WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Madagascar vers une croissance inclusive au développement durable.

( Télécharger le fichier original )
par Patrick BE
Toamasina Madagascar - Maîtrise 2016
  

précédent sommaire suivant

2-1 : Banque Mondiale

La Banque Mondiale évoque la croissance inclusive pour désigner le rythme et le schéma de la croissance économique, concepts interdépendants et évalués simultanément. Selon l'approche de la Banque mondiale, une croissance économique forte est nécessaire pour réduire la pauvreté absolue. Néanmoins, pour que cette croissance soit durable, elle doit concerner un large éventail de secteurs et de vastes pans de la population active d'un pays. Cette définition implique l'existence d'un lien direct entre les déterminants microéconomiques et macroéconomiques de la croissance. De ce point de vue, la croissance inclusive met l'accent sur l'emploi productif, plutôt que sur l'emploi en soi ou la redistribution des revenus. La croissance de l'emploi résorbe le chômage et accroît les revenus, tandis que la croissance de la productivité peut augmenter le niveau de rémunération des salariés et des travailleurs indépendants.

2-2 : Banque Asiatique de Développement (BAD)

La BAD a adopté une stratégie d'entreprise (Stratégie 2020) dont l'un des principaux objectifs est de promouvoir la croissance économique inclusive. Dans ce cadre, la croissance inclusive est un concept qui va au-delà d'une croissance à large assise. Il s'agit d'une « croissance qui non seulement crée de nouvelles possibilités économiques, mais qui assure aussi l'égalité d'accès à ces opportunités à tous les segments de la société, et notamment aux pauvres » (Ali et Hwa Son, 2007). Un épisode de croissance des revenus est considéré comme inclusif dès lors qu'il : i) permet la participation (et la contribution) de tous les membres de la société, en mettant l'accent sur la capacité des pauvres et des catégories défavorisées à prendre part à la croissance (l'aspect non discriminatoire de la croissance), ce qui implique le fait de porter l'attention sur le processus de croissance ; et ii) est associé à un recul des inégalités dans les dimensions non monétaires du bien-être qui sont particulièrement importantes pour promouvoir les opportunités économiques, y compris l'éducation, la santé, la nutrition et l'intégration sociale (l'aspect de la croissance inclusive

8

qui réduit les désavantages), ce qui implique le fait de s'intéresser plus particulièrement aux résultats de la croissance.

2-3 : Banque Africaine de Développement (BAD)

La Banque Africaine de Développement (BAD) définit la croissance inclusive comme étant une croissance économique dont le résultat a plus de possibilités de développement socio-économique durable pour le plus grand nombre de personnes, de régions et de pays, protégeant en même temps les groupes vulnérables, tout ceci dans un environnement d'équité, de justice égale, et de pluralité politique.

2-4 : Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a récemment rebaptisé son Centre international en faveur des pauvres à Brasília, Brésil, en Centre international de politiques pour la croissance inclusive (IPC-IG), dont les travaux s'inspirent du principe selon lequel des sociétés plus égalitaires obtiennent de meilleurs résultats en termes de développement. Selon le PNUD, la croissance inclusive est considérée à la fois comme un résultat et comme un processus. D'une part, elle permet à chacun de participer au processus de croissance, en intervenant dans la prise des décisions et en étant acteur de la croissance. D'autre part, la croissance inclusive procure des avantages qui sont équitablement partagés. Elle implique donc une participation et une mise en commun des avantages.

La notion de croissance inclusive sous-entend l'action de favoriser l'autonomie des citoyens grâce à un taux d'emploi élevé, l'investissement dans les compétences, la lutte contre la pauvreté, la modernisation des marchés du travail et des systèmes de formation et de protection sociale pour aider tout un chacun à anticiper et à gérer les changements, et le renforcement de la cohésion sociale. Il est également crucial de veiller à ce que les fruits de la croissance économique profitent à toutes les régions de l'Union, y compris à ses régions ultrapériphériques, afin de renforcer la cohésion territoriale. Il faut garantir à tous un accès et des perspectives tout au long de la vie.

Les différentes définitions de la croissance inclusive font toutes référence à de nouvelles approches pour lutter contre les inégalités sociales, en particulier dans le monde en développement. Il s'agit notamment des inégalités de revenu et des actifs, à la fois

9

financiers et humains, des inégalités d'accès à l'éducation, à la santé et aux opportunités économiques ainsi que pour tous les aspects de la vie. La croissance inclusive tient compte des paramètres suivants : âge, genre, différences régionales ou géographiques, ainsi que l'équilibre entre secteurs.

II : Caractéristiques de la croissance inclusive

La croissance inclusive met l'accent sur le taux et le type de croissance, deux facteurs devant être abordés ensemble, car ils sont liés. Des taux élevés de croissance économique durable à long terme sont nécessaires pour réduire la pauvreté et doivent être accompagnés d'une augmentation des emplois productifs pour réduire à l'égalité. Les politiques pour une croissance inclusive doivent traiter de l'emploi productif, plutôt que de l'emploi en soi ou la redistribution des revenus, ce qui génère de nouveaux emplois et de revenus pour les individus, en contraste avec le potentiel autour de l'augmentation des salaires des personnes employées et les dividendes pour les travailleurs indépendants.

La notion de croissance inclusive est proche des programmes de croissance pro-pauvres. Ces derniers se concentrent principalement sur le bien-être des pauvres tandis que la croissance inclusive se préoccupe des opportunités d'emploi pour les classes moyennes et les pauvres. Il faut pour cela une vision à long terme et se concentrer sur l'augmentation du rythme de la croissance, sur la croissance de la productivité, et élargir la taille de l'économie tout en uniformisant les règles de jeu pour l'investissement et accroître les possibilités d'emplois productifs. En revanche, la croissance pro-pauvre a traditionnellement mis l'accent sur la mesure de l'impact de la croissance sur la réduction de la pauvreté, en analysant différentes mesures de la pauvreté.

Le rapport sur la croissance inclusive prend en compte sept secteurs clés à savoir :

? Emploi et opportunités : Offrir à tous des salaires équitables et une bonne condition de travail ;

? Éducation : Pour donner aux gens les outils dont ils ont besoin pour réussir ; ? Services financiers : Faire en sorte que leurs épargnes en capitaux soient productives ;

? Service d'infrastructure et de santé : Pour une main d'oeuvre mobile et connectée ;

10

? Lutte contre la corruption : Afin que ceux qui le méritent le plus soient récompensés ;

? Développement des actifs et entreprenariat : Pour favoriser la résilience et l'innovation ;

? Impôts et la redistribution : Justes et progressifs.

Enfin, nous pouvons dire que ce n'est pas la croissance qui importe mais la mise en oeuvre du bon type de croissance. Ainsi, la croissance et l'inclusion peuvent aller de pair où tous les dirigeants ont la responsabilité d'agir en ce sens afin d'atteindre les objectifs. En travaillant sur les bonnes politiques et les bons investissements, les entreprises et Gouvernement peuvent jouer un rôle clé pour assurer la réalisation de la croissance inclusive.

précédent sommaire suivant







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.