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Connaissance, attitudes et pratiques des femmes du quartier Katindo face à  la gestion des latrines.

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par Justin MUNFANO LUKONGE
Université Libre des Pays des Grands Lacs - ULPGL - Grade 2012
  

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V.2. Attitudes des femmes du quartier KATINDO face à la gestion des latrines.

L'hypothèse selon laquelle les attitudes des femmes du quartier KATINDO seraient défavorables à l'hygiène des latrines comme le non bouchage du trou, le partage des latrines avec les autres, les résultats de cette étude révèlent que plus de la moitié de enquêtées ont dit que les bénéficiaires de leurs latrines c'est leur ménage, 26% c'est le ménage et les visiteurs, 13,3% affirment que les bénéficiaires sont les passagers et enfin, 4,2% des enquêtées ont dit que les bénéficiaires sont leur ménage et les voisins.

Partant du partage des latrines, les résultats stipulent que plus de la moitié des enquêtées soit 53,1%, partagent leurs latrines avec les autres tandis que 46,9% de ces mêmes enquêtées ne partagent pas les leurs. Mais aussi ces mêmes résultats montrent que, parmi celles qui ne partagent pas leurs latrines, 53,5% ont peur de remplir leur fosse avant le temps, 42,7% quant à elles craignent la saleté pendant que 3,8% disent que les autres ont leurs toilettes.

Comme nous l'avions précisé bien avant avec les réponses anticipées aux questions de recherche, les résultats de cette étude nous amènent à affirmer l'hypothèse selon laquelle les attitudes des femmes du quartier KATINDO seraient défavorables à l'hygiène des latrines comme le non bouchage du trou, le partage des latrines avec les autres

V.3. Pratiques des femmes du quartier KATINDO face à la gestion des latrines.

L'hypothèse selon laquelle Le non entretien des latrines, le manque de nettoyage régulier, le non déchargement des latrines seraient les pratiques des femmes du quartier KATINDO face à la gestion des latrines ; les résultats de cette recherche montrent que la grande majorité soit 91,3% des enquêtées nettoient leurs latrines contre une minorité de 8,7% qui ne le font pas. Aussi cette étude stipule que la plus part soit 34% le font une fois seulement par semaine, 24,8% le font à plus de quatre fois par semaine, mais aussi 21,2% le font deux fois par semaine et enfin 19,9% le font trois fois par semaine.

Il ressort de cette recherche que plus de la moitié soit 55,5% disent que leurs latrines n'ont pas de porte, tandis que 44,5% affirment qu'elles en ont. Parmi les enquêtées dont les latrines n'ont pas de porte, près de la moitié soit 46,2% utilisent un morceau de tôle pour fermer, 25,3% d'entre elles utilisent une bâche, 18,8% font usage d'un rideau et enfin, 9,6% utilisent soit un pagne soit un essuie-mains.

Concernant l'usage des produits nécessaires pour le nettoyage, les résultats montrent que des enquêtées, ayant des latrines, la majorité des enquêtées soit 66,3% ont des produits nécessaires pour nettoyer leurs latrines et 33,7% disent qu'elles n'en ont pas. Nous constatons que, parmi celles qui ont des produits de nettoyage, près de la moitié des femmes enquêtées soit 48,6% utilisent l'omo pour nettoyer leurs latrines, 19,8% d'entre elles utilisent la créoline, tandis que 14,9% utilisent Dettol et Chlora mine, 11,3% utilisent la cendre pour nettoyer et enfin, 5,4% seulement utilisent le Germol liquide. Pour celles qui n'en ont pas, 39,8% disent que les produits sont indisponibles sur le marché, 30,1% n'ont pas d'informations sur les produits de nettoyage, 29,2% quant à elles n'ont pas de moyens pour s'en procurer et 0,9% n'ont pas d'organisation.

Nos résultats obtenus dans cette étude sont presque semblables à ceux de Francisca KAYIRA VYAKWAVUSA, dans son étude sur « évaluation du niveau de participation de la population dans la lutte contre le paludisme, cas de l'aire de santé MURARA » portant sur 167 ménages, presque la moitié des ménages enquêtés soit 49,7 % désinfectent les latrines par des produits chimiques, soit par la cendre. En outre 43,1 % de ces mêmes ménages quant à eux, font le lavage régulier de leurs latrines. Le reste (7,2 %) en couvrant leurs latrines

Concernant ce qu'on fait, une fois les latrines pleines, ce qui découlent de cette étude, plus de la moitié des enquêtées soit 54,9% affirment qu'une fois leurs latrines pleines la déchargent et 37% de ces mêmes enquêtées l'abandonnent seulement tandis que 8,1% l'utilisent comme ça malgré qu'elle est pleine. Cette même étude révèle que plus de la moitié soit 51,8% des enquêtées comptent commencer à boucher les trous de leurs latrines, 27,7% comptent faire usage du cadenas tandis que respectivement 10,4% et 10,1% comptent commencer à respecter les règles d'hygiène et commencer à faire la séparation des toilettes des parents de celles des enfants.

Les résultats de notre enquête sur terrain nous poussent à infirmer l'hypothèse selon laquelle le non entretien des latrines, le manque de nettoyage régulier, le non déchargement des latrines seraient les pratiques des femmes du quartier KATINDO face à la gestion des latrines.

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