3.3 Les investissements relatifs au risque principal
Afin de limiter le principal risque perçu, le
risque financier, les entreprises ont travaillé sur la garantie de la
transaction, la garantie de sécurité vis à vis de la carte
de crédit (applications contre la fraude) et l'option de paiement
alternative.
Les outils de sécurité sont principalement
« le cadenas » dans la barre d'état du navigateur et
l'adresse de la page avec https:// au lieu de http://. Ces indicateurs sont
fiables, puisque affichés par le navigateur, à la
différence des affirmations sur les pages du site web.
D'autres sites, toujours dans un souci de solutionner ces
risques, proposent huit types de paiement différents : carte
bancaire, chèque, prélèvement et des outils plus
sophistiqués (compte achat, crédit virtuel, ...).
L'Etat, quant à lui, a récemment ouvert le premier
« Centre de surveillance du commerce électronique »,
unité décentralisée de la Direction Générale
de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes
(DGCCRF). Cette unité est chargée de surveiller la
légalité des transactions marchandes par Internet, de
gérer le courrier envoyé par les consommateurs et les entreprises
et de recevoir les plaintes.
Avec l'utilisation de ces différents outils et
pratiques, le rapport de la
Commission Nationale Informatique et
Libertés (07/03) félicite les sites de commerce
électronique pour la sécurité des transactions et la
protection des données personnelles. Les entreprises et l'Etat ont donc
bien pris conscience de la nécessité d'investir dans des
solutions sécuritaires afin d'accroître le domaine de l'achat en
ligne. Cependant, contrairement à des pays où le débat
public a fait rage, en France, ces outils de sécurité mis en
place, existent, mais passent relativement inaperçus dans les esprits ou
sur le site lui-même... (Bernat, 2001).
Cette 1ère partie nous a permis d'éclaircir
l'aspect théorique concernant le risque
perçu et de le comparer au commerce
électronique.
Ainsi, nous aurons souligner la complexité du risque
avec le risque perçu, le risque objectif et l'attitude envers le risque,
son importance dans le comportement d'achat. ; ses différents
déterminants selon le consommateur, le produit et la situation ;
les conséquences au niveau de ses principales dimensions :
temporelle, financière, performance, physique, psychologique et
sociale ; et les attitudes envers le risque selon les individus, avec les
mesures et les outils de réduction.
Au niveau du commerce électronique,
malgré un taux d'accroissement important et le développement des
sites, du haut débit..., la France marque un retard, en proportion de la
population, par rapport à des pays identiques depuis 1998. Le minitel
joue un rôle important dans ce retard. Les risques perçus, avec
principalement le risque financier, et la persistance des non-internautes sont
également des freins auxquels les sites web doivent faire face et
proposer des solutions afin de développer l'expérience de
l'internaute.
Dans le but d'analyser la pertinence des
différents risques perçus en 2004, nous allons nous attarder,
dans cette 2ième partie, à la présentation de
l'étude empirique.
|
2ième partie :
|
Description de l'étude empirique
|
Dans cette deuxième partie,
nous allons présenter la recherche terrain menée autour de notre
problématique de l'évolution du comportement d'achat sur
Internet. Nous allons tout d'abord abordé l'aspect méthodologique
avec le choix de la mise en place d'un questionnaire, puis nous exposerons
l'objet de ces recherches, avec la présentation des
hypothèses.
Une deuxième phase, à cette première
partie, traitera du questionnaire avec l'aspect distribution, son contenu et
les outils de mesure utilisés afin de vérifier les
hypothèses.
|
Chap.1
|
Exposer la démarche méthodologique adoptée
|
Quels sont les grands axes de notre
étude ? Que cherche t'on à vérifier ? Tels sont
quelques questions basiques mais nécessaire afin de clarifier nos
recherches et de concevoir un outil d'étude pertinent. Ainsi, nous
expliquerons notre choix portant pour une étude quantitative, puis nous
détaillerons nos volontés de recherche en présentant nos
hypothèses.
1.Pourquoi une étude empirique et sous quelle forme ?
|
1.1 Objet de l'étude
L'objet de cette étude est de constituer un
état des lieux du commerce électronique vis à vis du
comportement de l'internaute, en 2004, avec leur comportement et
ressenti ; cela en mesurant l'importance des risques perçus que
nous comparerons à 1999.
Des théories existent pour parler de la théorie
du risque perçu, mais aucune théorie ne reprend une
évolution du risque perçu dans l'Internet. En effet, vu la
nouveauté du domaine abordé, le recul est nécessaire sur
plusieurs années et n'apparaît que maintenant.
Pour mener à bien ces recherches et regrouper de
nombreuses informations, une étude terrain, de grande envergure est
nécessaire.
Mon étude sera donc inductive et quantitative avec une
détermination du modèle à partir de nombreuses
observations. Mon objectif est de déceler les propriétés
essentielles d'un terrain d'étude, qui est le risque perçu sur
Internet, et d'observer l'évolution de ce ressenti. Ces observations
terrains me permettront d'établir une théorie sur les risques
perçus et leurs évolutions.
Pour observer ces évolutions, je me baserai donc sur
une étude archivée (questionnaire et analyse 1999) et un
questionnaire sur le terrain (2004).
1.2 Présentation de l'étude archivée
(1999)
Cette étude de 1999 a été
réalisée sur 120 étudiants, utilisateurs d'Internet. A 38%
quotidiennement, 52% régulièrement et 10% rarement. Sur ces
interrogés, 9% ont déjà achetés en ligne.
La perception des risques se classe en quatre classes, selon
leur taux d'importance. La première classe est constituée du
risque de sécurité, la seconde classe du risque de prix, la
troisième classe du risque de marque du site et du risque produit puis
la quatrième classe regroupe le risque de contenu du site,
d'intimité et de perte de temps.
La demande de réduction de ces risques reprend les
mêmes priorités : au plus le risque perçu est fort, au
plus la demande de réduction de ce risque sera forte.
Au niveau des cas réels d'achats, nous observons
différentes caractéristiques. Le prix a une grande influence vis
à vis de la sécurité. En effet, le bas prix est plus
important que le risque de sécurité. Les questionnés
préfèrent acheter en magasin que de payer moins cher mais en
passant un temps de recherche important sur Internet. Les personnes qui
préfèrent acheter sur Internet perçoivent un risque de
perte de temps moins important que les autres. Les interrogés
préfèrent acheter dans le magasin physique d'un « click
and mortar » plutôt que d'acheter chez ce « click and
mortar » sur Internet et devoir payer des frais
d'expédition.
Au niveau de l'attitude envers le risque, au plus la personne
se dit averse au risque, au plus elle percevra de risques dans l'achat en
ligne.
Pour les sexes, les femmes éprouvent une perception de
risque beaucoup plus importante que les hommes pour tous les risques, sauf le
