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Relation investissement-épargne privée en RDC

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par Franchement MUHINDO KAYITENGA
UNIGOM - Licence 2010
  

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0. INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE

La problématique du financement de la croissance par la mobilisation de l'épargne privée demeure une préoccupation majeure pour les décideurs de politiques économiques des pays en développement. Le niveau de la production et de revenu des ménages étant très faible, il est difficile que les économies en développement dégagent une épargne suffisante pour financer l'investissement productif.

L'insuffisance de l'épargne au regard des besoins de ces économies en quête de croissance et le durcissement progressif des conditions de l'emprunt extérieur conduit alors à privilégier l'intermédiation bancaire. Ce qui fait du crédit bancaire une source primordiale de financement de l'économie. Le crédit permet de financer, dans l'immédiat, des besoins d'investissement ou de consommation. C'est un élément clé de la dynamique économique. Sans lui, certains agents économiques auraient du mal à satisfaire leur besoin d'encaisses monétaires, entraînant ainsi une faiblesse de la demande globale, de l'investissement et partant une stagnation de la croissance. Avec le crédit, les possibilités de consommation et de production deviennent importantes.1(*)

Le contrôle des mouvements de capitaux permet à un pays donné de conserver l'épargne nationale afin de financer son investissement et de créer des emplois. Il permet également d'éviter toute évasion fiscale. Par ailleurs, en régime de change fixe, il permet de conserver une relative indépendance monétaire. Mais, en contre partie, il conduit à une segmentation des marchés financiers intérieurs et extérieurs et invalide le principe de parité des taux d'intérêt non couverte, et donc l'égalisation internationale des taux d'intérêt tenant compte de la variation anticipé des taux de change.

La République Démocratique du Congo appelée anciennement Zaïre, est un pays potentiellement riche, situé au coeur de l'Afrique, qui s'étend sur 2.344.885km² avec une population estimée à 60 millions d'habitants dont le taux d'accroissement est d'environ 3% par an. Le Congo recèle de nombreuses richesses minières non encore exploitées, une faune et une flore variées ainsi que des rivières et des lacs poissonneux, pour ne citer que cela. Mais malheureusement, le développement de ces potentialités n'a jamais pu être mis à profit, la population est très pauvre, les infrastructures, sont presque inexistantes et le PIB par tête d'habitant ne s'élève pas à plus de 700 dollars en parité de pouvoir d'achat. Lorsque un pays est naturellement riche et que la population vie d'une pauvreté quotidienne, la cause est à chercher dans la politique des institutions. Cette politique doit venir d'un plan. Dans cet ordre d'idées, il est permis de reconnaître que les planificateurs Zaïrois de l'époque avaient abattu un travail très appréciable dans l'élaboration du premier plan quinquennal 1986-1990. Ils n'ont cependant pas pu relever les mêmes qualités dans l'exécution et dans l'évaluation car d'abord ils n'ont pas bénéficié suffisamment d'attention de la part des décideurs, ensuite ils ont semblé être dépassés par l'événement parfois perceptible, mais qu'ils ne pouvaient prévoir faute de dispositif technique adéquat, c'est la triste réalité de la planification au Congo qui est dépourvu des statistiques fiables et diversifiées permettant aux pays qui en disposent de constituer des vrais observatoires économiques et de viabiliser ainsi les prévisions devant aider les décideurs.2(*)

Le retour à l'équilibre macroéconomique serait le cadre susceptible à faire face aux défis de la réduction de la pauvreté.

En effet, le Congo entend effectivement engager un combat de développement, qui suppose non seulement une panoplie de stratégies mais encore un choix judicieux de celles à adopter.

Tout en abordant des stratégies de développement qui n'ont pas permis à la RDC de décoller économiquement, ce travail suggère quelques approches à privilégier, et sur lesquelles peuvent réellement porter des réflexions tant pour de chercheurs que des hommes politiques.

Le développement est un domaine du risque. Ce sens de risque anime la classe des entrepreneurs qui risquent d'investir leurs ressources, arrivent à diminuer le chômage, à produire et à accroître la valeur ajoutée de la nation. Au Congo cette classe d'agents n'existe presque pas. Les gens qui parfois croient y appartenir exercent leurs activités dans le commerce et le court terme alors que le risque socialement plus rentable est celui pris dans l'industrie ; C'est-à-dire dans la création des biens qui en renflouant l'offre locale par rapport à la demande, permet de stabiliser le prix.

Eu égard à ce qui précède, la présente étude réexamine empiriquement la relation investissement-épargne privée.

L'investigation empirique porte sur la République Démocratique du Congo. L'Opportunité de focaliser l'analyse au cas spécifique de la RDC se situe au niveau ou ce pays a accumulé la dette et le resserrement consécutif des contraintes financières sur le marché international qui conduisent, désormais, le pays à compter sur les ressources internes et à la participation des acteurs privés à la création de la richesse nationale, mais aussi la crise sociopolitique qui a ruiné ses perspectives de croissance et de développement à court terme. Dans cette perspective, le secteur bancaire sera certainement appelé à jouer un rôle important, notamment dans le financement de la relance de l'économie nationale.

C'est dans ce contexte que Feldstein et Horioka (1980) ont cherché à évaluer le degré de mobilité des capitaux internationaux à long terme sur base d'une analyse du lien entre l'investissement et l'épargne des pays de l'OCDE.

Le but de cette étude est justement d'identifier le lien existant entre l'investissement et l'épargne privée pour contribuer efficacement à la définition de la politique économique de la RDC. De façon pratique il s'agit d'examiner empiriquement la relation entre l'investissement et l'épargne privée et de préciser éventuellement, la nature de cette relation dans le long terme.

Pour mieux aborder cette étude, nous partirons de la question formulée de la manière suivante :

· Quel lien de causalité existe-t-il entre l'investissement et l'épargne privée en RDC ?

* 1 Rapport de l'OCDE sur la réforme du secteur financier en Afrique, Documents Technique n°190, Juillet 2002.

* 2 M. LOKA, L'expérience zaïroise en matière de planification socio-économique, ministre du plan, Kinshasa, 1992, p1-2

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.


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