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Les emprunts extérieurs du Rwanda et leurs implications sur la croissance économique du pays de 2006 à  2010

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par Jean KITAMPANGU MWANGU
Institut de management Kigali - En vue de l'obtention du grade de licencié en gestion option finances  2012
  

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4.2. ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Cette deuxième section se focalise sur les effets pervers associés aux emprunts contractés par le Rwanda. En fait, ce dernier a plusieurs sources de financement, à savoir les taxes, les dons et les dettes extérieures. Mais notons que la plus importante de ses sources de financement est constituée par ces dernières. Le Rwanda, comme d'ailleurs la plupart des pays en voie de développement, dépend de l'aide extérieure pour soutenir ses besoins de financement économique. Au fait, la quasi-totalité de ses besoins sociaux et économiques sont financés par des sources extérieures. Ceci fait que le poids de la dette augmente et en 2001 il était rangé parmi les pays les plus lourdement endettés.

La dépense extérieure du point de vue financier n'est pas sans effets économiques, politiques et sociaux pervers. Evidemment, il existe aussi des effets économiques positifs tant peu soient-ils. Tous ces effets, tant négatifs que positifs, font l'objet de notre analyse dans les pages suivantes.

4.2.1. Effets pervers associés aux emprunts extérieurs et intérieurs dans les pays

bénéficiaires.

Au fait, les demandes d'aide s'appuient presque toujours sur des considérations purement économiques ou politiques, c'est ce qui fait qu'elles aient la chance d'éveiller un intérêt sérieux chez les pays donateurs. Pour ces derniers, il est une évidence que les demandes d'aide touchent à leurs considérations d'ordre stratégique et politique.

En effet, nous nous proposons de présenter d'abord quelques différents effets pervers et ensuite quelques effets positifs de l'aide dans les sous sections qui suivent.

4.2.1.1. Effets pervers des emprunts extérieurs

Des faits obviés ont montré que la plupart des financements effectués par les pays donateurs visaient avant tout leurs avantages économiques, politiques et sociaux. Par exemple, les aides américaines accordées à la Corée du Sud avaient un objectif clair: démontrer aux pays asiatiques socialistes la «bonne face» du capitalisme américain.

a. Effets pervers politiques

Il est évident qu'aujourd'hui, le monde semble être piloté par les grands : l'Asie est un prolongement du «patrimoine» Américain ; l'Afrique est la part française et ses alliés.

· Perte d'indépendance politique

Selon la revue «La Nouvelle Relève No 827 du 23 au 27 décembre 2010», certains milieux politiques occidentaux reprochent au Rwanda le manque d'espace politique ou en d'autres termes le vide démocratique.85(*) Y'a-t-il une formule type de la démocratie en dehors de laquelle l'on n'est pas démocrate ?

Depuis plus de quatre décennies, la plupart des dirigeants africains ont chacun un parrain américain et/ou français, sinon on ne réalise pas le rêve de diriger un Etat en Afrique ou en Asie.

En 2010, la Belgique a accordé une aide au Rwanda d'environ 100, 000,000 d'euros pour permettre à ce dernier d'accélérer son processus de décentralisation. Mais, après avoir donné cette aide, l'ambassadeur belge d'ajouter : il y a, au Rwanda, un changement positif du point de vue de la croissance économique, mais le niveau de la démocratie est encore très bas.» Et comme l'on peut le voir, l'aide a toujours été affectée surtout dans le secteur qui intéresse le pays donateur. En outre, l'expérience démontre que les aides que les pays occidentaux donnent aux pays sous-développés sont toujours considérées comme une ingérence extérieure dont il est difficile de se détourner.

· Aide sous forme militaire

Dans la plupart des cas, l'aide accordée aux pays du Tiers Monde en général et au Rwanda en particulier est surtout orientée vers les dépenses d'armement.

Selon toujours la revue «La Nouvelle Relève No 827 du 23 au 27 décembre 2010», «les démonstrations militaires effectuées par la brigade spéciale formée à Nasho dans la circonscription de Kirehe, Est, ont témoigné de la puissance rwandaise dans la région et partout ailleurs. Sur la colline de Nasho, les militaires ont manipulé de petites et grandes armes automatiques, celles d'artillerie et bombes. Ils ont sauté de l'hélicoptère à titre démonstratif de leurs capacités militaires.»86(*)

Une interrogation demeure : pourquoi les gouvernements des pays moins avancés n'interviennent-ils pas massivement dans l'éducation primaire, secondaire et universitaire dont on sait qu'elle pourrait améliorer la productivité des actifs.