risque de sécurité où il n'y a pas de différence
entre les sexes et pour le risque de marque du site où les hommes
éprouvent un plus grand risque.
Les femmes sont également plus sensibles aux variations
de prix entre commerce classique et commerce en ligne pour fournir leur
numéro de CB et pour acheter sur un site inconnu.
|
1. Détailler l'étude empirique menée
|
2.1 Etapes de l'étude
Cette étude empirique se divise en 2 étapes,
selon la population étudiée.
La première étape de l'étude est
d'observer le comportement d'une population internaute vis à vis du
commerce électronique en 2004.
La deuxième étape est de comparer
l'évolution des comportements des internautes par rapport à
1999.
2.2 Expliquer les conclusions recherchées : les
hypothèses
HYP.1 (PART C-F)
Quels sont les risques perçus les plus importants,
qui font que l'internaute est réfractaire au e-commerce ?
1.1 - La répartition des risques est identique
à 1999, avec une distribution en 4 classes :
le risque de sécurité, le risque de prix, le
risque de marque du site et du risque produit et enfin le risque de contenu du
site, d'intimité et de perte de temps. Le risque de service
ajouté dans cette étude doit se situer dans la troisième
classe. (PART C)
Il me semble intéressant d'attirer l'attention sur un
8ième risque perçu. En effet, lors de l'achat d'un
produit, des individus vont se concentrer sur les risques qui touchent l'achat
en lui même (informations, comparaisons, confiance, marque, choix...),
puis la transaction et enfin les coûts annexes (connexion,
ordinateur...). A ces risques perçus, le risque post-achat me semble
également très présent et oublié dans les analyses
précédentes. Celui-ci reprend tous les risques possibles
après la transaction : livraison (erreurs, délai...) et
services clients (aide, conseils, garanties, remboursement...). Il est
différent du risque du site, de marque ou de produit, car il s'agit d'un
risque que l'on ne vérifie pas directement lors de la décision
d'achat à l'instant t mais à l'instant t+1 (expérience
avec le site ou le produit). (PART F)
1.2 - Chaque risque est représenté par
plusieurs critères. Pour chacun de ces risques, le critère le
plus important, dans l'importance du risque, est celui qui compare le plus
commerce électronique et commerce physique.
HYP.2 (PART C-G)
Cette série d'hypothèses se base sur les
caractéristiques physiques des internautes. En effet, il est
intéressant pour les entreprises du net de s'intéresser à
se qui caractérise leurs réfractaires au niveau du sexe,
âge et activité.
Les différences hommes-femmes sont tout d'abord
à observer :
2.1 - Pour chaque critère de risque, comme 1999,
les femmes éprouvent une perception de
risque beaucoup plus importante que les hommes pour tous
les risques, sauf le risque de sécurité où il n'y a pas de
différence entre les sexes et pour le risque de marque du site où
les hommes éprouvent un plus grand risque.
2.2 - Pour chaque critère de risque, au plus
l'âge est important, au plus le niveau de risque
est élevé.
2.3 - Il en est de même pour l'activité,
l'individu qui n'exécute aucune activité salariale
percevra moins de risque que les salariés,
peut-être à l'exception du risque de prix
HYP.3 (PART A-B-C-D)
Après avoir étudié la perception du
risque sur Internet selon les caractéristiques physiques de l'individu,
il est pertinent de corréler chaque facteur avec les
caractéristiques mentales de l'internaute : réaction face au
risque, expérimentation et demande d'investissements.
3.1 - Une forte relation existe entre l'attitude face au
risque (averses ou chercheurs) et la
perception du risque sur Internet (somme des facteurs).
Les individus qui se disent averses aux risques ont des facteurs de mesure du
risque sur Internet moins importants que les individus preneurs de risques.
(PART B-C)
3.2 - Une forte relation existe entre la perception des
risques sur Internet et l'expérience d'utilisation et d'achat sur
Internet (catégorie d'individu).(PART A-C)
En regroupant les facteurs qui mesurent l'expérience de
l'individu avec Internet et en les comparant avec l'expérience d'achat
en ligne, nous obtenons plusieurs catégories d'individus. Ces
catégories sont comparées à chaque risque afin de
déterminer l'influence de l'expérience d'Internet ou de l'achat
dans la détermination de l'importance des risques.
3.3 - La relation entre le risque perçu par un
individu et la demande pour réduire ce risque perçu n'est
pas logique. (PART C-D)
Avant 2000, lorsque le commerce électronique
n'était pas encore très développé, le coefficient
de corrélation entre le risque perçu par un individu et la
demande pour réduire ce risque perçu était fort
(Zaharia et Paraschiv, 2000). Ce coefficient de corrélation
démontre que plus le risque perçu est grand plus la demande de
réduction de risque est élevée. Cela n'est pas toujours
conforme, en effet, ils peuvent croire à l'impossibilité de
réduction du risque et préfère donc voir investir les
entreprises dans un risque plus faible mais dont le résultat sera
probant ou exprimer leurs propres risques et prendre en compte les risques
généraux pour définir les investissements
nécessaires.
Cette relation risque perçu-demande de réduction
est différente en 2004. En effet, les entreprises ont beaucoup investi
et la vision de l'e-commerce, par les individus, a changé.
HYP.4 (PART E)
Après avoir étudié les types de risques
ressentis par l'internaute, il est pertinent de voir si ces risques
perçus sont inhérents au produit ou non, acheté sur
Internet.
4.1- Le ressentiment de risque perçu est fortement
différent selon le type de produit acheté sur Internet.
Le questionnaire permet de mesurer de façon
simple et efficace les préférences des individus.
Nous allons donc présenter la méthode de
distribution et le contenu du questionnaire. Ensuite, nous présenterons
les outils statistiques nécessaires à l'analyse et la somme des
résultats tels qu'obtenus grâce à un traitement sur le
logiciel statistique SPSS.
Dans une première phase, le questionnaire a
été testé auprès d'une dizaine de personnes. Ce
pré-test nous a permis de modifier la formulation de quelques questions
ou affirmations. Par la suite, 2 modes de distributions ont été
réalisés.
Ce questionnaire a tout d'abord été
distribué à 100 étudiants, puis distribué à
100 clients d'un cinéma, avec une préférence pour les
utilisateurs d'Internet et pour une clientèle adulte. Ce deuxième
mode de distribution nous a permis de récolter des données avec
un échantillon très large (niveau d'éducation, âge,
activité professionnelle...).
Ce choix de 2 groupes bien distincts se justifie par le fait
que ces 2 groupes bénéficient d'une expérience
différente avec Internet. Les premiers ont été, tout au
long de leurs études, formés à Internet qui pour eux n'est
pas une nouvelle chose. La seconde population a dû se former à
l'informatique et à Internet en dehors du système
éducatif, il s'agit bien de quelque chose de nouveau pour eux.
Notre échantillon sondé se compose donc
de :
Sexe :

