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Apport de la peine de servitude pénale dans la resocialisation du délinquant en droit positif congolais


par Orcelin BAKEBA DIASIVI
Université Révérend Kim  - Graduat 2017
  

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02. HYPOTHESE DU TRAVAIL

Être chercheur ne signifie pas seulement se fier aux avis des autres personnes sur un sujet donné. Prof MAYELE définit l'hypothèse comme étant : une réponse provisoire donnée aux questions de la problématique. Elle servira de fil conducteur, car elle est une conjecture ou une proposition de réponse à la question posée4.

« Dans la société organisée, l'État assume la responsabilité de l'ordre public et du bien commun. Aussi en face d'une infraction qui vient de se commettre, l'on ne peut concevoir que la vengeance privée puisse se faire satisfaire, c'est donc l'État qui doit punir les fautes pénales commises par les membres de la communauté, soit à l'intérieur du territoire national, soit en dehors de ce territoire. La sauvegarde de la paix sociale l'exige. Et, pour y parvenir, l'État se dote de certains organes « la police judiciaire, le parquet, les cours et tribunaux »5.

C'est pour quoi Monsieur André Kuhn pense qu' « On va chercher à éviter la commission de nouvelles infractions en essayant de « redresser » le coupable. On va essayer d'améliorer la personne de manière à l'amener à se conformer aux règles sociales à l'avenir. Cette fonction de la peine ne peut exister que lorsqu'il y a une prise en charge de l'individu. Or, je vous rappelle que la peine la plus fréquemment infligée, qui est une sanction pécuniaire, n'est pas resocialisante. Cette conception de la sanction pénale, part de l'idée qu'un individu est malade s'il commet une

4 Jean-Pierre MAYELE ILO, directives pour rédiger un travail scientifique suivi de recherche scientifique sur internet, Ed. MPALA, LUBUMBASHI, 2001, p.58

5 Me. HATA GUY, procédure pénale actualisée, APA collection,Kinshasa, p.3, inédit.

4

infraction et qu'il s'agit de le soigner. L'aboutissement extrême de cette théorie ce serait un modèle médical »6.

Toutefois, Il faut noter et comprendre que la privation de la liberté ou l'emprisonnement n'est qu'une possibilité pour la réintégration, la resocialisation du délinquant dans la société.

Nous pensons qu'il faut résoudre la cause de la délinquance que de résoudre la personne du délinquant; c'est-à-dire dans le but poursuivi par la prison, il faut chercher aussi à éduquer de toute manière que possible le délinquant ; moralement, physiquement, psychologiquement, spirituellement, socialement et pourquoi pas financièrement car nombreux, sont des délinquants qui commettent des infractions par ces causes citées ci-haut dont le résultat de leur changement ou amendement vis-à-vis de la société dépend ou encore repose sur ces situations.

Punir sans objectif n'est que veine ; on punit pour entrainer l'amélioration du délinquant c'est-à-dire on envisage l'amendement et le changement de celui-ci.

En ce qui concerne le traitement du délinquant dans la prison ; on doit traiter la personne du délinquant dignement en prison en mettant en place des mécanismes, formations et éducation pouvant l'aider à se resocialiser effectivement dans la société. Avant la période qui nous concerne pour l'analyse, les mécanismes de réinsertion sociale du délinquant étaient effectifs à la prison centrale de MAKALA au pavions 11, cette pavions était consacrer à l'apprentissage des différents métiers pour le détenu par exemple la menuiserie, la maçonnerie... malheureusement c'est ne plus le cas actuellement par la faute au sur chargement et la surpopulation à la prison.

Les délinquants après la prison il est constaté qu'ils sont stigmatisés, c'est-à-dire rejeter, méprisé par les membres de la société ; la société n'est pas prête à recevoir une personne venant de la prison quel que soit son amendement. D'ailleurs celui-ci bénéficie de l'étiquetage du qualificatif criminel, prisonnier et autre.

6 André KUHN, cours de criminologie troisième graduat, université de Lausanne, 2007-2008, p.53

5

Après la prison, le délinquant devient nul dans la vie parce qu'il est rejeté par la société et les hommes normaux. D'ailleurs sa vie devient misérable et plus même par le fait qu'il ne soit pas préparé à rejoindre les hommes normaux vivants dans la société, son honneur et sa réputation est le pure que vous pouvez l'imaginé...

Les obstacles sur l'efficacité de la peine de servitude pénale sont nombreux à tel point que la constitution et le statut de Rome prévoient plusieurs règles qui sont pour l'homme dans la société inviolable quelles que soit les fautes que celui-ci pouvait commettre face à la société mais malheureusement la pratique nous renseigne le contraire avec le traitement cruel et inhumain réservé aux détenus.

En ce qui concerne l'efficacité de la prison, celle-ci n'est pas probable vu le taux de récidive, la délinquance d'habitude et le taux de la criminalité actuelle surtout à Kinshasa la capitale de la République Démocratique du Congo. Où la population vit sous le phénomène KULUNA dont la plupart des délinquants qui y oeuvrent sont des récidivistes avéreux.

Toutefois, il est toujours important de vivre dans la société où la prison existe mais seulement il faut que la prison soit à mesure d'éduquer, d'amender et de resocialiser les délinquants, pour qu'ils soient utiles après leur incarcération.

Ainsi prend fin nos hypothèses et dans le souci de bien comprendre notre sujet, nous allons maintenant à l'intérêt.

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