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Les violences faites aux femmes dans la ville de Kaolack au Sénégal

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par Djelia LY
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Maitrise 2011
  

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PREMIERE PARTIE : CADRES THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE

I.1. ETAT DES CONNAISSANCES

Les études qui existentne traitent passpécifiquement du rapport entre le genre et lesviolences faites aux femmes. Celles que nous avons consultées portent soit sur le genre ou sur les violences faites aux femmes. Un certainnombre d'ouvrages traitant du genre a été consulté. Pour les violences faites aux femmes un nombre assez limité de recherche a été mené au Sénégal et il n'existe pas encore d'étude nationale sur ce phénomène. De ce fait des textes internationaux et nationaux ont été consultés. Ces textes nous renseignent en fait sur l'évidence des pratiques de violences sur les femmes au Sénégal, les lois sur ces violences et les actions entreprises par le Sénégal pour la protection des femmes en général.

Maryse Jaspart, (2005) fait l'analyse sociologique du phénomène de violences faites aux femmes dans un ouvrage du même thème7(*).Directrice scientifique de la première enquête statistique sur le sujet, elle se réfère à l'enquête ENVEFF (Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France) pour répondre à la plupart des questions sur les violences faites aux femmes. La prise en compte d'untel phénomène en France est suscitée par un contexte ou l'émergence d'un concept sociopolitique international s'engage à éliminer les discriminations à l'égard de femmes. Les actions menées pour cela allant des réformes juridiques à l'aide aux victimes et prévention et en 2000 à l'enquête ENVEFF donne à ce phénomène une reconnaissance institutionnelle jusque là inconnue. L'enquête révèle surtout que les formes de violence les plus répandues en France en 2000 sont les agressions verbales et les pressions psychologiques et que le huis clos familial demeure le principal cadre des violences les plus graves. Un accent particulier est mis sur les violences conjugales en France. Ses formes sont multiples : propos blessants, paroles injurieuses, autoritarisme paternaliste, condescendant ou tyrannique, contrôle, reproches et réprimandes, humiliations, jalousie maladive, dénigrement, dévalorisation, cris, menaces, brutalités physiques et sexuelles etc. Bien souvent le comportement du violent qui selon les analyses recentre sur un seul type d'auteur le conjoint ou le concubin est fondé sur l'accumulation d'actes, des paroles de geste en apparence sans gravité. La violence sexuelle toujours en rapport avec la sexualité de l'agresseur et de l'agressé concerne dans l'analyse sociologique des formes moins graves comme les atteintes sexuelles et des formes les plus graves telles que les agressions sexuelles, les tentatives de viol et les viols, le harcèlement sexuel.

Maryse Jaspart fait aussi état de la prise en compte des violences au plan international et de sa situation différente dans d'autres pays.L'auteure en s'appuyant sur l'enquête ENVEFF expose la situation des violences contre les femmes en France en 2000,mais surtout une profonde analyse sociologique du concept de violence dans divers aspects.Cependant les résultats de l'étude portent spécifiquement sur la France alors que le phénomène ne se produit pas forcément partout de la même manière.

AyeshaM.Imam,FatouSowSarr, Amima Mama(2004)ont traité dans un ouvrage collectif (Sexe, genre et société : Engendrer les sciences sociales en Afrique) et dans une approche pluridisciplinaire, de l'analyse genre et des sciences sociales en Afrique.8(*)Les éclairages apportés surl'analyse de genre internationale puis africaine et l'histoire de leur émergence, les concepts de rapports sociaux de sexe, de rôles sexués et sur les courants théoriques (le féminisme)fournissent dés le débutde leur analyse, une définition de ces concepts clés.Par une nette rupturel'ouvrage fait en générale une critique sexuée des sciences socialesdominantes. Se basant sur l'analyse genre, les études féminines et la recherche féministe ils critiquent ainsi et remettent en cause les sciences sociales dominantes. La plupart des chapitres de cette publication critiquent la théorie et la pratique des sciences sociales. Ils montrent ainsi par quels mécanismes la plupart des sciences sociales ignorent et marginalisent l'apport des femmes à la société et aident à les inférioriser et à les assujettir par le fait de produire des connaissances sexistes qui légitiment la domination de l'homme.

