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Problématique du financement extérieur et ses corollaires sur la croissance économique en RDC de 1980 à  2009

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par Rémy MUNGANGA SHUNGI
Université de Kisangani RDC - Licence en sciences économiques 2011
  

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I.1.2. Théorie sur le financement d'une économie

Les pays sous-développés en général et ceux de l'Afrique tropicale en particulier, ont besoin de fonds importants pour financer leur développement économique. Ces fonds proviennent, en partie des emprunts. Malheureusement, ces emprunts sont souvent remboursables après des échéances courtes, et à des taux d'intérêt fort élevés.

Résultats ; le pays débiteurs s'acharnent à trouver des fonds pour le remboursement des dettes, plutôt qu'à réaliser leurs programmes de développement économique de longue période.25(*)

Avant d'approfondir cette notion, montrons d'abord à l'aide d'un modèle économique simple pourquoi certains pays recourent aux financements extérieurs ou dettes extérieures.

I.1.2.1. Justification économique de recourt au financement extérieur (emprunt)

A. Le rôle des exportations nettes26(*)

En économie fermée, tous les biens et services produits par une économie sont vendus sur le territoire national. Il n'y a donc que trois types de dépenses : consommation, investissement et dépenses publiques. En économie ouverte, la production se vend tant sur le territoire national qu'à l'étranger. Il y a donc désormais quatre grandes catégories de dépenses :

· Cd, la consommation de biens et services produits sur le territoire national ;

· Id, l'investissement en biens et services produits sur le territoire national ;

· Gd, les acquisitions par l'Etat de biens et services produits sur le territoire national ;

· Ex, les exportations de biens et services produit sur le territoire national.

Ceci nous donne l'identité comptable suivante :

(1.1) Y = Cd + Id + Gd + EX

La somme des trois premiers termes, Cd + Id + Gd, représente l'acquisition, sur le territoire national, de biens et services produits sur le territoire national. Le quatrième terme, EX, désigne l'acquisition par le reste du monde de biens et services produits sur le territoire national.

Comment rendre cette identité plus directement utilisable ? Remarquons tout d'abord que les besoins et services acquis sur le territoire national sont à la fois d'origine nationale et d'origine étrangère. En conséquence, la consommation totale C est égale à la consommation Cd de biens et services produits sur territoire national et de la consommation Cf de biens et services d'origine étrangère ; de même I égale Id +If, et G = Gd+Gf. Nous obtenons donc :

(1.2) C = Cd+Cf

I = Id+If

G = Gd+Gf

En introduisant ces trois équations dans l'identité (1.1), on a :

(1.3.) Y = (C - Cf) + ( I - If ) + (G - Gf) + EX

En réaménageant:

(1.4) Y = C + I + G + EX - (Cf + If + Gf)

La somme des acquisitions, sur le terrain national de biens et de services étrangers (Cf + If + Gf) représente les dépenses en importations (IM). Nous pouvons donc maintenant réécrire comme suit l'identité comptable du revenu national :

(1.5) Y = C + I + G + EX - IM

Les acquisitions de biens et services importés faisant partie des dépenses sur le territoire national (C + I + G), mais non de la production effectuée par le territoire national ; l'équation (1.5) soustrait ces importations.

En définissant les exportations nettes en tant qu'exportations diminuées des importations (NX = EX - IM) ; l'identité devient :

(1.6) Y = C + I + G + NX

Cette équation montre les liaisons entre production et dépenses sur le territoire national, d'une part et exportations nettes, d'autre part.

En particulier :

(1.7) NX = Y - (C+I+G)

Exportation nettes = production - dépenses intérieures (ou absorption).

( !) : Si la production est supérieure à la dépense intérieure, la différence est exportée : les exportations nettes sont positives. Si la production intérieure est inférieure à la dépense intérieure, la différence est importée : les exportations nettes sont négatives ; là on fait recours à l'extérieur.

B. Les flux internationaux de capitaux et la balance des biens et services27(*)

Les marchés financiers et les marchés des biens et services sont étroitement interreliés en économie ouverte. Nous partons de l'identité suivante :

(1.8) Y = C + I + G + NX

En soustrayant C et G des deux membres, nous obtenons :

(1.9) Y - C - G = I + NX

Y - C - G n'est autre que l'épargne nationale S ; la somme de l'épargne privée Y - T - C et de l'épargne publique T - G. Ainsi :

(1.10) S = I + NX

En soustrayant I des deux membres de l'équation, l'identité comptable du revenu national se réécrit comme suit :

(1.11) S - I = NX

Cette présentation de l'identité comptable du revenu national montre que les exportations nettes d'une économie doivent toujours être égales à la différence entre son épargne et son investissement.

NX désigne les exportations nettes de biens et de services de l'économie considérée, appelées également « balances des biens et services », mesurant l'écart des échanges effectifs de biens et de services par rapport à la norme de l'égalité entre importations et exportations.

S - I, montre quant à lui la différence entre l'épargne et l'investissement de l'économie considérée, que l'on appelle également « investissement extérieur net » ou encore « sorties nettes de capitaux ». Il désigne le solde entre ce que prêtent les résidents de l'économie considérée à l'étranger et ce qu'ils y empruntent. Un solde positif traduit le fait qu'une épargne intérieure supérieure à l'investissement intérieur permet de prêter à l'étranger. En cas de solde négatif, un investissement supérieur à l'épargne oblige à emprunter à l'étranger pour financer l'excédent d'investissement, et l'économie ressent bel et bien un besoin de financement. Les sorties nettes de capitaux reflètent donc les flux internationaux de capitaux destinés à financer l'accumulation du capital.

Il ressort de l'identité comptable du revenu national que le montant des sorties nettes de capitaux est toujours égal à la balance commerciale : sorties nettes des capitaux = balance commerciale

(1.12) S - I

Si S - I et NX sont positifs, il y a excédent commercial : le pays qui en bénéficie prête sur les marchés financiers internationaux et exporte davantage de biens et de services qu'il n'en importe. Si S - I et NX sont négatifs, le pays encourt un déficit commercial : il importe de l'étranger davantage de biens et de services qu'il n'y exporte, et il doit emprunter, en termes nets, sur les marchés financiers internationaux.

En parlant des financements extérieurs, la pérennité de la croissance économique récente dépendra en particulier de la mesure dans laquelle les apports existants et additionnels d'APD et l'IED seront utilisés pour réaliser des investissements productifs, aussi bien privés que publics, et favoriseront l'épargne intérieure, les transformations structurelles ainsi que la modernisation et la diversification des capacités de production.

Malheureusement, une grande partie de l'augmentation d'aide publique au développement (APD) est imputable à l'allègement de la dette et à l'aide d'urgence.

* 25 REVUE, Congo-Afrique : « Capitaux nationaux et internationaux », 1971, p.406.

* 26 MANKIW N.G., Macroéconomie, 3ème éd., de Boeck, Paris, 2003, p.140.

* 27 GREGORY MANKIW N., Op.Cit, pp.141-144.

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