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Contribution à  l'analyse de la chaàŽne de valeurs des produits agroforestiers : cas de dacryodes edulis (safou) dans le bas-Congo et à  Kinshasa.

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par Giresse BIFUBIAMBOTE SALAMBIAKU
Université de Kinshasa RDC - Ingénieur agronome/ économie agricole 2011
  

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3.1.3. Commercialisation

3.1.3.1. Moyens de transport

Un des facteurs qui rend difficile la commercialisation des safou est le manque de maîtrise des méthodes de conservation. Une fois récoltés, les fruits de safou doivent de ce fait, être consommés le plus rapidement possible, par exemple dans les quarante huit heures qui suivent.

Malgré le degré de risque de périssabilité que présente ce produit, un grand nombre des producteurs du Bas-Congo (56,5%) préfèrent vendre leur safou aux marchés urbains (ceux de Boma, Matadi et Kinshasa) ou aux marchés de collecte les plus proches (marché de Kimpese). L'autre fraction est composée de ceux qui peuvent vendre localement auprès des commerçants ou des simples passants. La figure 1 a illustrée les différents circuits de commercialisation de safou dans la zone d'étude.

Lorsqu'il faut vendre au marché, les fruits sont transportés par véhicule. Et pendant le transport, la difficulté récurrente rencontrée par les producteurs-vendeurs est dans la plupart des temps le problème de pourriture des fruits. Le mauvais état des véhicules et des routes occasionnent souvent des retards avant d'atteindre les marchés. Les producteurs qui sont situés près de marché de collecte transportent les caisses à pied, dans 61,3% des cas.

3.1.3.2. Conditionnement et prix de vente

Le conditionnement des fruits est fait souvent dans des caisses en bois de 40 cm sur 30 cm environ, préparés de manière à éviter un excès de chaleur interne par les espacements des bois. Certains encore préfèrent réemployer les filets d'emballage d'oignon de 25 kg. Quelques fois les paniers peuvent être utilisés pour le conditionnement des safou.

Ces trois types d'emballages représentent aussi les unités de vente en gros. Mais dans tous les cas, les caisses sont préférées aux deux autres types d'emballages. D'abord à cause de la bonne aération qu'elles procurent, mais aussi pour la rigidité, qui empêche toutes pressions sur les fruits très fragiles par ailleurs. Ce risque est bien connu de tous les producteurs.

La fixation de prix de safou, contrairement à d'autres denrées alimentaires locales, est laissée à l'avantage des producteurs. La majorité des producteurs (77,4%) en ont porté témoignage. Mais il faut reconnaître que le prix réel auquel le producteur vend sa production est obtenu après marchandage et une fois de plus les facteurs déterminants de cette négociation sont, le goût et le calibre des fruits. Sans oublier que le niveau de l'offre globale de safou sur le marché joue également sur le prix selon qu'il crée l'abondance ou la rareté.

Tableau 4. Prix et coût moyen de safou en 2010

Nature

Montant en FC

Prix bas moyen

22548,4

Prix élevé moyen

27451,6

Ecart

4903,2

Coût moyen de transport produit

2.354

Coût moyen de transport personne

4.350

Le tableau 4 renseigne que, en 2010, le prix le plus élevé de la vente d'une caisse de safou était en moyenne de 27451,6 FC (Maximum = 36000 FC et Minimum = 8000 FC). La dispersion des prix autour de la moyenne semble être homogène entre les producteurs dans des zones de production (CV = 24,2%).

Pour cette même période, le prix le plus bas de la vente d'une caisse de safou était en moyenne de 22548,4 FC (Maximum = 6000 FC et Minimum = 33000 FC). La dispersion des prix autour de la moyenne semble être homogène entre les producteurs dans des zones de production (CV = 26,8%).

Dans la structure des coûts, du moins de la récolte à la vente, le coût de transport prend à lui seul l'essentiel (70%) de tous les coûts possibles. Le coût de transport moyen par unité transportée a été d'environ 2.354 FC, le transport de l'individu (en dehors des produits) a varié autour de 4.350FC.

Sur base de cette réalité, et considérant que le rendement moyen de chaque producteur est de trente caisses, le profit des producteurs-vendeurs serait intéressant en période d'abondance aussi bien qu'en période de pénurie. L'estimation des coûts de transport représente dans ce cas plus ou moins 30% du prix de vente total en temps d'abondance et environ 10% en temps de pénurie.

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