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Essai sur les élites traditionnelles au Maroc

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par El Mostafa AAOURDOU
Université Moulay IsmaàŻl Meknes - Maroc - Master en science politique 2012
  

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Chapitre II : élites parlementaires et ministérielles : une reproduction de la tradition

Les ministres dans le régime politique marocain, sont nommés par le roi et responsables devant lui, c'est lui qui décide de leur limogeage. Aucun d'entre eux ne détient le pouvoir de décision dans le secteur qu'il gère. C'est le souverain qui détermine en dernier ressort les orientations politiques du pays. Le roi, selon la constitution est le représentant suprême de la nation, les parlementaires ne peuvent se prétendre représentants de la nation, leur rôle est subsidiaire.

Dans un système marqué par le rôle prépondérant attribué à la monarchie, il s'avère difficile d'évoquer les termes «élites parlementaires » et « élites ministérielles » ces termes sont utilisés comme un confort linguistique. Parce que le contexte marocain comporte des terminologies spécifiques (makhzen), le Maroc, en outre n'a pas connu une stabilité parlementaire et une même pratique de nomination et congédiement des ministres. Les élections, le parlement et les ministres sont à la marge du pouvoir, c'est le roi qui en détient l'essentiel.

Section I : principes élémentaires de conception

Evoquer une élite parlementaire au Maroc est prématuré, mais l'étude du groupe des parlementaires est une démarche nécessaire pour appréhender le système politique marocain, ses moyens de survie et son système de rotation des élites qu'il adopte en vue de répondre aux besoins d'élitisation. En effet, tous les enjeux de l'élite se concentrent autour des mandats parlementaires et portefeuilles ministériels. Les membres de ces deux groupes forment- ils une élite permanente ou sont des simples représentants contingents et ministres fortuits ? De même est ce que cette élite est touchée par les changements socioprofessionnels ayant modifié l'aspect de la société marocaine95(*).

Paragraphe 1 : renouveau et continuité

Pour cerner le problème du renouvellement de l'élite parlementaire et ministérielle, il convient de traiter le parlementaire et le ministre en tant que structures et non des autorités96(*).

A- élite parlementaire : le contrôle de la circulation

Le personnel parlementaire, se situe à mi-chemin entre les élites politiques à la base et les élites dirigeantes et gouvernementales du sommet. Ce qui peut être précieux pour évaluer jusqu'où va le contrôle des élites par le pouvoir97(*). L'approche adoptée cherche, si l'expérience parlementaire permet la constitution d'une classe de parlementaires ou de simples élus contingents. Le taux de retour lors des élections 2007 est de 44,31%, pour les partis politiques jouissant d'une certaine base électorale le taux passe à 50%. Tous les députés réélus gèrent des conseils communaux. Ce retour des parlementaires, peut il être constitutif d'une classe parlementaire  commandée par, l'harmonie et l'action commun et débouchant sur une culture parlementaire institutionnalisée ? Dans le contexte marocain, il est précoce d'invoquer « une élite parlementaire » car la continuité de certaines figures, ne génère forcement une institution. Le système partisan marocain, étouffe un consensus autour des projets déterminés. Les partis enrayent les possibilités de consolidation du champ politique, par des représentations idéologiques engagées où l'Etat intervient pour définir les règles de la compétition. La légitimité des acteurs politiques y compris le parlement est inhérente à leur efficience98(*). Si l'expérience communale permet un mandat parlementaire, celui-ci peut il être un issu vers le portefeuille ministériel ?

* 95 -Jean Claude Santucci, Chroniques politiques du Maroc, CNRS, 1978, p. 02.

* 96 - ???I ???O?? - C??IEE C?E???C??E ??O?C??E C?E?I?I? ??C??E ????E ?? C?E?I?I ? ???E ?U? ? C??II 9? C???E 2010? ?? 40,

* 97 - Mustapha Shimi, « les élites parlementaires : continuité ou renouvellement », in édification d'un Etat moderne, le Maroc de Hassan II, Albin Michel, 1986, p. 95.

* 98 -. ???I ???O??- C??IEE C?E???C??E ??O?C??E C?E?I?I ? ??C??E ????E ?? C?E?I?I ? ???E ?U?? ???? ?CE? ? ??.41

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