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Conflit tribalo ethnique dans les pays des grands lacs et son impact sur le développement de la RDC. Cas de la province du Sud- Kivu

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par Shadrack BAGUMA KAJANGU
Université de Lubumbashi - Licence 2011
  

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§5.Vie politique.

Colonisation du Congo,Etat indépendant du Congo et Congo belge ces frontières ont été reconnues à l'issue de la conférence des Berlin, en1885. Le 1eraout,Léopold II de Belgique accepta la souveraineté sur l'Etat indépendant du Congo. La spécificité de ce régime colonial résida dans le fait que dans un premier temps le Congo fut considéré comme une possession personnelle et privée du roi. En 1908, le souverain fit don à l'État belge de la colonie, suite notamment à certaines critiques de la presse anglo-saxonne concernant sa gestion. La Belgique administra la colonie jusqu'à son indépendance en 1908 à 1960 cette ancienne colonie était appelée Congo Belge mais aussi « Congo-Léopoldville » jusqu'en 1966, date du renommage de la capitale en Kinshasa Avec lazaïrianisation, le pays s'est appelé zaïre de 1970 à1997. Congo précoloniale.

Dès les années 1940, dans ce qui était alors le Congo belge, deux tendances indépendantistes importantes se manifestaient dans la capitale Léopoldville : celle des « gens d'en bas » (Bas-Congo et bandundu ) parlant le kikongo et celle des « gens d'en haut » parlant le lingala , venant de l'Equateur d'abord et finalement de tout l'intérieur du pays. Dans la première catégorie se forma en 1949 une association d'abord culturelle et finalement politique, l'alliance des Bakongo (ABAKO), dont JOSEPH KASAVUBU devint président en1954. Son rêve devint de rétablir l'ancien royaume kongo de l'époque portugaise, en fait celui des Bakongo. Cette tendance se durcit très vite et réclama bientôt l'indépendance immédiate tout en demeurant fédéraliste lorsqu'il s'agit plus tard de discuter le problème du reste du Congo. Les évolués « d'en haut », venant des régions plus diversifiées et séduits par le « plan de 30 ans pour l'émancipation de l'Afrique  » du Professeur Belge Van Bilsen publié en 1956, étaient aussi désireux de maintenir le grand Congo unitaire. Leur manifeste dans ce sens publié le 1er juillet 1956 fut vigoureusement combattu par l'ABAKO dès son assemblée générale du 23 août 1956. Le plan de 30 ans est déclaré utopique : « la nationalisation des grandes compagnies vivrières et agricoles comme des parastataux est souhaitable. Puisque l'heure est venue, il faut accorder aujourd'hui même l'indépendance immédiate ! »

La Belgique qui croyait à la progressivité de la transition vers l'indépendance organisa les premières élections à l'échelon communal, limitées aux grandes villes en1957. L'ABAKO triompha inévitablement à Léopoldville et cela impressionna certains unitaristes, tel patrice Lumumba tetela du Kasaï, intelligent et idéaliste, qui ne tarda pas à fonder son propre « mouvement national congolais »MNC- Lumumba, plus revendicatif que celui du MNC-Kalonji,Albert Kalonji étant aussi un Kasaï en unitariste. Ces jeunes rivalités politiques confrontées aux structures tribales compliquées du Congo allaient former un mélange détonant qui détruirait au bout de cinq années la première démocratie parlementaire congolaise. On ne peut que rappeler ici quelques épisodes saillants :

v Emeutes de Léopoldville (4 - 7 janvier 1959) provoquées par l'interdiction tardive d'un meeting de l'ABAKO. Arrestation de Kasavubu le 12 janvier. Il sera libéré le 14 mars.

v Le 13 janvier, déclaration gouvernementale annonçant l'intention belge de réaliser rapidement l'indépendance du Congo unitaire. L'ABAKO rejette cette déclaration deux jours plus tard.

v La suite de l'année 1959 voit d'abord l'autorisation des partis congolais, suivie d'élections générales sur l'ensemble du territoire congolais marquées par toutes sortes de manoeuvres de ces partis dont se dégagent trois pôles : un Cartel des nationalistes fédéralistes formés de 6 partis séparatistes ou autonomistes dont l'ABAKO et le MNC-kalonji , le pôle du MNC-Lumumba et finalement celui de l'homme fort du Katanga, Moise Tchombe , conscient de la force économique de sa région et de l'intérêt de s'entendre avec l'Union minière du haut Katanga (tout comme Kalonji vis-à-vis des exploitations de diamant au Kasaï). Parmi les partis qui émergent on retrouve le PSA (Parti Solidaire Africain d'Antoine Gizenga), le PNP (Parti national du peuple conduit par Albert Delvaux et Laurent Mbariko) Le LUKA (L'Union kwangolaise) par André Petipeti Tamata et Pierre Masikita.