Les auteurs suggèrent ainsi l'incorporation de la dimension genre dans le courant dominant de la théorie sociale. Ils adoptent une approche qui reconnaît l'importance des rapports sociaux de sexe. Ils considèrent que toute science sociale qui ne reconnaît pas ces rapports comme catégorie analytique est une science appauvrie et dénaturée et ne peut pas dans ce cas expliquer les réalités sociales. Ainsi ces auteurs ne se limitent pas seulement aux critiques, ils suggèrent une analyse qui intègre les rapports sociaux de sexe dans les sciences sociales Africaines. C'est ce qu'ils appliquent d'ailleurs dans cet ouvrage à propos de quelques sciences sociales telles que l'histoire, la géographie, l'économie etc.

Cette étude a le mérite de proposer une nouvelle approche basée sur l'analyse genre adaptée presque à toutes les sciences sociales. Ceci a son importance dans le sens où le genre a été pensé au début des années 1990 pour pallier aux inégalités sociales et comme un moyen d'accéder au développement.

Dans le sens où notre étude propose une analyse genre des violences faites aux femmes cet ouvrage ne peut manquer d'être une référence.

Cependant l'ouvrage se limite à la critique des sciences sociales existantes et propose une analyse de quelques sciences sociales. Il aurait plus de mérite en adoptant cette analyse sur les principaux problèmes auxquels les femmes sont confrontées. Ceci nous aurait permis d'avoir une esquisse de solutions sur les violences faites aux femmes qui nous intéressent présentement.

Pierre Bourdieu (1998)dans son ouvrage intitulé (La domination masculine), fait une étude sociologique des rapports sociaux de sexe et tente d'expliquer les causes de la permanence de la domination des hommes sur les femmes dans toutes les sociétés humaines. Il s'interroge sur la permanence de la domination masculine. En mettant cela en évidence il base son étude sur une ethnographie menée auprès des Berbères de Kabylie une société entièrement construite autour de l'homme archétype d'une culture méditerranéenne. La pensée relative à la différence des sexes y est profondément enracinée permettant ainsi de dégager les structures symboliques qui perpétuent la domination de l'homme. Cet inconscientandrocentique  qui réside chez les hommes et les femmes doit selon l'auteur être dissout et exploré car c'est à l'intérieur de lui que se trouvent les structures symboliques qui légitiment cette domination.

Pierre Bourdieu pense que cette domination masculine s'entend par un habitus donnant aux femmes et aux hommes un rôle prédéterminé. Une culture différenciatrice entre les sexes est imposée par la société, notamment via la famille (les filles sont moins encouragées à suivre les études scientifiques que les garçons, par exemple). Il en résulte une dissymétrie dans l'enseignement supérieur, entre les études littéraires et linguistiques, où la population étudiante est fortement féminisée, et les études techniques et scientifique

La domination masculine tente notamment de se perpétuer par un processus de dé historicisation. Tout au long de son oeuvre, Pierre Bourdieu s'est attaché à décrire les rapports de domination qui s'exercent entre les individus dans tous les domaines de la société. Selon sa théorie, les dominants (groupes sociaux, ethnies, sexes) imposent leurs valeurs aux dominés qui, en les intériorisant, deviennent les artisans de leur propre domination. C'est à partir de cette grille de lecture qu'il analyse les ressorts de la domination masculine.

Cet ouvrage de Bourdieu revêt une grande importance pour notre étude en ce sens qu'il met en évidence les fondements sociologiques de la domination de l'homme sur la femme. Même si l'étude porte sur la civilisation traditionnelle des Kabyles, l'entendement qu'il a des catégories sociales de sexes arbore des caractéristiques universelles.

Cependant force est de constater que cette étudeaborde surtout les causes de la domination masculine. Cette domination étant présente dans toutes les sociétés, il aurait pu aborder les problèmes engendrés par cette domination masculinecomme les violences.

