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Effets d'un programme de pliométrie sur la qualité physique de capacité à  répéter des sprints chez des handballeuses

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par Anthony SCHMITZ
Université Montpellier I - Master staps préparation physique et réathlétisation 2013
  

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INTRODUCTION

1. Analyse succincte du handball moderne

Depuis déjà quelques années, il a été montré que les qualités physiques à développer en priorité dans les sports collectifs étaient souvent bien différentes des autres types de sports. En effet, dans les sports collectifs, nous sommes principalement confrontés à des efforts de type intermittents, qui obligent les joueurs à disposer d'une grande puissance aérobie, comme le montrent certaines études (Pers et al., 2002). Cette vérité est de plus en plus nuancée, dans le sens où ce qui est mesuré le plus souvent est un temps relatif à un type de locomotion. C'est-à-dire que les auteurs considèrent qu'il est plus intéressant de développer la puissance maximale aérobie que les qualités d'explosivité ou de vitesse maximale car les phases les plus longues au handball par exemple sont la marche, la course lente et la course rapide (environ 81% du temps total), le sprint ne représentant que 7% du temps total (Sibila et al., 2004). Désormais, les auteurs ont une approche plus qualitative de la préparation physique au handball. Effectivement, même si les phases de sprints ne représentent que 7% du temps total, c'est durant ces instants qu'une équipe peut prendre l'avantage sur une autre (Kyrolaine et al., 2004). L'une des qualités physiques primordiales au handball, et aussi dans les autres sports collectifs serait donc la vitesse maximale, ou encore l'accélération.

2. La qualité de vitesse maximale

La vitesse maximale d'un sportif est la capacité de celui-ci à parcourir une distance donnée le plus rapidement possible. Comme le disent Kyrolaine et al. (2004), c'est cette qualité de vitesse qui permettra à un athlète de prendre ou non l'avantage sur son vis-à-vis en sports collectifs. Ainsi, il convient donc d'orienter principalement les contenus de préparation physique vers le développement de ce type de qualité pour cette catégorie de sports.

D'un point de vue physiologique, le sprint est une action dont la production d'énergie est majoritairement assuré par le système créatine-phosphate (CP, 55%) et la glycolyse anaérobie (34%) pour un sprint de 3 secondes, temps moyen d'un sprint en sport collectif (Spencer et al., 2005). Pour traduire ceci, il faut préciser que la production d'énergie par ces deux systèmes reflète l'importance des qualités musculaires de force et

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de puissance ou encore de raideur musculaire dans la réalisation d'un effort de type supra-maximal plus que les qualités d'endurance musculaire ou encore de souplesse (Morin et Belli, 2003). C'est pourquoi beaucoup de méthodes de développement de la vitesse maximale de sprint s'intéressent d'avantage au développement des qualités musculaires avec des cycles de pliométrie, de force maximale, de puissance maximale et de fréquence gestuelle (Cometti, 2007).

D'un point de vue biomécanique, le sprint de courte distance (inférieur ou égal à 100 mètres), se traduit par un passage par trois phases successives (Mero et al., 1992). Selon ces auteurs, la course de vitesse ou sprint se caractérise par une première phase d'accélération sur les 30 à 50 premiers mètres, où la fréquence des foulées et leur amplitude augmentent progressivement tandis que les temps de contact au sol diminuent. Une des résistances les plus importantes pendant la phase d'accélération initiale est la force d'inertie. Ainsi, plus l'athlète sera capable de dépasser cette force, plus celui-ci ira vite. S'en suit une phase de maintien de la vitesse maximale atteinte qui devra durer le plus longtemps possible afin d'obtenir le meilleur temps de course possible. Durant cette deuxième phase, la fréquence et l'amplitude de la foulée atteignent leurs valeurs optimales et le temps de contact au sol représente seulement 40% du temps total, le reste correspondant au temps passé en phase aérienne (Allard et Blanchi, 2000). La dernière phase, si elle a lieu, est la phase de décélération. Celle-ci doit être la plus courte possible car elle est déterminante du temps mis sur telle ou telle distance.

Dans la plupart des cas, au handball, la distance de course à vitesse maximale n'excède pas les 20 à 30 mètres (Aptel, 2005). C'est donc sur cette distance que doit être portée l'attention pour un développement de la vitesse spécifique.

Maintenant que ce constat est établit, il devient nécessaire de discuter de la qualité physique de réitération de sprints étant donné qu'un match de handball n'est pas composé d'un seul sprint mais bien d'une succession de ceux-ci ; la capacité à les répéter étant considérée comme déterminante dans la performance (Cometti, 2007).

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