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La gestion de l'eau au Bénin et ses impacts environnementaux. Cas de l'arrondissement de Houin dans la commune de Lokossa

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par Coovi Ledestin Juvénal HOUSSOU
Université d'Abomey- Calavi Bénin - Maà®trise professionnelle en gestion de l'environnement 2010
  

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4.1. Ressources en eau atmosphérique

Les mesures d'atténuation des impacts des eaux de pluie tout comme les mesures proposées pour améliorer la lutte contre ces impacts, peuvent être classées en deux grandes catégories : celles qui sont mises en oeuvre au niveau de chaque ménage et celles qui nécessitent le concours et l'adhésion de toute la population concernée.

4.1.1. Pratiques endogènes de réduction des impacts

Les mesures d'atténuation des impacts de l'érosion hydrique varient suivant les infrastructures atteintes. Lorsqu'il s'agit des habitations, chacun s'évertue à protéger son logis et on observe la mise en oeuvre des mesures de lutte individuelle contre l'érosion. Or la meilleure façon de lutter contre l'érosion devrait constituer en l'association simultanée des mesures individuelles et collectives. Les mesures collectives qui s'imposent lorsque les infrastructures communautaires telles que les pistes et les ouvrages d'assainissement sont érodés, n'arrivent pas encore à être mise en oeuvre par défaut de coordination et du concours organisationnel et financier des autorités locales. Ainsi qu'il s'agisse des habitations ou des infrastructures communautaires, c'est surtout des mesures d'atténuation individuelles et isolées qui s'observent dans l'arrondissement de Houin.

4.1.1.1. Mesures d'atténuations individuelles

Face aux actions néfastes des eaux de pluie sur leurs habitations, les populations des villages les plus touchés par l'érosion s'emploient chacun de son côté à lutter individuellement contre les eaux de ruissellement. Ainsi divers aménagements sont mis à contribution, nous avons :

> Utilisation des gouttières

Les gouttières sont des aménagements destinés à canaliser les eaux de pluie qui tombent sur les toitures afin de les diriger soit vers des jarres ou une citerne. Elles sont souvent réalisées avec des feuilles de tôles ondulées et sont placées le long des toitures. Cet aménagement empêche l'eau de pluie de tomber, en grande masse, juste au pied des murs de soubassement des cases. Notons que cet aménagement n'est utilisé que pour les cases dont les toitures ont été réalisées en feuilles de tôles ondulées.

Il est donc peu utilisé dans les localités de l'arrondissement de Houin. Ce sont donc les ménages disposant d'un peu plus de moyens financiers qui utilisent les gouttières. A défaut d'empêcher l'eau de pluie de tomber au ras des murs de soubassement des cases, la plupart des ménages empêchent alors l'eau de circuler le long de ces murs en enrochant les murs ou en réalisant des fascines.

> Enrochement des murs et la réalisation de fascines

Ces deux types d'aménagement ont pour but d'éviter le déchaussement des murs des concessions. L'enrochement consiste à entreposer des pierres et des cailloux tout le long des murs (photo 14). Alors que la réalisation de fascines consiste à réaliser une ligne à base d'assemblage de branchages (photo 13). Cette ligne, parallèle au mur, est située à environ 30 à 50 cm de ce dernier. L'intervalle entre la fascine et le mur est rempli de terre végétale et de branchages. Ces deux dispositifs ont l'avantage de faciliter la pose de sédiments au pied des murs pour les renforcer tout en empêchent le déchaussement des murs. La réalisation de

ces dispositifs ne nécessitant pas une main d'oeuvre qualifiée ni de matériaux manufacturés, revient moins chère et est à la portée de toutes les bourses. De plus quand ils sont régulièrement entretenus et renforcés, ils se montrent bien efficaces dans la protection des murs de concession contre l'érosion. Ces dispositifs sont souvent réhabilités et renforcés par les populations avant chaque saison pluvieuse. Ceux qui n'ont réalisé aucun de ces dispositifs de lutte anti érosives, s'évertue néanmoins avant chaque saison de pluie à renforcer leurs murs en mettant suffisamment de la terre de barre au pied des murs pour éloigner l'écoulement un peu de leur mur. Ces quelques mesures individuelles sont limitées sans le concours de mesures collectives qui doivent lutter contre les eaux de ruissellement depuis l'amont jusqu'à l'aval, puisque lorsque l'eau de ruissellement s'accumule prend de volume et de la puissance, plus aucun dispositif anti érosif n'arrive à lui résister longtemps. Qu'en est-il alors de ces mesures collectives ?

Photo 13 et 14 : Mesures de lutte endogène contre l'érosion à Houin Source : Cliché Juvénal HOUSSOU, 2009

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.