Les travaux de Fatoumata Bintou Kebe (2004) sur (La violence conjugale au Point d'écoute de l'APROFES KAOLACK)nous intéressent particulièrement. C'est la seule recherche effectuée sur notre site à savoir le point d'écoute de l'APROFES Kaolack. Fatoumata. B. Kebe traite des violences conjugales exercées sur les femmes âgées de 18 à 35 ans qui fréquentent le Point d'écoute de l'APROFES. L'étudese penche sur les causes réelles des violences conjugales et sur les stratégies d'intervention de l'APROFES dans la prise en charge des victimes. Parmi les causes évoquées dans la présentation des résultats, on retrouve notamment : le défaut d'entretien (30%), la jalousie (20%) et l'incompatibilité (20%) d'humeur. Cette recherche a le mérite d'explorer un type de violence très courant dans la région de Kaolack et d'en évoquer les causes. Cependant la recherche s'est plus employée à développer les activités de l'ONG APROFES. Elle aurait pu s'appesantir sur les actions du Point d'écoute et sur les causes des violences conjugales.

Des études non moins importantes sur la situation de femmes Sénégalaises ont aussi attirés notre attention. Il s'agit de deux études du WILDAF, celle de Jacqueline CABRAL NDIONE et une autre du GREFFELS.

L'étude de Jacqueline CABRAL NDIONE (2000) qui porte sur (Les violences conjugales dans les réions de Dakar et de Kaolack)traite spécifiquement des types de violences conjugales9(*).C'est une étude du CECI (Centre d'Etudes Canadien et de Coopération Internationale) et de la PDPF (Promotion des Droits et Renforcement du Pouvoir des Femmes) en partenariat avec l'ACDI a pour objectif d'estimer l'ampleur et les causes des violences conjugales dans les régions de Dakar et Kaolack et d'identifier des moyens pour lutter contre ce phénomène.L'auteur élabore en premier lieu une typologie des violences conjugales dans ces deux régions et révèle que les violences conjugales sont très connues par la population cible à savoir les régions de Dakar et Kaolack, (95%) des enquêtés estiment les connaître. Les formes de violences conjugales, leurs causes, conséquences, fréquences et les partenaires qui interviennent dans ce domaine sont aussi bien maîtrisés par grande majorité des enquêtés. L'étude s'est aussi intéressée sur l'impact que les croyances socioculturelles pouvaient avoir sur ces violences, (49%) pensent que ces croyances socioculturelles incitent à la violence eu sein du couple. Par rapport à l'action judiciaire, l'étude montre que seulement (22%) des victimes en ont eu recours et même parmi les femmes enquêtées qui n'ont jamais subi de violences (66%) projettent de recourir à la réconciliation et seulement (26%) pour l'action judiciaire.

Cette recherche a aussi établi une typologie des violences conjugales, les causes des violences, les réactions face aux violences, les opinions sur les violences, les conséquences des violences, et les stratégies de lutte.Cette étude nous intéresse surtout en se sens que c'est la seule étude qui existe sur les violences faites aux femmes à Kaolack, cible de notre étude. Il ne peut manquer d'être une référence pour nous même s'il ne traite que d'une seule forme de violence à savoir la violence conjugale

Le GREFELS(1997) a aussi mené une étude nationale sur (Les violences à l'encontre des femmes)10(*).En l'absence d'enquêtes nationales sur les violences contre les femmes au Sénégal, le GREFELS avait comme objectif de recueillir des données plus substantielles sur cette question. L'étude concerne la violence physique, sexuelle et psychologique et a été menée dans les zones urbaines de Dakar et de Kaolack. Elle traite de l'effectivité des violences faites aux femmes au Sénégal. Cependant elle ne nous renseigne que très peu sur ce phénomène dans la région de Kaolack.