En fait, ne voit-on pas de temps en temps que les dépenses du secteur éducatif ne sont-elles pas réduites à la baisse dans ces pays ?

b. Effets pervers économiques des emprunts extérieurs

Toutefois, la dépendance constante du budget national à l'égard de l'aide extérieure constitue l'une des contraintes structurelles auxquelles doit faire face le pays en matière de mobilisation des ressources. La recherche des ressources alternatives de développement demeure dans ce contexte un élément essentiel de la stratégie des pouvoirs publics à long terme.

Les effets pervers sont nombreux comparés aux avantages liés à l'aide. Il s'agit notamment:

· de la perte d'indépendance économique

Au fait, on a toujours relevé plusieurs griefs dans le fonctionnement de l'aide, à savoir: la création de la colonisation et surtout le cas de l'aide bilatérale qui, souvent, a été considérée comme étant une aide liée car elle fait marcher l'économie du pays donateur.

· de l'obligation d'emploi d'une main-d'oeuvre expatriée

La plupart des pays africains sont victimes de cette pratique. Pendant plus de quatre ans le Rwanda s'est vu imposé un expert du FMI originaire du Ghana à la tête de Rwanda Revenue Authority (RRA) parce que cette institution financière internationale lui avait accordé une aide. En effet, il fallait un surveillant de la part du FMI qui contrôle les entrées des recettes et leurs sorties. L'on pourrait se poser une question : qui était chargé de payer cet expert ? La réponse est claire : c'est le Rwanda, ce qui est une charge de plus pour ce dernier.

· du retard des efforts et initiatives au niveau local

Les emprunts extérieurs constituent un obstacle étant donné qu'ils ne permettent aux habitants du pays bénéficiaire de fournir un quelconque effort pour pouvoir prendre des initiatives en rapport avec leur développement.

Au fait, nous épousons l'idée selon laquelle «le développement n'est pas ce qu'on apporte, c'est ce que l'on fait éclore ».87(*) 

En fait, pas de développement si son bénéficiaire n'est pas son promoteur et/ou s'il est encore dicté ou s'il a encore les mains liées.

· du problème chronique du service de la dette

Le pays bénéficiaire des emprunts doit non seulement restituer le principal mais également les intérêts. Bien plus, il doit assurer le paiement du salaire au personnel affecté au service de la dette. Le service de la dette est la somme que l'emprunteur doit payer chaque année pour honorer sa dette. Il ne faut pas le confondre avec la charge de la dette, qui ne recouvre que le poids des intérêts seuls. Cette somme comprend deux parties:

· Les intérêts qui sont calculés en appliquant un taux d'intérêt au capital restant dû (la somme qui n'a pas encore été remboursée). Ce taux d'intérêt a été fixé au moment de l' emprunt.

· Le principal, c'est-à-dire le montant du capital emprunté qui est remboursé chaque année (annuité). Ce montant dépend donc de la durée et du montant total de l'emprunt (par exemple on peut rembourser un dixième de la dette pendant dix ans).

En fait, la dette publique du Rwanda constitue un obstacle majeur à son développement économique. La dette publique s'élève à environ 1.5 milliards $US et est plus grande que le PIB national actuel de 1.3 milliards de $US (données de 2000). Environ 75 % de la dette publique sont dus à la Banque Mondiale et autres bailleurs multilatéraux. Celle-ci s'est accumulée à un taux supérieur à la capacité du pays à produire les moyens nécessaires au remboursement de la dette.88(*)

Un retour à un niveau viable de dette, c'est-à-dire où la dette existante peut être remboursée confortablement sans mettre en danger les perspectives de croissance du pays, est prévu pour 2015. Cependant, un allègement continu des dettes et un financement par subventions émanant des bailleurs seront toujours nécessaires, du moins à moyen terme, de même qu'une hausse significative des recettes d'exportation est essentielle afin d'éviter de retourner à la situation actuelle.89(*)

· de l'imposition du système économique

Il apparait que l'impérialisme économique perpétré par les pays occidentaux est plus que jamais considéré comme étant la pénétration et l'extension du système capitaliste partout au monde. Il est en fait question de la recherche de nouveaux débouchés extérieurs et le rétablissement du taux de profit anormal.

