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Analyse et gestion du risque dans le système bancaire: cas du risque monétique et de la monnaie électronique au Sénégal

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par Ulrich Evrard LEYINDA LEKINGANI
Académie Sherbrooke Dakar - Master européen en management et stratégies financières 2011
  

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Première partie : Cadre de référence

CHAPITRE I : REVUE CRITIQUE DE LITTERATURE

Si la nature de la monnaie dans tout système monétaire est unique, il existe plusieurs sortes d'instruments de circulation que l'on regroupe souvent dans la littérature économique sous le terme de « formes de la monnaie ». En réalité, l'étude de ces formes inclut celles des techniques d'émission des différents instruments monétaires, tout autant que la description des instruments de circulation eux-mêmes. Dans ces différentes formes de monnaie, on retrouve la monnaie métallique, la monnaie fiduciaire, la monnaie scripturale et la monnaie électronique ou monétique qui fait l'objet de notre étude.

Section 1 : Les fonctions de la monnaie

A. La monnaie, intermédiaire d'échanges.

SAY J-B 6(*) (1803) note que « la marchandise intermédiaire, qui facilite tous les échanges (la monnaie), se remplace aisément dans ce cas-là par d'autres moyens connus des négociants, et bientôt la monnaie affluera, par la raison que la monnaie est une marchandise, et que toute espèce de marchandise se rend aux lieux où l'on en a besoin »7(*).

Il explique en fait que « les produits s'échangent contre les produits », donc « l'offre crée sa propre demande ». Dans ce sens, la monnaie est un voile et sert uniquement à faciliter les transactions économiques. Il précise ensuite qu'elle est une marchandise comme une autre, sa seule fonction est de servir d'intermédiaire des échanges. D'après les classiques, le niveau du taux d'intérêt permet d'équilibrer la demande de monnaie, par les investisseurs, et l'offre de monnaie, par les épargnants.

Selon J. M. KEYNES7(*) (1936) cette conception de la monnaie doit être remise en cause car la monnaie peut être désirée pour elle-même : en effet la monnaie peut être thésaurisée en vue de détenir des « encaisses de précaution » (pour faire face aux aléas de la vie), ou de « spéculation » (pour réaliser des profits rapides), il peut y avoir une demande de monnaie qui ne soit pas une demande de biens.

Il ajoute que plus un revenu augmente, plus la part épargnée du revenu s'accroît ; cette tendance à épargner davantage se fait aux dépens de la demande de biens. La monnaie n'est donc pas «un voile qui recouvre un troc».

Ce qu'il convient de retenir c'est que la monnaie en circulation peut être retirée du circuit par certains de ses détenteurs (répétons qu'il s'agit de détenir des « encaisses de précaution »), mais alors, s'il y a moins de monnaie en circulation, cela peut se répercuter sur la production de biens et services. Il y aura moins de demande de biens et services, les entrepreneurs vont donc diminuer leur offre et sans doute licencier.

Pour empêcher cet engrenage dangereux, Keynes suggère de faire intervenir l'Etat, par une politique de relance de la demande (hausse du salaire minimum, des allocations sociales, baisse du taux d'intérêt), afin que la production soit relancée pour éviter une récession.

* 6 Jean Baptiste Say (1803), Traité d'économie politique, réédition chez Calmann Levy, 1972.

* 7 John Maynard KEYNES, The General Theory of Employment, Interest and Money: parue en 1936.

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