Un document de WILDAF/FEDDAF Sénégal (2002) traitant de la non violence au Sénégalnous a aussi intéressée.Ce document constitue un module élaboré par WILDAF/FEDDAF afin d'apporter aux acteurs judiciaires et extrajudiciaires une assistance en informations et en habiletés dans le but de les aider à lutter plus efficacement contre les violences faites aux femmes.Il fait partie du projet de WILDAF/FEDDAF sur l'amélioration de l'effectivité des droits des femmes dans certains pays de l'Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali, Sénégal, Togo, Nigeria et Ghana).Son objectif général consiste à informer les groupes cibles impliqués dans la mise en oeuvre des droits des femmes, les différents types de violences à l'égard des femmes et les amener à combattre ces violences.Une partie du document présente les actions entreprises par le gouvernement du Sénégal pour la lutte contre les violences faites aux femmes par le vote de la loi du 29 janvier 1999, et la signature de conventions visant à protéger les femmes en général et à combattre toutes violences dirigées contre elles.Selon les auteurs du module, si sur le plan législatif et quantitatif il y a eu de réel progrès, des difficultés existent en ce qui concerne la connaissance des textes et de la répression des violences contre les femmes.

En outre, en l'absence de données statistiques fiables, seule l'observation de la réalité judiciaire qui alimente la presse, permet une bonne connaissance du phénomène.

Une partie du document présente aussi les textes internationaux prohibant les violences faites aux femmes auxquels le Sénégal a adhérés et les textes nationaux sanctionnant également les violences faites aux femmes. 

Un autre document de WiLDAF/FeDDAF- AFRIQUE DE L'OUEST (2004) trace et relate sous forme d'articles la situation des femmes du Sénégal.L'article présente le cadre juridique dans lequel s'exercent les droits des femmes civils, économiques et sociaux des femmes. Il présente aussi les lois nationales touchant les droits des femmes, les textes existants et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits des femmes auxquels le Sénégal est partie prenante ou a ratifié. Une partie de l'article examine la situation effective des droits des femmes au Sénégal et révèle des aspects négatifs tels que les mariages forcés dans certaines régions du Sénégal (Nord), les mutilations génitales des filles, la violence conjugale tolérée socialement et la répudiation des femmes.Le dernier point abordé porte sur la femme Sénégalaise et l'outil juridique. Il estime que dans la société traditionnelle Sénégalaise, la femme était reléguée au second rang. En ces temps elle occupait le même titre que les biens mobiliers et les animaux. Cette situation a longtemps empêché à la femme d'accéder au statut officiel, même avec l'introduction de l'islam elle demeurait toujours sous la domination de l'homme.

Devant l'insuffisance de documents sur les violences faites aux femmes au Sénégal, nous nous sommes intéressés à quelques conventions internationales et lois traitant de ce sujet.

Le Protocole11(*) à la charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes de (Maputo 2003) consacre une partie à la violence faite aux femmes. Ce Protocole de l'Union Africaine complète la Charte africaine des Droits de l'Homme et des Peuples et protège spécifiquement les droits fondamentaux des femmes. Adopté le 11 juillet 2003 à Maputo, il exhorte les gouvernements africains à lutter contre toute forme de discrimination et de violence à l'encontre des femmes en Afrique .Il les engage aussi à inclure dans leurs constitutions nationales et autres textes législatifs les principes d'égalité entre hommes et femmes et la notion de discrimination fondée sur le sexe.

Les Etats présents à la signature du protocole dont le Sénégal, sont convenus d'oeuvrer à l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes dans toutes ses formes et des pratiques néfastes et se sont engagés dans les articles 2 et 5 à prendre toutes les dispositions nécessaires allant dans ce sens.

Ils reconnaissent que toute femme a droit à la dignité, à la vie, à l'intégrité et la sécurité. Les Etats se doivent donc d'adopter et d'appuyer les lois réprimant les violences faites aux femmes, de promouvoir la paix, la sécurité et l'épanouissement de la femme comme évoqué ici « Les états combattent la discrimination à l'égard des femmes, sous toutes ses formes, en adoptant les mesures appropriées aux plans législatifs, institutionnels et autre »12(*)

Le Protocole engage les Etats à assurer et à veiller au respect des droits des femmes relatif à la paix, à l'éducation et à la formation, à la protection sociale, à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction par les femmes ;à la sécurité alimentaire, à un habitat adéquat, à un environnement sain et viable et à un développement durable. Il demande aux Etats d'assurer une protection spéciale à une catégorie de femmes considérées comme vulnérables à savoir la veuve, les femmes âgées les femmes handicapées, celles en situation de détresse et leurs droits à la succession. Les Etats doivent garantir en outre une réparation à toute femme dont les droits et libertés ont été violés. La réparation est déterminée par une autorité compétente.

