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Problématique du financement extérieur et ses corollaires sur la croissance économique en RDC de 1980 à  2009

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par Rémy MUNGANGA SHUNGI
Université de Kisangani RDC - Licence en sciences économiques 2011
  

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I.1.2. La suspension de programme avec les Institutions de Bretton Woods après le pillage de 1991 et 1993

I.1.2.1. Les pillages de 1991 et 199350(*)

L'appel au retour des propriétaires des entreprises « Zaïrianisées » en 1973 et 1974, lancé en 1976 par le gouvernement, avaient eu des échos favorables dans certains milieux. Un certain nombre d'hommes d'affaires étrangers avaient accepté de reprendre leurs affaires. Une timide reprise de la production avait été remarquée. A la surprise générale, du 23 au 24 septembre 1991, on assiste à un pillage systématique des magasins ; et les dépôts des produits industriels sont mis à sac. Ce qui semblait à un « vol public organisé ». Comme cela ne suffisait pas, du 24 au 29 janvier 1993, de nouveaux pillages sont organisés dans plusieurs autres villes du pays. Les entreprises qui avaient résisté aux pillages de 1991, sont cette fois complètement vidées de leurs stocks et réduites à l'état de désert. Le tissu économique de la capitale est complètement détruit. Dès lors, le Congo devient un pays mis à l'index. Les institutions de Bretton Woods suspendent leur programme avec la République Démocratique du Congo, et les Etats du monde recommandent à leurs ressortissants la plus grande prudence, et de préférence se réserver pour y investir.

Ainsi, après le pillage de 1991 et 1993, la République Démocratique du Congo s'est buté à une catastrophe économique, qui déjà en difficulté de raquer les arriérées de sa dette et les financements extérieurs (dettes extérieures) bénéficiés depuis son entrée en programme avec les institutions de Bretton Woods ; « s'est vue sous la suspension pendant environ toute une décennie de toute coopération formelle de la communauté financière internationale pour n'avoir pas versé la somme de 23 millions de USD sur un total d'arriérées de 283,9 millions de USD au Fonds Monétaire International enfin décembre 1993, et elle a vue ses droits de vote et connexes suspendus dès le 1er juin 1994.51(*)

Les perspectives de l'économie congolaise au mois de juin 2002 sont moins sombres que ne le présageait la situation qu'il y a une année. De l'ostracisme jadis infligé au régime Mobutu par la communauté financière internationale et de l'enlisement de l'économie provoquée par le dirigisme de Laurent Désiré Kabila ; on est passé aujourd'hui, avec le changement de corps dans la politique économique menée en 2001 par le gouvernement, à la normalisation des relations avec les institutions de Bretton Woods. En effet, le conseil d'administration du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, réunis respectivement les 12 et 13 juin derniers, ont approuvé les requêtes de la République Démocratique du Congo pour le financement de son programme économique triennal qui a commencé le 1er avril 2002 jusqu'au 31 juillet 2005. 52(*)

* 50 Journal Indépendant d'Informations Générales, « Le climat tempéré n°150 du mardi 31/08 au jeudi 02/09/2010, p.9.

* 51 MUTUMBA LUKUSA, Redresser l'économie congolaise, éd. l'Harmattan, Paris, 2003, p.20.

* 52 KABUYA KALALA F. et TSHILUMBA MBIYE, L'économie congolaise en 2000-2001, L'Harmattan, Paris, p.177.

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