Aujourd'hui, le monde semble être piloté par les grands : l'Asie est un prolongement du «patrimoine» Américain et l'Afrique est la part française. Il existe aujourd'hui une guerre économique qui oppose les pays occidentaux à la Chine. La présence chinoise en Afrique est taxée de crime par les pays occidentaux. Mais, une réalité est vraie : la Chine s'impose du point de vue financier et c'est incontournable. Le taux d'intérêt appliqué par la Chine quand elle prête aux pays africains, par exemple, est relativement bas comparé à celui appliqué par les pays d'Europe et les Etats-Unis d'Amérique.

Le FMI et la Banque Mondiale avaient demandé au Rwanda de libéraliser son économie s'il veut bien recevoir une aide financière. Cette demande a été exaucée, raison pour laquelle le pays bénéficie d'une aide financière et technique et est aujourd'hui classé parmi les meilleurs élèves selon les évaluations faites par les institutions de Bretton Woods.

Ainsi, le Rwanda reçoit depuis quelques années des supports financiers pour le financement de divers programmes de développement.90(*)

Eu égard à tout ce qui précède, nous considérons que notre première hypothèse selon laquelle le recours à l'emprunt extérieur comme mode de financement produit plus d'effets pervers que des avantages favorables à la croissance économique nationale;

· du soutien à la mégestion et au détournement des emprunts

Depuis la prise du pouvoir par le FPR, le Rwanda s'est doté d'un gouvernement crédible à cause des indicateurs suivants : la bonne gouvernance, la justice, la transformation économique et le bien-être social. Ce sont-là les quatre piliers sur lesquels le Gouvernement Rwandais veut construire le pays.

Pour mener à bien ces transformations sociales, le pays se dotera d'un Etat de droit, crédible et efficace, qui sécurise, rassemble et mobilise les rwandais sans discrimination aucune, stabilise les institutions et reconstruit la nation. Cet Etat sera doté de services publics allégés, bien structurés, aptes à formuler et piloter participativement des politiques effectives de bonne gouvernance et de développement, pour l'atteinte des objectifs locaux et nationaux, y compris la prise en compte de la diaspora et l'intégration régionale et international.91(*)

En fait, le secteur public rwandais s'est déjà doté d'un personnel intègre, un personnel actif qui privilégie l'intérêt général, c'est-à-dire un personnel dont le souci majeur est de servir de manière transparente l'Etat qu'il représente afin de mettre en pratique son programme du gouvernement qu'il représente.

Les autorités du Rwanda sont soucieuses des droits des citoyens qu'elles dirigent, de la bonne gouvernance et du bien-être de la population, avec un accent particulier mis sur le désenclavement effectif du pays.

Il joue un rôle majeur dans le développement cohérent des piliers et domaines transversaux de la vision nationale. Il veille en particulier sur la consolidation de la Nation, sur la sécurité et la stabilité internes et externes et sur l'intégration du pays dans la région et dans le monde.92(*)

En effet, la mise en place d'un Etat de droit est fondamentale. Il nous faut un Etat de droit qui vise principalement la politique de bonne gouvernance pour garantir la sauvegarde des intérêts de la nation. Il faut cet Etat pour abolir les vieilles méthodes de division et d'exclusion utilisées pour l'acquisition du pouvoir.

L'Etat facilitera la réconciliation et la négociation entre les partenaires politiques et sociaux d'une entente, un pacte social ou une plate forme politique et une déontologie minimale fondée sur les droits et les devoirs tout en évitant les débordements, et dont la mise en pratique éviterait au pays de continuer à se fourvoyer dans les méandres des divisions ethniques ou régionalistes. L'Etat mettra en place des lois et des règles de gestion efficientes lui permettant de lutter contre le despotisme, le népotisme mais surtout contre le clientélisme et la discrimination qui, dans notre histoire, ont miné l'Etat-nation et ont conduit à la désunion au sein de la communauté rwandaise.