Le Journal officiel13(*) de la République du Sénégal (1999) par la loi 99-05 du 29 janvier 1999 porte sur un certains nombre de réformes apportées au droit pénal et à la procédure pénale14(*) dans le souci de sauvegarder et de renforcer les droits de la défense et les principes de liberté, d'une part et d'autre part de renforcer les droits de la victime et de protéger les groupes vulnérables.Dans l'objectif de réprimer les violences faites aux femmes et aux enfants, les articles 4, 80, 238,239, 240,294, 297, 299, 320 et 379 du code pénal ont été modifiés.

Ces articles modifiés traitent des violences telles que les coups et blessures, les mutilations génitales féminines, l'harcèlement sexuel, la pédophilie, le viol, la violence conjugale.

Cette loi traite des violences auxquelles les femmes sont le plus souvent confrontées au Sénégal et sur les peines encourues par les auteurs de tels actes. L'Article 320 par exemple définit le viol comme « tout acte de pénétration sexuel de quelque nature qu'il soit sur une autre personne par violence, contrainte, menace ou surprise » 15(*)et punit son auteur d'un emprisonnement de cinq à dix ans. Si le viol a entraîné une mutilation, une infirmité permanente ou si l'infraction a été commise par séquestration ou par plusieurs personnes, la peine sera doublée. La peine prononcée contre les auteurs de violences tels que le viol, la mutilation génitale féminine, de violences conjugales, de coups et blessures ou d'autres violences de faits est alourdie si la victime est une personne de sexe féminin et si l'infraction a causé la mort ou bien a occasionné une maladie ou une incapacité de travail.

D'autres textes de loi ou conventions, chartes pourraient s'ajouter à cette liste. Nous citerons au niveau national : le code de la famille adopté en 1972, le code du travail, le code de la sécurité sociale et la Constitution adoptée sous l'ère de l'alternance par référendum de 07 janvier 2001.

Au niveau international les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits des femmes auxquels le Sénégal est partie prenante ou a ratifié qui sont : la Convention sur l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard des femmes (1985) CEDEF, la convention no 156 de 1981 de l'organisation internationale du travail, la Déclaration des Nations Unies sur l'élimination des violences à l'égard des femmes.

Ces données nous renseignent suffisamment sur l'existence et la persistance des violences faites aux femmes au Sénégal, les engagements pris par le gouvernement du Sénégal pour lutter contre ce phénomène et l'existence de lois réprimant de tels actes.

De manière générale, le Sénégal a ratifié toutes les conventions favorables au statut de la femme. Il se pose un problème d'effectivité de ces conventions jusque-là peu connues et comprises du public.

Cependant les données sur la question sont parcellaires, elles n'utilisent pas toutes l'analyse genre et surtout elles ne fournissent pas toutes des données statistiques.

* 7 Maryse Jaspart, 2005, Les Violence contre les femmes, La Découverte, Paris, 122 P.

* 8AyeshaM.Imam, FatouSowSarr, Amima Mama, 2004, (Sous la dir), Sexe, genre et société : Engendrer les sociales africaine, Ed Kartala et CODESRIA, Dakar,

* 9 Jacqueline Cabral DIONE, 2000, Les violences conjugales dans les régions de Dakar et Kaolack, CECI/PDPF, Dakar

* 10 GREFFELS, 1997, Les violences à l'encontre des femmes au Sénégal, GREFFELS, Dakar

* 11Voir UNION AFRICAINE, 2003, Protocole à la charte Africaine des Droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes, UA, Maputo

* 12 Protocole additif à la charte Africaine des droits de l'homme

* 13 REPUBLIQUE DU SENEGAL, Journal Officiel de la République N°5847, Dakar Février 1999

* 14 Des réformes sont apportées au droit pénal et à la procédure pénale par cette loi dans le souci de renforcer les droits de la victime de violence et de protéger les groupes vulnérables

* 15 Journal officiel de la République du Sénégal, 1999, La loi 99-05 du 29 janvier 1999, article 320

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