Age :

Catégories socioprofessionnelles:

Expérience d'achats sur
Internet :

Expérience de
navigation :


La conception du questionnaire est basée sur
le questionnaire réalisé par Paraschiv et Zaharia en 1999. La
même structure a été mise en place afin de faciliter les
comparaisons d'évolutions. Des questions/affirmations ont
été ajoutées ou supprimées, afin de correspondre
avec l'Internet de 2004.
Le questionnaire est organisé en sept parties
de A à G.
Les parties A-B-G sont des parties à choix multiples
regroupant des informations sur l'interrogé. La partie A identifie son
expérience avec Internet : premiers contacts,
fréquence et achats ou non sur le web. La partie B permet de
connaître son niveau de risque; est-il averse au risque
(gagner 50€) ou preneur de risque (gagner 0 ou 100€). La partie G
comprend des informations générales sur l'individu: sexe,
âge, habitation, activité et revenu.
PARTIE A. Expérience avec l'Internet
1. À quand remonte votre premier contact avec
Internet?
Entre 0 et un an
Entre un an et deux ans
Entre deux ans et trois ans
Trois ans ou plus
2. À quelle fréquence utilisez-vous Internet?
Rarement ou occasionnellement [moins d'une fois par semaine]
Régulièrement [au moins une fois par
semaine]
Tous les jours ou presque
3. Avez-vous déjà acheté quelque chose sur
Internet?
Non, jamais
Oui
En regroupant les facteurs qui mesurent l'expérience de
l'individu avec Internet (questions 1 et 2), nous obtenons 2 catégories
d'individus :
- Les inexpérimentés avec le médium Internet
2 à 4
- Les expérimentés avec le médium Internet 5
à 7
PARTIE B. Loteries
Vous avez le choix entre les deux situations suivantes, laquelle
préférez-vous ?
(Nous vous rappelons qu'il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises
réponses)
Situation A. On vous offre un billet de loterie
où vous avez 50% de chance de gagner
100€ et 50% de chance de ne rien gagner.
50% 100 €
50% 0 €
Situation B. On vous offre 50€.
Je suis indifférent entre les deux situations
PARTIE G. Informations générales
1. Êtes-vous :
une femme un homme
2. Quel est votre âge ? ______
3. Dans quel environnement vivez-vous ?
Ville ou banlieue
Village ou milieu rural
4. Quelle est votre activité principale ?
Salarié Profession libérale
Demandeur d'emploi
Etudiant Inactif
Autre ____________________
5. Quel est votre revenu net mensuel ?
500€ 500<X1000€
1000<X1500€
1500<X2000€
2000<X2500€ >2500€
Pour le traitement, l'activité sera regroupée en
2 classes : les travailleurs (salarié, profession libérale
et autre) et les non travailleurs (étudiant, demandeur d'emploi et
inactif).
Les parties C-D-E-F sont des parties à choix
multiples sur une échelle sémantique de 1 à 7 : de
« insignifiant » à
« déterminant ».
La partie C interroge sur les facteurs qui influencent le plus
la décision d'achat sur Internet. Les facteurs présentés
sont basés sur la littérature existante présentée
en partie théorique, excepté pour les facteurs 14 et 15. En
effet, 2 facteurs ont été rajoutés aux 13 existants, il
s'agit de facteurs post-achats qui mesurent le risque du client par rapport
à des événements post-paiement, comme le délai, le
service client, garanties...
PARTIE C. Facteurs d'influence de l'achat sur Internet
|
Facteur d'influence d'achat produit-site
quelconque
|
Concernant mes décisions d'achat sur
Internet
|
|
1
|
Le risque d'utilisation ultérieure par autrui de votre
numéro de carte bancaire
|
Insignifiant Déterminant
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
2
|
La confiance dans le site Web du vendeur
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
3
|
Le risque que, dans l'avenir, le vendeur pourrait vendre
les informations vous concernant à d'autres sites
vendeurs
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
4
|
La nature du produit
(le produit est périssable, fragile et/ou
nécessite un transport périlleux)
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
5
|
La perte de temps avant de trouver le produit recherché
sur Internet
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
6
|
L'absence de tangibilité avec les produits avant de
prendre la décision d'achat (possibilité de toucher...)
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
7
|
La bonne description des produits et de leur utilisation sur le
site vendeur
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
8
|
La possibilité de visualiser le produit sur le site
(photo, animation)
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
9
|
La facilité de trouver de l'information
recherchée sur le site
(bonne organisation du site)
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
10
|
La présence d'informations pertinentes pour l'achat
(en termes de prix comparatifs) sur le site vendeur
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
11
|
Le nombre et la variété des produits disponibles
sur le site vendeur
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
12
|
Le prix du produit
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
13
|
Le montant des frais de livraison
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
14
|
Proposer un service de livraison rapide
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
15
|
Proposer un service client
(conseils, garantie, remboursement...)
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
Le traitement de cette partie est réalisé en
associant, selon le classement de Paraschiv-Zaharia (2000) les affirmations
avec le risque auquel elles se rapportent.
|
Nr.
|
Risques
|
Taux du risque
|
|
1
|
Risque de sécurité
|
= Affirmation 1
|
|
2
|
Risque d'intimité
|
= Affirmation 3
|
|
3
|
Risque de perte de temps
|
= Affirmations (5+9)/2
|
|
4
|
Risque de marque du site
|
= Affirmation 2
|
|
5
|
Risque lié au produit
|
= Affirmations (4+6)/2
|
|
6
|
Risque lié au contenu du site
|
= Affirmations (7+8+10+11)/2
|
|
7
|
Risque de prix
|
= Affirmations (12+13)/2
|
|
8
|
Risque post-achat
|
= Affirmations (14+15)/2
|
La partie D reprend une liste de stratégies
d'entreprise qui reprend les 8 risques perçus. Il s'agit pour le
questionné de noter le taux d'efforts que les entreprises devraient
mettre en place pour favoriser les ventes sur Internet.
PARTIE D. Stratégies
|
Stratégies d'entreprise
|
Degrés de priorité des entreprises
Insignifiant Déterminant
|
|
Améliorer la facilité d'accès aux
informations recherchées sur Internet (pertinences des recherches,
comparateurs...)
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
Prendre des mesures pour augmenter la confiance des
consommateurs dans la marque du site marchand
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
Améliorer la sécurité de paiement sur
Internet
(cryptage, diversité de paiement...)
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
S'engager à ne pas utiliser, par la suite, les
informations concernant les préférences d'achat
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
Améliorer la présentation du produit
(description, images... )
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
Proposer des prix Internet plus compétitifs que ceux
pratiqués
sur le marché traditionnel
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
Améliorer le service par rapport au produit
commandé
(fragile, périssable, tangibilité...)
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
|
Améliorer le service après-vente
(livraison, garantie, conseils...)
|
+-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7
|
La partie E compare la réaction des questionnés
face aux risques perçus entre l'achat d'un livre et d'un ordinateur
portable.
PARTIE E. Situations
Voici 2 produits :
Un livre acheté sur
www.amazon.com
Un ordinateur portable acheté sur www.marcopoly.com
Veuillez préciser, pour chaque facteur, le
degré de risque que vous ressentez, lors de
l'achat de chacun de ces 2 produits.
Interception de votre numéro de carte bancaire
par un tiers :
Livre Ordinateur
portable
Faible Fort Faible Fort
+-+-+-+-+-+- +-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7 1 2 3 4
5 6 7
Utilisation de vos données personnelles par
rapport à vos préférences d'achat :
Livre Ordinateur
portable
Faible Fort Faible Fort
+-+-+-+-+-+- +-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7 1 2 3 4