v En1960, ce fut la table ronde de Bruxelles(du 20 janvier au20 février) où représentants congolais et belges fixèrent les étapes suivantes. En mai eurent lieu les élections législatives. La première chambre des députés désigne par tirage au sort André Petipeti Tamata comme le premier président de chambre des représentants. Il dirige le bureau provisoire pour valider les mandats des députés élus et l'élection définitive du bureau. Les élections législatives et provinciales marquèrent de nouveaux clivages et alliances (scission de l'ABAKO) d'où résulta un compromis : JOSEPH KASAVUBU fut élu Président par le Parlement, Lumumba étant Premier ministre.

v Au moment de l'indépendance du pays, le roi des belges se rendit en personne à Léopoldville (future Kinshasa) pour assister aux cérémonies consacrant la fin de l'union coloniale entre la Belgique et le Congo, et marquant la naissance sur la scène internationale de ce nouvel État francophone (langue officielle) d'Afrique.

Le Congo Belge devint indépendant le 30 juin 1960 en tant que « République du Congo » tandis que l'ancienne colonie française voisine du moyen-Congo adoptait le titre de « République du Congo » à son indépendance, le 15 août 1960. Les deux pays sont différenciés en fixant leur capitale à leur nom.

Dans l'armée du nouvel État indépendant, les blancs gardent le pouvoir. La radio accuse alors les anciens colons de complot contre le nouvel État, ce qui provoque la colère des soldats bangala et balubas qui se mettent à persécuter la communauté blanche. La Belgique menace alors d'intervenir militairement.

Le 11 juillet 1960, les dignitaires du Katanga, sous la direction de Moús Tshombe et à l'instigation de quelques colons belges, proclament l'indépendance de l'Etat du Katanga, en état de sécession depuis juin. Les autorités du Katanga créent alors leur propre monnaie et leur propre police. L'ONU propose sa médiation à la place des troupes soviétiques ou belges. Lumumba accepte alors la venue des casques bleus. Le sud Kasaï avait également proclamé son indépendance avant l'indépendance du reste du Congo, le 14 juin 1960. Ainsi, le gouvernement central perd ses deux provinces minières. Les troupes de l'ONU, censées intervenir pour mettre fin à la sécession, n'agissent pas.

Le Premier ministre Lumumba appelle alors l'Union soviétique à l'aide, les soldats balubas et bangala n'étant pas représentés dans le gouvernement, ils commettent alors un coup d'État en septembre, et renversent le Premier ministre. Au sein de l'armée, devenue complètement africaine, le général Mobutu prend les rênes et installe un gouvernement de commissaires.

Mobutu est bientôt soutenu par les États-Unis, qui voient d'un mauvais oeil le socialisme de Lumumba. Les médias occidentaux montrent en effet Lumumba du doigt et salue la sécession katangaise comme seul rempart de la liberté individuelle contre l'étatisme.

La première guerre du Congo commence en 1962. Le gouvernement central s'attèle à reconquérir les provinces sécessionnistes. L'assassinat de patrice Lumumba en 1961, déporté par Mobutu au Katanga, et la reprise du katanga et du sud-kasai marqueront le début de l'ascension du général Mobutu SESE Seko.

Une fois Lumumba éliminé, les troupes de l'ONU, immobiles, passeront soudainement à l'offensive avec les troupes de Mobutu pour reconquérir les deux provinces rebelles. (C'est ce qu'on appelle the UN betrayal.)

Le titre « République démocratique », un nouveau drapeau et une nouvelle devise sont adoptés en 1964

En 1965 le Congo est pacifié, toutes les révoltes tribales, ethniques ou des partisans de Lumumba ont été matées.

La première République démocratique du Congo sous Mobutu (1965-1971)

Mobutu Sese Seko s'empare définitivement du pouvoir en1965. La libération de Stanley ville marque le début des années de guerre qui se poursuivirent jusqu'en 1966. Toute cette région vit des atrocités qui firent au moins 500 000 morts civils et militaires. Il faudra l'intervention de troupes étrangères pour mettre fin à ce carnage. Après les décrets de 1966, 1967 et 1969, les mines et les plantations sont nationalisées.

En 1971, commence la politique dite de l'authenticité, africanisation des noms pour les citoyens, les villes, les rivières, et le pays lui-même qui devient le « Zaïre ».

Dès lors il n'y aura plus de confusion avec la « République congolaise » voisine dont le nom va aussi être modifié en « République du Congo », mais les deux républiques du Congo étaient généralement distinguées par leur capitale : on parlait de Congo -Léopoldville et de Congo Brazzaville.

Dans les années qui suivent la prise du pouvoir par le général joseph désiré Mobutu ce dernier entame à partir de 1972 une campagne d'« authenticité » afin de maintenir sa popularité. Le pays est renommé République du zaïre en 1971 d'après un mot local pour rivière, et portera ce nom jusqu'en1997. De même, le fleuve Congo est rebaptisé Zaïre et une nouvelle monnaie, le zaïre, divisé en 100 makuta (singulier likuta), remplace le franc. Les noms des personnes sont africanisés. Le général Mobutu prend le nom de Mobutu Sese Seko et oblige tous ses concitoyens à supprimer les prénoms à connotation occidentale et à rajouter un « post non  ». L'abacost est promulgué, interdisant le port de costumes occidentaux, et de nombreuses villes sont rebaptisées.

