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Contribution à  l'analyse de la chaàŽne de valeurs des produits agroforestiers : cas de dacryodes edulis (safou) dans le bas-Congo et à  Kinshasa.

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par Giresse BIFUBIAMBOTE SALAMBIAKU
Université de Kinshasa RDC - Ingénieur agronome/ économie agricole 2011
  

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DISCUSSIONS

La production et la vente du safou est fonction de la répartition de rôle ente les hommes et les femmes le long de la filière. On observe une dominance masculine dans la production (84%) ; au niveau de la vente, on observe une dominance des féminines (69%) dans le détail et les hommes eux interviennent beaucoup lors de vente en gros (31%). Nos résultats confirment ceux de Biloso et Lejoly (2006).

La pyramide des âges dénote que dans l'ensemble, l'âge des vendeurs tout comme des producteurs varie entre 14 à 64 ans. Quant à la production, c'est surtout des personnes ayant dépassé la cinquantaine d'âge qui s'y intéressent. Ses résultats rejoignent ceux de Liengola (2001), Biloso et Lejoly (2006) et Toirambe (2007) sur l'exploitation des PFNL en RDC. Notre étude révèle aussi que la majorité des acteurs au sein de la filière ont reçu une éducation formelle. Ce qui est intéressant pour la transmission des innovations et les concertations au sein de la filière safou.

Quant à l'ancienneté dans l'activité, nos résultats révèlent que les enquêtés interviewés exercent la vente tout comme la production des PAF en générale et de Dacryodes edulis en particulier depuis plus de 5 ans, et ont d'autres activités lucratives en dehors de la vente et la production de safou. Ces résultats ne rejoignent pas les conclusions de Biloso (2010) dans le cas de Gnetum africanum. Nos résultats se justifié par le fait qu'en milieu rural tout comme en milieu urbain, il est rare que les producteurs ou vendeurs des produits saisonniers vivent du revenu provenant d'une seule activité.

Cette étude relève que, le safou est essentiellement produit pour le marché. Les résultats montrent que 43,3% des paysans le destinent à la vente et 57,6% destinent ce produit à la vente et à l'autoconsommation. Mais les quantités consommées ne sont pas grandes car seules les safou présentant les fissures lors de la récolte sont laissées pour la consommation familiale. Au niveau des zones de production, deux modalités de vente sont pratiquées : les ventes groupées au village et dans le marché le plus proche, les ventes individuelles dans les maisons, la vente dans les marchés ruraux et parfois dans les marchés des villes.

Avec le prix bas moyen (période d'abondance) et élevé moyen (période de rareté) de vente de la caisse du safou respectivement de 22548,4 FC et de 27451,6 FC, les coûts de revient respectivement de 9333,3 FC soit 10,65$ US; nos résultats obtenus dénotent les marges nettes respectivement de 13215,1 FC et 18118,3 FC par caisse soit 14,7$ US et 20,1$ US pour les producteurs-vendeurs du Bas-Congo selon qu'on est à la période d'abondance ou de la rareté. En procédant par la vente groupée au niveau des marchés de Mbanza-Ngungu, le niveau d'investissement diminue à 9583,3 FC soit 10,65 $ US; la marge bénéficiaire nette par caisse s'élève respectivement à 25316,7 FC soit 28,1$ US et 20316,7 FC soit 22,6$ US par caisse selon qu'on est en période d'abondance ou de rareté de safou dans les zones étudiés. Ce qui représente 264,2 % et 212,0 % de la rentabilité financière de la production dans les zones d'étude.

Le prix de vente à Kinshasa est relativement supérieur par rapport au Bas-Congo, aussi bien pour le coût d'acquisition compte tenu au payement d'un bon nombre de taxes et autres perturbations socio-économique.

Il sied de signaler que les marges ainsi obtenues en 2010 sont basses par rapport à celles de Biloso et Lejoly (2006). Toutefois, les marges bénéficiaires dans le Bas-Congo sont inférieures par rapport à Kinshasa. L'atomicité de vendeurs et des acheteurs, le caractère principal du marché expliquent cet avantage.

Notre étude dénote que les taux de rentabilité sont respectivement de 15,74 % et 15,67 % pour les commerçants de Kinshasa tandis que pour ceux du Bas-Congo, le taux de rentabilité sont respectivement de 10,99 % et 1,97 %. En comparant ce taux de rentabilité de deux zones concernés par la présente enquête, il s'avère que ce taux est supérieur pour les vendeurs du marché de Kinshasa par rapport à ceux du Bas-Congo, bien que leurs coûts semblent être considérables.

Notre étude à aussi démontre que les acteurs du système de production et du système de commercialisation supportent plusieurs charges. Ces charges sont liées aux différentes étapes de la production et de la commercialisation des safou d'une part, et au coût d'opportunité du temps mis par voyage, au transport, au taxes, au ticket de place, à la manutention, à l'emballage, à la location de place, au gardiennage et aux frais de téléphone d'autre part.

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