5 6 7
Longue recherche du produit désiré
:
Livre Ordinateur
portable
Faible Fort Faible Fort
+-+-+-+-+-+- +-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7 1 2 3 4
5 6 7
Incertitudes par rapport au
site :
Livre Ordinateur
portable
Faible Fort Faible Fort
+-+-+-+-+-+- +-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7 1 2 3 4
5 6 7
Incertitudes dans le choix du produit que vous
achetez :
Livre Ordinateur
portable
Faible Fort Faible Fort
+-+-+-+-+-+- +-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7 1 2 3 4
5 6 7
Réflexion sur le prix du
produit :
Livre Ordinateur
portable
Faible Fort Faible Fort
+-+-+-+-+-+- +-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7 1 2 3 4
5 6 7
Incertitudes dans la description du produit
proposé par le site :
Livre
Ordinateur portable
Faible Fort Faible Fort
+-+-+-+-+-+- +-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7 1 2 3 4
5 6 7
Incertitudes concernant les étapes après
la vente (livraisons, contacts, aide, ...) :
Livre Ordinateur
portable
Faible Fort Faible Fort
+-+-+-+-+-+- +-+-+-+-+-+-
1 2 3 4 5 6 7 1 2 3 4
5 6 7
La partie F regroupe 35 affirmations concernant l'achat sur
Internet. Tout comme la partie C, ces affirmations sont regroupés en 8
risques perçus.
PARTIE F. Affirmations
|
L'ACHAT SUR INTERNET...
QUAND J'ACHETE SUR INTERNET...
|
1 = Tout à fait en désaccord
7 = Tout à fait d'accord
|
|
1
|
Quand on achète sur Internet, on s'expose
à plus de mauvaises surprises que de bonnes surprises.
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
|
2
|
Quand on achète sur Internet, il y a le
risque de se faire voler et détourner son numéro de carte
bancaire.
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
|
3
|
Quand on achète sur Internet, on prend
plus de risques qu'en magasin.
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
|
4
|
Je crois qu'il est encore plus sûr de donner son
numéro de carte bancaire par téléphone ou fax que sur
Internet.
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
|
5
|
Avec tout ce qu'on entend autour du commerce électronique,
j'ai confiance en ce secteur.
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
|
6
|
La fragilité de certains produits rend leur livraison
difficile et par conséquent leur achat très risqué sur
Internet.
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
|
7
|
Le caractère périssable des produits est un frein
majeur à leur achat sur Internet.
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
|
8
|
L'impossibilité de toucher, de palper, est un frein majeur
à l'achat de certains produits sur Internet.
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
|
9
|
Quand on achète sur Internet, il faut
acheter des marques connues sinon on s'expose à de mauvaises
surprises.
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
|
10
|
Quand on achète sur Internet, il est
important d'avoir déjà une bonne expérience d'achat du
produit qui nous intéresse.
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11
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Sur Internet, il y a beaucoup de sites
frauduleux (encaissements sans livraison, aucune adresse postale, ...)
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12
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Les sites Internet "sécurisés" ne m'inspirent pas
vraiment confiance.
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13
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Sur Internet, il est préférable d'acheter sur un
site connu à un prix plus élevé que d'acheter sur un site
inconnu à un prix plus faible.
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7
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14
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Quand on achète sur Internet, on s'expose
à ce que le produit qu'on va recevoir ne corresponde pas à nos
attentes.
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6
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15
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Quand on achète sur Internet, les
problèmes de livraison sont importants (délais, coûts,
erreurs, ...)
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16
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Il est préférable d'acheter sur un site Internet
proposant un service après-vente, à un prix plus
élevé, que d'acheter sur un site Internet sans service client,
à un prix plus faible.
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17
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Quand on achète sur Internet, les garanties offertes pour
les produits achetés sont comparables aux garanties des mêmes
produits achetés en magasin.
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18
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Quand on achète sur Internet, on ne
bénéficie d'aucun service client après son achat.
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7
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19
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Quand j'achète sur Internet, j'ai la
crainte de ne pas savoir à qui me renseigner en cas de
problème.
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20
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Les transactions réalisées sur Internet peuvent
facilement être observées par un tiers.
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21
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Il est très agréable de faire ses achats sur un
site Internet personnalisé qui tient compte de ses
préférences.
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22
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Je n'aime pas l'idée que quelqu'un puisse peut-être
enregistrer tous les achats que je fais via Internet et ainsi apprenne à
me connaître sans que je le connaisse.
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1
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23
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Après un achat sur Internet, on s'expose à recevoir
beaucoup d'annonces publicitaires non désirées.
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24
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On gagne du temps en faisant ses achats sur Internet.
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7
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25
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Pour la recherche d'informations, le contact avec un vendeur est
plus efficace que de regarder sur Internet.
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5
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7
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26
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Sur Internet, on perd souvent beaucoup de temps avant de trouver
le produit recherché.
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3
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4
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5
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27
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Je perds beaucoup de temps à naviguer sur les sites de
vente.
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3
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4
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5
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6
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7
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28
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Je trouve souvent de l'information pertinente (en terme de prix
comparatifs) sur le site Internet du vendeur.
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1
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3
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4
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5
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6
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7
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29
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En général, sur Internet, les descriptions de
produits à vendre laissent à désirer.