À partir de 1974, de nombreux biens des étrangers sont confisqués (zaïrianisation), nombre d'étrangers commencent à quitter le pays.

L'économie se met à péricliter avec la hausse du prix du pétrole (double choc pétrolier) et la baisse de celui du cuivre. La corruption et la mauvaise gestion entrainent une inflation vertigineuse. La banque centrale de Kinshasa faisant l'objet de ponctions des dirigeants, le FMI impose en 1978 Erwin Blumenthal à la tête de la banque centrale pour endiguer les détournements d'argent mais celui-ci ne peut se maintenir longtemps. Les hauts fonctionnaires zaïrois investissent l'argent détourné sous forme d'avoirs dans des pays occidentaux.

Mobutu est renversé par Laurent Désiré Kabila en 1997 lors de la première guerre du Congo. Le pays retrouve son nom de République démocratique du Congo. En janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila est assassiné à Kinshasa dans des circonstances mal élucidées. Au lendemain de ses obsèques nationales, son fils, Joseph Kabila, est investi président de la République par le parlement provisoire réuni en session extraordinaire. Âgé de vingt-neuf ans, il a grandi à l'étranger, en Tanzanie et en Ouganda, avant de revenir dans l'ex-Zaïre en 1996. Formé militairement en Chine, il parle le swahili, le français et l'anglais. Dans son premier discours, il s'engage à restaurer la paix afin de relancer le processus démocratique. Pour obtenir un soutien international, il effectue des visites diplomatiques dans dix-huit pays. Manifestant sa volonté de renouveau, il forme un nouveau gouvernement en avril 2001 dont sont exclus les proches de son père et lève les restrictions sur les partis politiques en se prononçant pour la tenue d'élections au plus tôt alors que le dialogue intercongolais se poursuit à la suite de l'échec des rencontres d'Addis-Abeba, en octobre 2001, l'éruption du Nyiragongo, dans l'est de la RDC, en janvier 2002, ravage plusieurs villages et la ville de Goma (chef-lieu du Nord-Kivu et de la rébellion prorwandaise), provoquant la mort de plusieurs centaines de Congolais. Fort d'une quasi-légitimité internationale, Joseph Kabila enregistre de nombreux progrès au cours de l'année 2002. Après le retrait officiel de toutes les armées étrangères (rwandaise, ougandaise, angolaise, namibienne et zimbabwéenne) entre l'été et l'automne 2002, le processus de paix et de réconciliation nationale connaît une avancée importante en décembre 2002, avec l'accord de Pretoria sur la transition en RDC. Finalisé en avril 2003 après de difficiles négociations, favorisées par le président sud-africain Thabo Mbeki, cet accord prévoit la mise en place d'un gouvernement d'union nationale et la création d'une nouvelle armée nationale incluant les groupes d'opposition armés. Après la promulgation d'une nouvelle Constitution, Joseph Kabila forme en juillet 2003 un gouvernement de transition avec les représentants du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) d'Azarias Ruberwa et du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Mbemba, ainsi que de l'opposition politique non armée et de la société civile. Pour autant, les affrontements se poursuivent dans l'est du pays, nourris par des rivalités ethniques entre bandes armées. Le départ des troupes ougandaises est suivi de massacres interethniques entre milices Hema et Lendu autour de la ville de Bunia, en Ituri. Ce regain de violence entraîne le déploiement, en juin 2003, d'une force internationale dirigée par la France et mandatée par l'ONU afin de protéger la population civile. Celle-ci est remplacée quelques mois plus tard par un contingent de Casques bleus -- les effectifs de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) comptent alors près de 17 000 soldats, ce qui fait de la MONUC la plus importante des missions de maintien de la paix menées par l'ONU.

Au même moment  les affrontements continuent dans l'est du pays, la transition démocratique se poursuit en décembre 2005 avec l'adoption par référendum d'une nouvelle Constitution, approuvée par 83,8 p. 100 des suffrages. Elle s'achève en juillet 2006 par la tenue d'élections générales historiques  il s'agit du premier scrutin libre et démocratique depuis l'indépendance. Ces élections, qui concernent plus de 25 millions de Congolais (l'un des plus grands électorats dans le monde), font l'objet de la plus grande attention de la part de la communauté internationale et se déroulent sous haute surveillance. Marquées par une forte participation malgré les difficultés d'organisation et les violences, elles se soldent par la victoire de Joseph Kabila, avec 58,05 p. 100 des suffrages au second tour du scrutin présidentiel, face à Jean-Pierre Bemba, qui conteste ce résultat.

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