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Madagascar vers une croissance inclusive au développement durable.

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par Patrick BE
Toamasina Madagascar - Maîtrise 2016
  

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PARTIE II:

Actuellement, la croissance inclusive est devenue un instrument que beaucoup de pays1 utilisent pour leur politique de développement. Cette partie s'intéresse premièrement à l'analyse de l'inclusivité à Madagascar afin de donner, deuxièmement, quelques suggestions pour renforcer cette inclusivité au sein du pays.

1 Les pays de l'OCDE, d'Afrique du nord notamment la Tunisie, le Maroc, l'Algérie, et d'Afrique subsaharienne.

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CHAPITRE I : ANALYSE DE L'INCLUSIVITÉ À MADAGASCAR

Nous allons principalement nous focaliser pour cette analyse, sur la croissance, les inégalités et sur l'emploi premièrement, et deuxièmement sur autres critères de la croissance inclusive dont la situation de la corruption à Madagascar et celle des infrastructures.

SECTION I : LA CROISSANCE, LES INÉGALITÉS ET L'EMPLOI À

MADAGASCAR

Étant donné que la croissance inclusive s'intéresse non seulement au fait que la croissance soit partagée certes, mais aussi au taux de celle-ci nous amènent à examiner les étapes qu'ont traversé la croissance économique de Madagascar, avant de voir si cette croissance a été partagée et de quelle manière, égale ou inégale.

I : Présentation de la croissance économique de Madagascar

Depuis 2009, Madagascar est enlisée dans une crise d'une longueur inégalée à l'aube de l'histoire du pays et dont personne ne voit l'issue. D'origine politique, cette crise a provoqué des conséquences dramatiques dans le domaine économique du pays.

1 : Le produit intérieur brut (PIB)

En termes de P113 nominal, Madagascar a connu une augmentation de 2010 à 2014. En effet, le P113 est passé de 18 245 milliards d'Ariary en 2010 à 25 774,5 milliards d'Ariary en 2014. En terme réel, il est passé de 600 milliards d'Ariary en 2010 pour atteindre un niveau de 627 milliards d'Ariary en 2012 et 661 milliards en 2014.

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Tableau no VIII : Variation du FIB en terme nominal et en terme réel, taux de croissance et taux d'inflation

Année

PIB nominal

PIB réel

Taux de
croissance

Taux

d'inflation

En milliards d'Ariary

En pourcentage

2012

21 773,6

627

3,0

5,8

2013

23 397,0

642

2,3

5,8

2014

25 774,5

661

3,3

6,1

Source : INSTAT/DSY et INSTAT/DSM, Année 2015

Le taux de croissance a augmenté. Bien qu'il ait été négatif en 2009 ( 4,6%), en 2010 il a été positif. Il est passé de 0,3% en 2010 à 3,3% en 2014. Le taux d'inflation est passé de 9,2% en 2010, pour baisser au taux de 5,8% en 2012 et 2013 pour enfin atteindre 6,1% en 2014.

2 : Le PIB par secteur d'activité

D'après les résultats en 2012, la croissance économique reste faible comparativement à celle d'avant crise, mais elle s'est améliorée par rapport à celle d'année précédente. Le taux de croissance du P11B est passé de 1,5% en 2011 à 3,0% en 2012. La croissance du secteur primaire est en progression : 1,5% en 2012 contre 0,7% en 2011, suite aux performances des branches agriculture et élevage malgré une réduction drastique de l'exploitation sylvicole. Le secteur secondaire poursuit le chemin de la croissance en enregistrant un taux de 9,3% (contre 3,2% en 2011), propulsé par les performances de production de quelques branches. Le secteur tertiaire évolue positivement avec une croissance de 3% contre - 0,3% en 2011. Les branches d'activités liées au Tourisme et au transport aérien montrent un dynamisme certain suite aux investissements des opérateurs pour la promotion du secteur.

Les résultats en 2013 montrent que la croissance économique a connu une régression de 0,6 point en 2013, la croissance du P11B n'est que de 2,4% si elle était de 3% en 2012. Le secteur primaire a enregistré une baisse de 6,1% en 2013. Cette régression est due en grande partie à la diminution considérable de la production agricole (-12,8%). Par contre, le secteur secondaire a affiché un taux de croissance de 22,7% en 2013 contre 9,3% en 2012. Cette progression est essentiellement marquée par la performance des industries extractives

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(219,2%) avec l'augmentation de la production d'ilménite et la deuxième année de production de cobalt et de nickel. Le secteur tertiaire a connu une croissance modérée de 1,3% en 2013 contre 3,0% en 2012. Cette décélération est due à la baisse remarquable des activités liées au tourisme.

Le tableau suivant présente l'évolution du taux de croissance du PIB par secteur d'activité de 2012 à 2014.

Tableau no IX : Évolution du taux de croissance du FIB par secteur d'activité entre 2012 et 2014 (en %)

Année

2012

2013

2014

Secteur primaire

1,5

-6,1

3,3

Secteur secondaire

9,3

22,7

8,7

Secteur tertiaire

3,0

1,3

2,3

Source : INSTAT/DSY, Année 2015

En 2014, le secteur primaire a affiché un taux de croissance de 3,3% contre -6,1% en 2013. En effet, la branche de l'Agriculture a eu de bon résultat avec une hausse de production allant de -12,8% à 4,5%, notamment celle de la production rizicole (10,2%). De même pour la branche Elevage et Pêche, elle présente une croissance de 2,8% en 2014 contre 1,4 % en 2013. Cette croissance est expliquée par l'amélioration de la filière porcine (12,6%) et celle des volailles (12,7%) mais aussi de certains produits de pêche autres que la crevette. La branche sylviculture a enregistré une légère hausse de 0,9 point durant la période considérée, en raison du maintien des mesures de l'interdiction des exploitations et exportations des bois précieux.

Le secteur secondaire a présenté un taux de croissance de 8,5% en 2014 contre 22,7% en 2013. Ce recul s'explique par la décélération du rythme de croissance des industries extractives qui fonctionnent presque à pleine capacité de production. À cet effet, son taux de croissance est passé de 219,2% en 2013 à 25,9% en 2014. Il en est de même pour l'Agro-industrie, elle présente une croissance de 2,0% en 2014 contre 11,4% en 2013, à cause de la diminution de la performance des unités sucrières à Namakia et à Ambilobe. En outre, les activités des Zones Franches Industrielles ont fléchi par rapport à l'année précédente avec un taux de croissance de 2,1% en 2014 contre 5,9% en 2013. Ce fléchissement résulte de la

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poursuite de l'extension des marchés vers l'Asie et l'Europe, et la réintégration de Madagascar dans l'AGOA au mois de décembre 2014 qui n'a aucun effet sur les activités entreprises pendant l'année 2014.

Le secteur tertiaire a connu un taux de croissance de 2,3% en 2014 contre 1,3% en 2013. L'amélioration constatée dans ce secteur provient de la progression des activités de la branche des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) avec un taux de croissance de 3,1% en 2014 contre -2,2% en 2013, du Commerce (2,9% en 2014 contre -3,4% en 2013), et de la bonne tenue des activités relatives à des banques (5,3%), des transports de marchandises (3,4%).

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