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3
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4
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5
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7
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30
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En général, sur Internet, les produits sont
clairement visibles par des images et/ou vidéos.
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3
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4
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5
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7
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31
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On a davantage de choix de produits sur Internet que dans les
magasins.
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1
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2
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3
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4
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5
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6
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7
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32
|
Le prix des produits sur Internet (hors coûts
annexes : livraison...), sont plus bas que dans le commerce
traditionnel.
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1
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3
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4
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5
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6
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7
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33
|
Les écarts de prix entre les sites Internet sont plus
grands que pour le commerce traditionnel.
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1
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2
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3
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4
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5
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6
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7
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34
|
Tout compris, quand j'achète sur Internet, les prix sont,
en général, plus élevés que dans le commerce
traditionnel.
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1
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2
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3
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4
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5
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6
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7
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35
|
Avant d'acheter sur Internet, je comparerais beaucoup les prix
avec le commerce traditionnel.
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1
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2
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3
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4
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5
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6
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7
|
La mesure de cette partie F s'effectue ainsi :
|
Nr.
|
Risques
|
Taux du risque
|
|
1
|
Risque de sécurité
|
= Affirmations (1+2+3+4+5)/5
|
|
2
|
Risque d'intimité
|
= Affirmations (20+21+22+23)/4
|
|
3
|
Risque de perte de temps
|
= Affirmations (24+25+26+27)/4
|
|
4
|
Risque de marque du site
|
= Affirmations (11+12+13)/3
|
|
5
|
Risque lié au produit
|
= Affirmations (6+7+8+9+10+14)/6
|
|
6
|
Risque lié au contenu du site
|
= Affirmations (28+29+30+31)/4
|
|
7
|
Risque de prix
|
= Affirmations (32+33+34+35)/4
|
|
8
|
Risque post-achat
|
= Affirmations (15+16+17+18+19)/5
|
Somme du risque sur Internet = Somme des
affirmations/35
Les questions 5, 7, 21, 24, 28, 30, 31, 32 ont
été recodées afin d'obtenir toujours les critères
7= craintif d'Internet, 1= confiant en Internet.
|
3. Mesures : Utilisation des outils statistiques
|
Selon les hypothèses testées, les outils
statistiques sont différents.
HYP.1 (PART C+F)
1.1 - La répartition des risques est identique
à 1999, avec une distribution en 4 classes :
le risque de sécurité, le risque de prix, le
risque de marque du site et du risque produit et enfin le risque de contenu du
site, d'intimité et de perte de temps. Le risque de service
ajouté dans cette étude doit se situer dans la troisième
classe. (PART C)
Pour vérifier cela, après avoir classé
les risques par ordre de moyenne, il s'agit d'une analyse bivariée,
puisque une relation est mesurée entre 2 variables quantitatives. Le
test de Wilcoxon est réalisé pour ces échantillons
appariés. Une comparaison avec les résultats de l'étude de
1999 sera réalisée.
1.2 - Chaque risque est représenté par
plusieurs critères. Pour chacun de ces risques, le critère qui
compare le plus commerce électronique et commerce physique
prédomine. (PART F)
Suite au regroupement des facteurs par risque de la partie F
du questionnaire, l'outil de régression nous permet d'obtenir un
classement des affirmations qui déterminent le plus le risque
déterminé.
HYP.2 (PART C-G)
2.1 - Pour chaque critère de risque, comme 1999,
les femmes éprouvent une perception de
risque beaucoup plus importante que les hommes pour tous
les risques, sauf le risque de sécurité où il n'y a pas de
différence entre les sexes et pour le risque de marque du site où
les hommes éprouvent un plus grand risque.
Pour vérifier cela, il s'agit d'une analyse
bi-variée entre une variable qualitative avec à chaque fois une
moyenne de variables quantitatives. Les échantillons étant
indépendants, les tests de Wilcoxon et de Mann-Whitney sont
réalisés. Une comparaison avec les résultats de
l'étude de 1999 sera réalisée.
2.2 - Pour chaque critère de risque, au plus
l'âge est important, au plus le niveau de risque
est élevé.
Pour l'âge, il s'agit d'analyser une variable
quantitative avec à chaque fois une moyenne de variables quantitatives.
Il s'agit donc d'une analyse de Corrélation linéaire de
Pearson.
2.3 Pour l'activité, l'individu qui
n'exécute aucune activité salariale percevra moins de
risque que les salariés peut-être à
l'exception du risque de prix.
Il s'agit de regrouper les activités en 2 classes
(activité et non-activité), puis d'une analyse bi-variée
entre une variable qualitative avec à chaque fois une moyenne de
variables quantitatives. Les échantillons étant
indépendants, les tests de Wilcoxon et de Mann-Whitney sont
réalisés.
HYP.3 (PART A-B-C-D)
3.1 - Une forte relation existe entre l'attitude face au
risque (averses ou chercheurs) et la
perception du risque sur Internet (somme des facteurs).
Les individus qui se disent averse aux risques ont des facteurs de mesure du
risque sur Internet moins important que les individus preneurs de risques.
(PART B-C)
Il s'agit d'une analyse bi-variée entre une variable
qualitative avec à chaque fois une moyenne de variables quantitatives.
Les échantillons étant indépendants, les tests de Wilcoxon
et de Mann-Whitney sont réalisés.
3.2 - Une forte relation existe entre la perception des
risques sur Internet et l'expérience d'utilisation et d'achat sur
Internet (catégorie d'individu). (PART A-C)
Après avoir regroupé les individus en 2 groupes
selon leur expérimentation du médium, il s'agit d'une analyse
bi-variée entre une moyenne de variables quantitatives et une moyenne de
variables qualitatives Les échantillons étant
indépendants, les tests de Wilcoxon et de Mann-Whitney sont
réalisés.
3.3 - La relation entre le risque perçu par un
individu et la demande pour réduire ce risque perçu n'est
pas logique. (PART C-D)
Nous avons ici à faire à 2 moyennes de variables
quantitatives. Cette hypothèse sera donc vérifiée avec une
Corrélation linéaire de Pearson.
HYP.4 (PART E)
4.1- Le ressentiment de risque perçu est fortement
différent selon le type de produit acheté sur Internet.
Il s'agit d'une analyse bi-variée de 2 variables
quantitatives, à analyser avec le test de Wilcoxon pour ces
échantillons appariés.

