande entreprise. D'une part, parce que dans ces entreprises la rémunération personnelle joue un rôle important par rapport aux grandes entreprises. D'autre part parce qu'à l'échelle de la grande entreprise, on raisonne en termes de rentabilité à long terme alors que dans les PME/PMI le problème dans la plupart des cas est un problème de recherche de la rentabilité à court terme.

Ø Une structure centralisée :

Le système décisionnel de la PME/PMI est fortement centralisé, même si l'organigramme peut donner l'apparence d'une relative délégation d'autorité. Il est vrai que la distinction propriétaire-dirigeant n'existe pratiquement pas. Dans plus de 80% de cas, l'autorité réelle est détenue par le ou les propriétaires, phénomène qui tient à l'origine familiale.

1-1-2) Critères quantitatifs de définition des PME/PMI

Ils reposent sur les principaux éléments suivants :

- Le nombre d'employés qui conduit par exemple à considérer en Union Européenne : la TPE ou micro entreprise dont l'effectif est au plus ou égal à 10 employés, la PE dont l'effectif est compris entre 10 et 100 employés et la ME (moyenne entreprise) comprenant au plus 250 employés.

- Le Chiffre d'affaires qui dans le cas précédent doit être inférieur à 40 millions d'euros,

- Le total du bilan qui selon la même base doit être inférieur à 27 millions d'euros,

- La détention des droits de vote et du nombre d'actions par les groupes industriels ou financiers qui dans la même zone ne doit pas excéder 25%.

1-2) LES DEFINITIONS CAMEROUNAISES

Il existe au Cameroun plusieurs définitions de la PME/PMI selon les organismes qui interviennent dans leur domaine. On note les définitions des organismes suivants :

Ø Le MINDIC3(*) à travers le code des investissements identifie les PME à partir des caractéristiques suivantes :

- La création d'emploi permanent pour les Camerounais à concurrence d'un emploi par tranche inférieur à 5 millions de FCFA d'Investissements programmés par l'entreprise.

- Le niveau d'Investissement qui doit être inférieur à 1 milliard de FCFA.

- La détention du capital à la hauteur de 65% pour les personnes morales ou physiques de droit camerounais.

Ø Le Conseil Economique et Social4(*) : Il fait la distinction entre la petite et la moyenne entreprise. Ainsi :

- La PE est une entreprise aux capitaux et dirigeants camerounais disposant de moyens économiques réduits, employant au plus 10 personnes et les investissements sont inférieurs à 20 millions de FCFA.

- La moyenne entreprise dont le nombre de salariés est supérieur à 10 et ne dépasse pas 100, le chiffre d'affaire est inférieur ou égale à 1 milliard et demi de FCFA.

· Le FOGAPE5(*) qui définissait la PME comme étant toute entreprise présentant les différentes caractéristiques suivantes :

- La détention du capital à hauteur de 51% par les nationaux.

- La nationalité camerounaise de ses dirigeants.

- Le chiffre d'affaire n'excède pas le milliard CFA.

- Le montant des investissements cumulés inférieur à 500millions de FCFA.

- Les montants des encaissements de crédit à court terme par caisse qui est inférieur à 200 millions de FCFA.

Ø La BEAC6(*) qui retient les critères ci-après :

- La détention du capital à la hauteur de 51% par les nationaux et dirigeants.

- Le chiffre d'affaire est inférieur à 500 millions.

- Les fonds propres n'excédant pas 100millions de FCFA.

- Les encours de crédit par caisse inférieur à 100 millions de FCFA.

* 1 Petite et Moyenne Entreprise / Petite et Moyenne Industrie

* 2 La Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME) est une organisation patronale française représentant les petites et moyennes entreprises. La CGPME a été créée par Léon Gingembre, industriel fabricant d'articles métalliques en octobre 1944. Elle est aujourd'hui présente dans tous les départements de France, et parfois comme structure régionale. Ses adhérents sont des dirigeants d'entreprise qui ont investi leur propre patrimoine. La CGPME représente 1.500.000 PME par le biais d'une représentation par les branches professionnelles d'une part et les adhésions individuelles d'autre part. Elle réunit près de 250 fédérations professionnelles.

* 3 Ministère du Développement Industriel et Commercial

* 4 Le Conseil économique et social est une assemblée constitutionnelle consultative placée auprès des pouvoirs publics. Par la représentation des principales activités économiques et sociales, le Conseil favorise la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement.

* 5 FOGAPE : Fonds d'aide et de garantie aux petites et moyennes entreprises

* 6 BEAC : Banque des Etats de l'Afrique Centrale

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