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La culture, opportunité politique, économique, touristique et sociale au profit des villes ? exemple de la ville de Nancy et ses grands rendez-vous

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par Mathilde Jannot
Université de la Sorbonne nouvelle- Paris III - Master 1 2010
  

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Deux aspects des médias vont nous occuper, à savoir, la communication qu'ils véhiculent mais également les progrès qualitatifs qu'ils permettent d'apporter à l'offre touristique que constitue l'événement.

a) « Les médias en parlent »

Parce qu'il est apparent, l'événement est aisément médiatisable. Ainsi, la ville et la Communauté Urbaine tentent de mettre à profit la communication de leur événement tout d'abord avec les services institutionnels dont ils disposent en leurs sein. Ces services intérieurs de communication relaient et « vendent » une information locale sans nécessairement faire de distinction entre les informations. Ainsi, les journalistes travaillant à l'échelle nationale ont l'habitude de se méfier des services institutionnels de communication craignant d'y voir une redondance d'événements similaires dans divers lieux. De fait, si la mission qui gère l'événement s'en charge au moyen de ces relais institutionnels, il existe en outre une agence de presse recrutée sur appel d'offre à destination des relations nationales voire internationales. En 1999 et en 2005, c'est l'agence Claudine Collin qui a obtenu le marché pour la somme de 90 000 € en 2005.105

104 Cf. J.Barré, op.cit., p.9.

105 Cf. Nancy 2005, le temps des Lumières, dossier de presse, p.29.

L'avantage d'une agence de presse permet d'avoir un carnet d'adresses plus ouvert, parfois sur des terrains non attendus. En 2005, plus de 1400 articles106ont été publiés pour la rénovation de la place Stanislas et pour l'événement « Nancy 2005, le temps des Lumières ». Le magazine Impact médecine avait par exemple publié un article107. Etant donné qu'il existe un potentiel médical important, ce type d'effort n'est pas vain. Cependant pour un événement culturel on attend aussi des journaux à dominante culturelle comme Télérama, Beaux-arts magazine, Le Journal des Arts, L'oeil ou les quotidiens et hebdomadaires nationaux et leurs suppléments « culture ». Ceux-ci ont bien sur été contactés aussi. Les hebdomadaires et les magazines de loisirs peuvent également être profitables à ce genre d'événements dans la mesure où ils peuvent, par une rubrique ou un supplément « voyage » inciter à des séjours autour des expositions.108 Les magazines ayant attrait aux musées et à la culture peuvent à la fois être contactés par l'agence de presse ou par les conservateurs, le travail est généralement fait concomitamment. D'autant que par l'anticipation des expositions en termes de prêts, ces médias sont déjà informés des expositions d'envergure longtemps à l'avance. Ils peuvent toutefois proposer un hors-série ou un supplément spécial vendu ensuite sur les lieux de l'exposition mais qui dispose aussi d'une diffusion nationale.

En 2005, un média peu commun pour l'usage communicationnel que Nancy se réserve habituellement s'est invité, l'émission « Des racines et des ailes » a consacré un enregistrement pour le 250e anniversaire de la Place Stanislas qui a retenu l'attention de 4 millions de téléspectateurs.109 L'information a été transmise par les journaux télévisés nationaux mais aussi sur les couvertures régionales comme France 3 Lorraine et M6 Nancy. En matière radiophonique, Nancy faisait l'objet d'un partenariat avec Radio France d'où une fois encore des échos à portée nationale et régionale110. De même, un site internet spécifique à l'événement111 avait été mis en place, sans compter les relais, nombreux, sur des sites partenaires de l'événement soulignant de cette façon leur action de partenariat. Pour autant, si à l'échelon national l'information a été relayée par ces médias, à l'échelon local, ce sont majoritairement la presse régionale ainsi que la télévision et la radio qui ont

106 Cf. Nancy 2005, le temps des Lumières ; dossier de presse, p.27.

107 http://www.nancy.fr/documents/html/revue_presse_nancy_2005/revue_presse_nancy_2005.htm

108 Cf. J.M Tobelem, Musées: gérer autrement. Un regard international, p. 138.

109Cf. Nancy 2005, le temps des Lumières, dossier de presse, p.29.