En comparaison des moyennes, pour répondre à
l'hypothèse 1.1,
le classement des risques perçus est le suivant :

En comparant les risques un à un, nous obtenons une
perception des risques qui se groupe en six classes.

La première classe est constituée du risque de
prix et du risque de sécurité. En effet, il n'y a pas de
différence significative entre ces 2 risques (Test de Wilcoxon ; Z=
-0.9 ; P=0.928).

La deuxième classe est constituée du risque de
marque du site. En effet, il y a une différence significative entre le
risque de sécurité et le risque de marque du site (Test de
Wilcoxon ; Z= -4.285; P=0).

La troisième classe est constituée du risque
après achat. En effet, il y a une différence significative entre
le risque de marque du site et le risque après achat (Test de
Wilcoxon ; Z= -1.704; P=0,088).

La quatrième classe est constituée du risque de
contenu du site. En effet, il y a une différence significative entre le
risque après achat et le risque de contenu du site (Test de
Wilcoxon ; Z= -1.892; P=0,058).

La cinquième classe est constituée des risques
de produits et d'intimité. En effet, il y a une différence
significative entre le risque de contenu du site et le risque de produit (Test
de Wilcoxon ; Z= -2.733 ; P=0.006) ; mais il n'y a pas de
différence significative entre les risques de produit et
d'intimité (Test de Wilcoxon ; Z= -0.362 ; P=0.717).


La sixième classe est constituée du risque de
perte de temps. En effet, il y a une différence significative entre le
risque d'intimité et le risque de perte de temps (Test de
Wilcoxon ; Z= -2.733; P=0.006).

L'hypothèse 1.2 a été testée
grâce à un regroupement des facteurs, par risque, de la partie F
du questionnaire et à l'outil de régression. Nous avons donc pu
voir, par risque, quelles affirmations caractérisées le plus, le
risque déterminé.
Risque de sécurité

Risque produit

Risque prix

Risque de marque

Risque après l'achat

Risque de contenu du site

Risque de perte de temps

Risque d'intimité

La solution à l'hypothèse 2.1 est
apportée en observant que les femmes perçoivent uniquement le
risque de sécurité à un niveau significativement
supérieur aux hommes (échantillons indépendants et
appariés).

(Test de Mann-Whitney et Wilcoxon ; Z= -3.331 ;
P=0.001).
L'hypothèse 2.2 est testée en observant la
corrélation bi-variée qui est significativement pertinente avec
le fait que plus l'âge augmente, plus l'individu perçoit le risque
de :
- Intimité (Corrélation de
Pearson =0.148 ; P=0.035)
- Perte de temps (Corrélation de Pearson =0.167 ;
P=0.018)

- Produit (Corrélation de Pearson =0.152 ;
P=0.031)
Cette corrélation est également testée pour
l'hypothèse 3.2 en observant que l'expérience avec
Internet ne semble pas avoir d'influence sur la perception des risques.

Cependant, l'expérience d'achat sur Internet a une
influence significativement inférieure pour les risques de
sécurité (Test de Mann-Whitney et Wilcoxon ; Z=
-2.994 ; P=0.003), de marque du site (Test de Mann-Whitney et
Wilcoxon ; Z= -3.751 ; P=0.000) et de contenu du site (Test de
Mann-Whitney et Wilcoxon ; Z= -1.672 ; P=0.095).
L'hypothèse 2.3 est solutionnée en
s'apercevant que les travailleurs perçoivent ces risques de
manière significativement supérieur aux non
travailleurs (échantillon indépendant et apparié)
:
- Intimité (Test de Mann-Whitney et Wilcoxon ; Z=
-2.524 ; P=0.012).
- Perte de temps (Test de Mann-Whitney et Wilcoxon ; Z=
-2.339 ; P=0.019).

- Marque du site (Test de Mann-Whitney et Wilcoxon ; Z=
-1.728 ; P=0.084).

L'hypothèse 3.1 n'est pas confirmée,
puisque aucune différence significative de risques perçus
n'apparaît entre les individus qui se disent preneurs de risque et les
autres.

