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Madagascar vers une croissance inclusive au développement durable.

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par Patrick BE
Toamasina Madagascar - Maîtrise 2016
  

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2-2 : Actions institutionnelles et activités support

Les textes et documents fondamentaux (Charte Routière, Politique sectorielle, Stratégies de programmation) sont actualisés mais non approuvées à fin 2014.

Les activités transversales, en support du développement routier, ont également connu des ralentissements pour diverses raisons : restriction budgétaire, suspension des financements spécifiques des bailleurs de fonds, procédure de passation de marché. Ainsi, la campagne de relevé, de la consistance et de l'état du réseau routier (avec les indicateurs connexes) n'a pas été achevée ; les campagnes de comptage du trafic de véhicules n'ont pas pu être effectuées.

Au niveau de la gestion administrative et budgétaire, les projets d'investissement ont été défavorisés par les procédures et les régulations dont le taux de régulation des dépenses d'investissement sur financement interne a été fixé à 91 % au 4ème trimestre.

2-3 : Indicateurs de résultats

La chute des indicateurs d'activités (en linéaire de km ou avancement de projets), liée au contexte de crise, s'est encore aggravée en 2014 :

? le taux estimé de désenclavement des communes est passé de 63% en 2011 à 45% en 2012. Cette situation se dégrade encore pour l'année 2014 à cause de l'inexistence de financement pour la réhabilitation ou l'entretien de la quasi-totalité des routes rurales classées (routes provinciales notamment), le taux de désenclavement pour cette année est évalué à moins de 40%

? La dégradation du réseau des routes nationales, du moins pour la partie en bon état, a été sous contrôle. Estimée à 26% à fin 2012, la partie en bon état est passée à 25% à fin 2014. Cette situation résulte de la continuité du financement de l'entretien courant par le FER (Fonds d'Entretien Routier), malgré les problèmes de collecte de RER auprès des compagnies pétrolières. La baisse d'un point est attribuée au retard

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du déblocage des fonds pour l'entretien courant, anéantissant tous les programmes d'entretien de 2014.

Les problèmes et contraintes rencontrés pendant le processus des travaux sont représentés comme suit :

Sur le plan opérationnel, l'exécution des projets routiers est confrontée à des problématiques complexes qui handicapent sa productivité :

? La réalisation des projets routiers programmés, en période d'activités de pointe, reste tributaire de l'insuffisance d'opérateurs internationaux de grande envergure alors que les nouvelles entreprises installées connaissent souvent des problèmes d'adaptation techniques et organisationnels.

? Les PME, quant à elles, ne sont pas toujours professionnellement organisées ni matériellement équipées malgré les efforts sectoriels de renforcement de capacité. Pour ce fait, elles sont systématiquement handicapées dans les appels à concurrence des grands travaux dont les conditions des marchés privilégient les moins disant tout en requérant un niveau minima de chiffre d'affaires.

? Par ailleurs, le coût des travaux sur les routes nationales bitumées est généralement assez élevé du fait, d'une part, des contraintes de spécifications techniques et, d'autre part, de la variation difficilement maîtrisable du prix des intrants (bitume, acier, ciment, ...). Des efforts sont mis en oeuvre pour l'utilisation de nouveaux intrants et de matériaux locaux, mais ils restent pour le moment au stade expérimental.

? Les procédures administratives et budgétaires, nonobstant les multiples réformes, ne sont pas toujours de nature à améliorer l'efficacité d'exécution des programmes. On peut citer : les contraintes de la régulation trimestrielle, les exigences administratives de visa préalables ou de non objection des dossiers (particulièrement renforcées depuis 2010), mais également l'insuffisance de diligence au niveau de certains gestionnaires de projets.

? Enfin le patrimoine routier est systématiquement soumis aux aléas climatiques (dégâts cycloniques, ...) et depuis quelques années au phénomène d'incivisme avec destructions et vols d'ouvrages (buses métalliques, platelages de ponts, panneaux de signalisation, ...).

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