110 Par l'intermédiaire de France Bleu Sud-Lorraine.

111 www.nancy2005.com , site ouvert de juillet 2004 à décembre 2005 ayant comptabilisé 221 723 visites.

informé la population locale comme l'indique l'étude IFOP : «Si aucun moyen d'information sur les événements de 2005 n'est cité majoritairement, les principaux médias sont cités par près d'un résident de la Communauté Urbaine sur deux : la presse régionale par 48% et la tv ou la radio par 47% »112. 85% des résidents de la Communauté Urbaine estiment d'ailleurs avoir été bien informés113. La population locale est d'ailleurs importante à toucher, c'est la premiere à qui il faut diffuser l'information, de façon à ce qu'elle soit relayée aussi aux proches et à la famille en visite. On voit d'ailleurs que l'entourage a joué un rôle notable puisque 29% des interviewés s'étaient renseignés par le bouche à oreille et 17% par la famille, les amis ou les collègues et 11% mentionnent l'office de tourisme et 8% Internet.114 Souvent, le bouche à oreille est le meilleur relais de communication qui soit, malgré tous les efforts d'annonces, d'affichages et d'information : pour « Nancy 2005, le temps des Lumières », « 91% d'entre eux [les résidents de la Communauté Urbaine] affirment en avoir parlé autour d'eux, 21% en [avoir] discuté très souvent, 53% quelques fois et 17% rarement »115.

Outre les moyens traditionnels d'information et de diffusion, il ne faut cependant pas négliger l'usage de nouveaux moyens de communication.

b) Utiliser les nouvelles technologies de l'information et de la

communication.

Les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) parsèment de plus en plus le paysage quotidien. D'aucuns ont senti un nouveau tournant de celles-ci pour un usage touristique et commercial. Si les NTIC ne concernent pas tout le monde, certains demeurant encore sceptiques pour leurs utilisations, d'autres les intègrent pleinement dans la vie de tous les jours. Etre innovant lors d'un événement par le biais des NTIC peut aussi contribuer à accroître la notoriété de la ville, dans la mesure où celle-ci a su se moderniser et démultiplier ses offres. L'usage de ces nouvelles technologies est éventuellement médiatisable, par les biais évoqués précédemment, d'autant plus si leur

112 Cf. Etude IFOP, op.cit, p.13.

113 ibid.

114 ibid.

115 Cf. Etude IFOP, op.cit, p.11.

aspect innovant est encore peu utilisé. Les primo-utilisateurs de NTIC pouvant ainsi valoir comme référence ou exemple en présentant leurs outils à d'autres.116

Ainsi, depuis 2003, la ville de Nancy utilise les téléphones portables comme média avec « Zevisit mobile » pour une visite de la ville. On peut penser que par le biais d'Internet, on pourra en 2012 commercialiser en ligne des courts séjours de dernière minute. Les NTIC permettent également de démultiplier les possibilités d'information des publics : pour les enfants, les clientèles étrangères, les handicapés... en adaptant le contenu spécifique sur le support voulu, en le rendant plus ludique pour les enfants par exemple, en le traduisant ou en l'adaptant à des besoins spécifiques qui concernent les handicapés (écran avec une personne qui s'adresse en langage des signes à une personne sourde...). Une des préoccupations des organisateurs est d'avoir - pour les manifestations à venir - un usage plus conséquent de ces NTIC qui touchent de plus en plus de monde, jeunes ou moins jeunes. Entre autre, utiliser aussi les nouvelles créations qui naissent sur ces nouveaux supports notamment les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter afin de renforcer le débat ou encore les applications sur I Phone mais aussi se servir du support médiatique qui sera le plus adapté en 2012.

On peut donc aisément constater que les efforts budgétaires fournis pour une opération d'une telle envergure servent ostensiblement à accroître la notoriété de Nancy et sa périphérie grâce à une publicité plus importante que la communication institutionnelle ne lui permettrait pas nécessairement outre mesure. Cette communication n'est pas menée pour être vaine, elle se doit d'avoir des conséquences financières et symboliques.

116 On peut penser aux premiers musées ayant eu l'idée de galeries tactiles ou de l'usage de boucles auditives. Ces précurseurs se voyant ainsi récompensés par le Ministère de la Culture pour leurs initiatives, devenant ainsi consultants référents des lors qu'il est question d'en généraliser l'usage. Par l'occurrence dans laquelle on retrouve ces précurseurs dans des articles plus ou moins confidentiels, ils atteignent la qualité d'expert. Si la Villette a su, par exemple, innover en intégrant dès la conception de ses expositions les processus d'adaptabilité pour les différents types de handicaps ; il n'est pas rare de voir des communiqués du Ministère ou des articles de presse titrant : « Après la Villette, ... se dote d'un système similaire. »

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