Les résultats de l'hypothèse 3.3 montre
que, en analysant les moyennes, la perception des risques et la demande de
réduction de ces risques sont significativement
corrélées ; avec, Corrélation de Pearson=
0.87 ; P= 0.005.
Les demandes d'améliorations respectent le classement des
moyennes suivantes :

Les résultats de l'hypothèse 4 montre,
significativement, que le niveau de risque, pour chaque risque, est toujours
supérieur pour l'achat de l'ordinateur que pour l'achat du livre.
Risque de sécurité (Test de Wilcoxon ; Z=
-6.745; P=0.000)
Risque d'intimité (Test de Wilcoxon ; Z= -3.494;
P=0.000)
Risque de perte de temps (Test de Wilcoxon ; Z= -6.858;
P=0.000)
Risque de marque du site (Test de Wilcoxon ; Z= -8.838;
P=0.000)
Risque de produit (Test de Wilcoxon ; Z= -9.899; P=0.000)
Risque de prix (Test de Wilcoxon ; Z= -10.599; P=0.000)
Risque de contenu du site (Test de Wilcoxon ; Z= -10.479;
P=0.000)
Risque post achat (Test de Wilcoxon ; Z= -10.703;
P=0.000)
|
3ième partie :
|
|
Analyses et critiques des résultats selon la
perception des risques
|
Est-il intéressant d'acheter sur Internet ? Sans
aucun doute, oui. On trouve dans les boutiques virtuelles des produits
difficiles à dénicher ailleurs, des prix souvent moins
élevés... Pourtant, la peur du risque reste un frein à
l'achat en ligne. Selon un récent sondage pour le site lastminute.com,
1/3 des français ayant voyagé ont utilisé Internet pour
leur voyage, avec 70% qui ont préparé leur voyage en ligne et 30%
qui ont acheté en ligne. Il y a donc bien un chiffre certain
d'utilisateurs d'Internet qui ne reste plus qu'à convertir en
consommateurs on-line ; se trouve bien là le problème
principal...
Notre partie théorique définissait 3
déterminants du risque perçu : le consommateur (sexe,
activité...), le produit (prix, marque...) et la situation (lieu
d'achat, temps disponible...).
Inspirons-nous de ces déterminants pour classer et
analyser nos observations. Ainsi, nous allons dans un premier temps,
étudier la perception générale des risques perçus.
Par la suite, étudions ces déterminants, plus
particulièrement, selon le consommateur avec ses caractéristiques
physiques et mentales, et selon la situation (avec l'activité synonyme
de disponibilité). Enfin, observons la perception des risques selon les
caractéristiques du produit.
1.1 Classement
|
|
Time Risk
|
Privacy Risk
|
Product Risk
|
Site Risk
|
Post Risk
|
Brand Risk
|
Security Risk
|
Price Risk
|
|
Risques perçus 2004
|
4,3
|
4,7
|
4,7
|
5,2
|
5,4
|
5,6
|
6,1
|
6,2
|
|
Classement 1999
|
3
|
3
|
2
|
3
|
Nouveau risque
|
2
|
1
|
1
|
L'hypothèse 1.1 nous permettait de nous attarder sur le
classement des risques perçus, tels que distingués par les
questionnés. Nous supposions que le classement était
inchangé à 1999, malgré la somme des investissements
réalisés en faveur du développement d'Internet et du
commerce électronique. Cela s'avère approximativement exact. En
effet, le classement est quasiment identique à 1999. Seul l'interversion
des risques de site et de produit et le nombre de classes, qui signifie donc la
différence significative entre les risques, changent. Néanmoins,
ces changements ne sont pas pertinents puisqu'ils peuvent s'expliquer par le
fait que la population interrogée est élargie par rapport
à 1999, avec des salariés et des étudiants.
Nous retiendrons donc, de manière
générale, le classement identique entre 1999 et 2004.
Notre analyse a distingué 6 classes de
risques :
- Risque de sécurité et de prix
- Risque de marque
- Risque post-achat
- Risque de contenu du site
- Risque de produit et d'intimité
- Risque de perte de temps
Notons l'importance du nouveau risque instauré, le
risque post-achat, signifiant l'importance à part entière des
délais de livraison, erreurs, services après-vente, service
clientèle, garanties...
En général, les risques sont donc toujours
identiques dans leur mise en avant par les internautes. Cela peut
paraître étonnant, au regard des investissements et de la
progression de l'Internet. Ainsi, les sites Internet proposent aujourd'hui des
prix attractifs (sites discount), aux moyens de paiement
sécurisés ou aux certificats justifiant de leur fiabilité.
Or, ces 3 idées regroupent les 3 premiers risques cités.
Avant de se poser la question de savoir si les investissements
des entreprises ont été inutiles au niveau opérationnel,
analysons la pertinence de ces risques, voyons si ils sont bien réels ou
juste perçus...
1.2 Risques objectifs ou réels
Dans la partie théorique, nous citions Dandouau (2001)
pour définir le risque objectif en insistant sur sa différence
avec la subjectivité du risque perçu ; analysons si cette
différence se retrouve dans notre étude. En effet, les 8 risques
perçus sur Internet sont un vrai problème tant les craintes
qu'ils inspirent sont un des facteurs inhibant au développement du
commerce électronique. Ainsi, nombreux sont encore ceux qui
hésitent à faire leurs achats sur Internet du fait de risques
perçus... perçus puisque souvent évoqués à
mauvais escient...
En Juin 2002, EOS Gallup Europe a réalisé une
étude sur les problèmes dans l'achat en ligne. En France,
les résultats montrent que, 41 % des acheteurs en ligne n'ont jamais
rencontré de problème à l'occasion de leurs transactions
sur l'Internet.
Parmi les internautes ayant rencontré des
problèmes, la navigation sur le site marchand arrive en première
position avec 24% des causes de problèmes. Le deuxième
problème, 22%, est relatif à l'utilisation non autorisée
des données personnelles. S'agissant de la livraison, 16% des acheteurs
en ligne ont reçu avec retard le produit commandé. Les
problèmes de communication avec le service après-vente concernent
13 % des sondés. La publicité (ou l'offre) mensongère
vient en cinquième position et ne concerne que 12 % des acheteurs en
ligne. Le thème voisin du manque de clarté dans le prix est
problématique pour 6 % des sondés. Seulement 4% n'ont jamais
été livrés. En revanche, contrairement aux
appréhensions importantes sur ce thème, les difficultés de
paiement apparaissent plutôt mineures (2% des sondés), enfin,
seulement 1% des acheteurs n'ont pu retourner des produits défectueux ou
non désirés.
Le tableau chiffré d'Eurobaromètre (2002) reprend
plus ou moins les mêmes résultats :