Pour cette raison, l'administration publique se dotera, à tous les niveaux, dans la transparence et sur base des compétences, des ressources humaines qualifiées maîtrisant les problèmes du secteur public et même du secteur privé. La mise en place d'un personnel compétent et expérimenté permettra à l'Etat d'assurer à son tour la bonne gouvernance comprise comme gestion responsable, transparente, effective et efficace dans l'utilisation des ressources internes et exogènes, dans l'intérêt du pays.93(*)

Dans le cadre d'assurer la bonne gestion des affaires de l'Etat, les autorités Rwandaise ont mis en place le système des contrats de performance (imihigo) qui comporte un triple intérêt, à savoir:

· Inciter les agents de l'Etat à optimaliser leur savoir-faire, leurs compétences et aptitudes dans l'accomplissement des missions qui leur sont confiées ;

· Création d'une sorte de compétition dans la gestion des affaires de l'Etat, ce qui permet au gouvernement central d'atteindre les objectifs qu'il s'est assigné;

· Instauration d'un esprit d'intégrité et de fidélité aux promesses faites au peuple; c'est ce qui rassure et garantit une bonne gouvernance.

Tous les programmes de restructuration des services de l'Etat Rwandais visent toujours la mise en place d'une culture de la bonne gestion des affaires publiques. En effet, nous pouvons affirmer sans aucun doute qu'il n'y a encore eu un cas de mégestion et de détournement des fonds empruntés à l'extérieur qui sont conjugués au déséquilibre entre les réelles prévisions fiscales et les dépenses publiques et qui inhibent les effets positifs de l'endettement vis-à-vis de la croissance économique nationale. C'est ce qui fait infirmer notre deuxième hypothèse.

c. Effets pervers sociaux et culturels liés à l'aide économique

Il est indéniable que l'impérialisme politique, économique et social occidental est toujours manifeste et est aliénant. Selon Monseigneur BAKOLE, l'aliénation est la situation de celui qui ne s'appartient plus à soi-même, qui n'est pas son propre maître, qui dépend d'un autre en ce qu'il pense, sent et fait, bref, en tout ce qu'il est. C'est la situation de celui qui a perdu sa liberté et son identité propres.94(*)

Voici comment cet impérialisme politique et social est toujours présent et comment il est perpétré à travers l'aide extérieure. Depuis la traite des noirs et l'époque coloniale l'homme blanc se considère toujours comme étant un «ubermensch», superhomme. Il veut s'imposer partout et dans tout.

· Imposition d'idéologies

Par la voie des ondes, nous avons appris que le premier ministre britannique, Tony BLAIR, par sa propre volonté, s'est désigné lui-même comme étant le conseiller politique de son Excellence Président Paul KAGAME. En fait, une interrogation demeure ! Comment le premier ministre Tony BLAIR avait-il senti le besoin du Chef de l'Etat Paul KAGAMEd'avoir un conseiller politique supplémentaire ? N'est-ce pas là une sorte d'ingérence politique ? Quelque part, il y aurait une «usurpation de pouvoir» de la part du premier ministre britannique.

De par notre expérience, on est nommé conseiller par quelqu'un d'autre mais on ne se désigne pas seul. Au fait, un travailleur mérite son salaire en contrepartie du service rendu. Quel serait le salaire du nouveau conseiller du Président de la République ? Ce salaire, était-il prévu dans le budget de l'Etat Rwandais ?

La déclaration de Tony BLAIR dénote qu'il y aurait l'absence d'une culture politique ou sociale dans le chef de l'élite africaine appelée à diriger les différents Etats africains.

· Imposition de modèles culturels

Il n'y a pas longtemps que le gouvernement Rwandais venait de recevoir des compliments selon lesquels il était le seul dans la région à avoir, en son sein, un nombre élevé de femmes. C'est vrai qu'il faut lutter pour la promotion et l'émancipation du genre féminin, mais faut-il toujours copier le modèle occidental pour y parvenir ?

Toujours par la voie des ondes nous avons bien suivi les déclarations du nouveau premier ministre britannique, David CAMERON, selon lesquelles tout pays qui n'aura pas été favorable à la pratique et à la promotion de l'homosexualité ne sera plus classé parmi les pays bénéficiaires de l'aide britannique.

