WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Problématique du financement extérieur et ses corollaires sur la croissance économique en RDC de 1980 à  2009

( Télécharger le fichier original )
par Rémy MUNGANGA SHUNGI
Université de Kisangani RDC - Licence en sciences économiques 2011
  

précédent sommaire suivant

I.1.1.5. Service de la dette

Le service de la dette est le montant d'amortissement du principal et des paiements d'intérêts que doit assurer le débiteur en conséquence des emprunts effectués.15(*)

I.1.1.6. Encours de la dette

C'est le montant qui a été décaissé mais qui n'a pas encore été remboursé ou annulé. En d'autres termes, il s'agit du total des décaissements réels moins le remboursement du principal.

I.1.1.7. Croissance, croissance économique

En économie nationale, ce terme fait allusion à l'augmentation sur une longue période du produit national brut réel par tête.

La croissance est une notion quantitative qui se distingue du développement de nature qualitative, mais les deux phénomènes sont liés. L'apparition de la croissance exige des structures mentales, économiques, institutionnelles et sociales aptes à la soutenir. La transformation de ces structures nécessaires à la croissance constitue le développement, mais la croissance à son tour produit des transformations des structures.

L'interdépendance entre croissance et développement est telle qu'on utilise indifféremment l'une ou l'autre notion avec tendance à réserver au développement pour les jeunes nations et croissance pour les pays industriels.16(*)

La croissance économique étant un processus quantitatif que traduit pour un système productif l'accroissement de son produit intérieur brut (PIB) ; elle joue un rôle capital dans l'économie et sur le niveau de vie de la population. Elle exerce ses effets sur la pauvreté et sur le revenu par tête.17(*)

Pour SIMON KUZNETS, la croissance économique d'un pays peut être définie comme une hausse de long terme de sa capacité d'offrir à sa population une gamme sans cesse, élargie des biens économiques. Cette capacité de croissance est fondée sur le progrès technique et les ajustements institutionnels et idéologiques qu'elle requiert.18(*)

Bref, la croissance économique est l'accroissement durable du produit global net, en termes réels d'une économie. Elle apparait comme un élément nécessaire à la réduction de la pauvreté d'autant plus qu'il n'existe pas d'opposition entre la croissance de niveau de vie et l'amélioration générale des conditions de vie. Donc, la croissance et le développement sont intimement liés. Souvent on utilise la croissance des PIB par habitant comme indicateur de l'amélioration du niveau de vie.19(*)

I.1.1.8. Développement, développement économique et durable

Pour un espace social (un pays par exemple), le développement est « la combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rendent apte à faire croître, cumulativement et durablement, son produit réel global » (F. Perroux).

Comme l'indique P. BAIROCH, le développement est un phénomène qualitatif irréversible qui est lui-même lié à l'augmentation du niveau de vie-revenu réel par tête.20(*)

Cependant, dans le langage courant, on assimile la croissance dans un pays en développement au développement lui-même.

Le rapport Bruntland (notre avenir à tous, 1987) a introduit la nation de « développement durable » qui correspond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations à venir (futures) à satisfaire leurs propres besoins.

Ainsi, le développement économique et social fait référence à l'ensemble des mutations positives (techniques, démographiques, sociales, sanitaires, etc.) que peut connaître une zone géographique (pays, région, etc.). Il ne doit pas être confondu avec la croissance économique. Celle-ci habituellement nécessaire ou consécutive au développement mais elle n'en est qu'un aspect. Il existe même des zones en croissance par simple inertie de tendance ou sous l'effet de dopants artificiels des types dits Keynésiens, sans pour autant connaître les transformations de structure et de « la destruction créatrice » propre au développement, qui assurent sa pérennité.21(*)

Pour les Nations Unies, le développement est défini comme étant un processus qui permet aux institutions et aux systèmes des valeurs d'une nation, de mieux répondre aux besoins accrus et variés qu'ils soient d'ordre social, culture, politique ou économique.

* 15 NAKA L., Le recours à l'emprunt extérieur dans le processus de développement, Coll, PUSAF, Abidjan, 1981, p.30.

* 16 SILEM A. et ALBERTINI J.M., Op.cit, p.228.

* 17 KANKWANDA EBULELANG G., Théories de croissance économique, cours inédit, L1 FSEG, UNIKIS, 2009-2010, p.15.

* 18 KUZNETS S., Croissance et structure économique, Calmam-Levy, Paris, 1972, p.10.

* 19 RODOLPHE E. et MURAT V., Croissance économique, Université de Bordeaux, 2007, p.8.

* 20 SILEM A. et BERTINI J-M., Op.cit, p.258.

* 21 SENARD VERON J., L'aide au développement face à la guerre, Focus stratégique n°7, Institut français des relations internationales, mai 2008, p.37.

précédent sommaire suivant







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.