En fait, plus que jamais, les cultures occidentales veulent être implantées par force au monde. Il est clair que les femmes doivent s'émanciper de plusieurs façons. Il n'est donc pas indispensable de s'enfermer dans une seule vision occidentale d'émancipation, car les gouvernements ne le réalisent pas tous de la même façon et dans un même cadre.

Aujourd'hui le Rwanda est devenu un pays anglophone. En fait, apprendre une nouvelle langue est une richesse. Mais, ne l'oublions pas, «la langue oblige dans une certaine mesure à penser dans une certaine direction. Elle impose des catégories de pensée, des canaux bien précis pour atteindre le réel ».95(*) 

En effet, nous sommes conscients que cette option politique prise par le gouvernement Rwandais portera atteinte à l'éthique sociale rwandaise.

A partir de tout ce qui précède, le financement extérieur peut être considéré comme nuisible à la croissance et au développement du fait qu'il exerce une influence négative sur plusieurs aspects, à savoir : un faible taux d'épargne, un niveau de mendicité, une assistance internationale perpétuelle, etc.

4.2.1.2. Effets pervers économiques associés aux emprunts intérieurs

a. Transfert réel des ressources du secteur privé vers le secteur public

Le transfert des fonds du secteur privé vers le secteur public entraîne la répression de la consommation des agents économiques locaux tels les ménages, les entreprises privées, et particuliers. Cette situation entraîne, par ricochet, l'étroitesse de l'agrégat «investissement » dans le secteur privé.

b. Pénurie de la liquidité au sein des banques commerciales

En fait, d'une part, quand les banques commerciales achètent des bonds du Trésor émis par le gouvernement, elles vont connaître une pénurie ou une insuffisance de liquidité pouvant servir dans l'octroi des crédits aux agents économiques locaux.

D'autre part, étant à la recherche de liquidité, les banques commerciales peuvent s'adresser auprès de la Banque Centrale en utilisant comme gage les bons du Trésor qu'elles détiennent. En effet, cette situation entraine également l'augmentation de l'offre de monnaie au sein de l'économie.

4.2.2. Effets positifs des emprunts extérieurs

Tant que peu à n'importe quelle valeur et à n'importe quel volume, les emprunts extérieurs sont présents dans l'économie ouverte et jouent un rôle important en leur proportion. La croissance engendre le progrès technique et favorise l'accumulation du capital humain, c'est-à-dire les compétences possédées par la main-d'oeuvre et dont dépend sa productivité.

En effet, plus la croissance est forte, plus il est possible d'accroître le niveau d'instruction de la main-d'oeuvre, en investissant notamment dans le système éducatif. D'une manière générale, la hausse du niveau d'éducation de la population, par des moyens publics ou privés est bénéfique. La croissance permet de financer des infrastructures (publiques ou privées) qui la stimulent. La création de réseaux de communication efficaces favorise l'activité productive.

Aujourd'hui la relance de l'économie du Rwanda est tangible.

- Le développement du secteur agricole contribue avec 36% de PIB

- La production d'énergie électrique qui atteint 249.100 Mw/an avec objectif d'atteindre 289.000 Mw/an

- Les villages sont électrifiés

- Son revenu national a augmenté de 9,9% et l'inflation baisse de 3,2%

- L'objectif est de transformer l'économie de sa dépendance à 90% de l'agriculture vers une économie moderne fondée sur des secteurs différenciés.

- L'exportation plus importante du café et du thé constitue plus de 50% de la valeur totale

- L'industrie touristique est en pleine croissance,

- Les cultures de fleur pour l'exportation et l'élevage du poisson sont aussi en expansion.

* 85 Nouvelle Relève (la), No 827 du 23 au 27 décembre 2010

* 86 Idem

* 87 PISANI, E. La main et l'outil, Ed. Laffond, Paris, 1984, p 212

* 88 Banque Mondiale, Classement Mondial des pays, 2000

* 89 Vision 2020 du Rwanda, 8

* 90 www.rwandagov.com

* 91 MINECOFIN, 2002.

* 92 Idem

* 93 Idem

* 94 BAKOLE WA ILUNGA, Chemin de libération, Kananga, Ed. de l'Archidiocèse, 1978, p 38

* 95 PAUWELS, J. Cours d'Anthropologie, Grand séminaire N.D. d'Afrique, 1988 :60, Bukavu, Inédit

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