Récapitulatif risques perçus/risques
réels :
|
|
Time Risk
|
Privacy Risk
|
Product Risk
|
Site Risk
|
Post Risk
|
Brand Risk
|
Security Risk
|
Price Risk
|
|
Moyenne des risques perçus 2004
|
4,3
|
4,7
|
4,7
|
5,2
|
5,4
|
5,6
|
6,1
|
6,2
|
|
Classement des risques réels 2002
|
1er
|
2ième
|
8 ième
|
4 ième
|
3 ième
|
6 ième
|
7 ième
|
5 ième
|
Ainsi, on observe une énorme différence entre
les risques perçus et les risques réels. Les classements sont
quasiment inversés...
La première raison invoquée par les internautes
est donc la peur du paiement en ligne (risque de sécurité).
Cependant, comme le présente les chiffres et le rapport 2003 de Yolin,
le fait de détourner des informations sur Internet est un risque
existant, mais tout à fait infime du fait de la cryptologie.
Il est infiniment plus facile d'utiliser d'autres astuces pour
détourner des comptes bancaires : lecteurs de cartes de
crédit qui permettent de récupérer les données
d'une carte dans les magasins physiques, achats de listes de numéros de
carte dérobés avec leur date de validité sur Internet,
génération de numéros de cartes grâce à un
logiciel, piratage de fichiers de commerçants et accès aux
numéros de cartes saisis par fax, poste, téléphone ou lors
d'achat dans la boutique physique...
Il arrive souvent que des titulaires de CB se voient
débités d'une somme inconnue, or, la plupart de ces personnes
n'ont jamais acheté en ligne. Le véritable risque est donc de
posséder une carte de paiement, et non de l'utiliser sur Internet.
Même si le titulaire d'une CB se voit débiter d'une somme
inconnue, sur Internet, par vol de son numéro de CB, les banques doivent
rembourser le montant débité.
Enfin, nous parlons beaucoup du risque Carte Bleue, mais la
mise en numéro un du risque financier peut également être
réduit par le paiement par chèque, comme présenté
dans les déterminants du risque perçu de la première
partie.
Il est donc évident que ce risque perçu est
injustifié ; cela, tout comme les autres risques, tout aussi
injustifiés...
Ainsi, le risque de marque de site fut une
réalité à surveiller il y a quelques années avec
certains sites peu scrupuleux. Cependant, ces petits sites n'ont aujourd'hui
pas survécu face aux contrôles et aux autres sites plus
structurés. Pour exemple, le centre de surveillance du commerce
électronique, qui émane de la DGCCRF (Direction
générale de la concurrence, de la consommation et de la
répression des fraudes, ministère de l'Economie), a relevé
en 2001, sur 1000 sites « à risque », uniquement 30%
de légères anomalies et très peu d'escroqueries. Cet a
priori, d'importance de la marque du site, est dû à des sites
comme
www.perenoel.fr qui a longtemps fourni les
médias (délais fantaisistes voir réception nulle, erreurs
de livraison...), laissant une image négative aux individus qui n'ont
jamais testé ce moyen d'achat par Internet.
D'autres risques comme la non-fiabilité de l'information
(risque de contenu du site), le risque produit ou le risque d'intimité
sont réglementés par la loi.
Ainsi, un site marchand qui fournirait des informations
inexactes, obsolètes ou désynchronisées (produits,
conditions de ventes...) pourrait subir des poursuites et le consommateur
bénéficierait du problème d'informations (prix,
conditions...) toujours en sa faveur. De même, tout comme une vente
à distance, la loi donne 7 jours à l'internaute au moment de la
réception de son achat pour se rétracter et renvoyer le produit.
Enfin, le risque d'intimité est protégé par la Commission
Nationale Informatique et Libertés qui réglemente les
informations détenues par l'entreprise (droit de regard, de
rectification...).
Les sites marchands doivent travailler pour améliorer
l'image des prestations de services au niveau sécurité, prix,
marque, post achat... et donc faire basculer ces problèmes
psychologiques. Un investissement continu de la part des commerçants en
ligne, non pas au niveau opérationnel, mais au niveau de la psychologie
du consommateur est donc nécessaire en l'informant et en
l'éduquant. Cela se confirme avec l'étude de la
commission européenne, 2003, au niveau de l'indice de
confiance vis à vis du commerce en ligne, la France ne se classe qu'en
9e position européenne.
Cela peut s'expliquer par le fait du retard fastidieux pris en
matière de confiance des internautes ; en effet, il est infiniment
plus facile de semer le trouble dans les esprits que de créer un climat
de confiance. Les internautes ont donc plus facilement gardé à
l'esprit les déboires d'Internet, d'erreurs ou de fraudes de sites, des
années de prémisse du commerce en ligne. La corrélation
boursière de 2001, a provoqué une vague importante de fermetures
de ces start-up peu solides et peu sérieuses. Cependant, ces sites ont
laissé cette image d'insécurité sur Internet. Certains se
demandent même, si la sur-médiation de ces problèmes n'est
pas à mettre à l'actif de ceux qui ont souhaité freiner le
développement d'Internet pour défendre la vache à lait du
minitel. Cette sur-médiation peut également être
attribuée aux créateurs des systèmes de paiement, qui ont
réussi à faire porter à Internet la responsabilité
de leurs propres carences en matière de sécurité (Yolin,
2003).
Malgré que 77% des sites français offrent une
information claire en matière de sécurité, 47% ne
proposent pas cette information de manière suffisamment accessible. La
France est néanmoins leader en Europe par ces chiffres.
Si la France est 9e en matière de confiance
et leader en matière d'information sécuritaire, c'est bien que
malgré cette information, le retard de la France, au niveau de la
perception des risques, est énorme. Il s'agit donc bien de revoir
l'ergonomie des sites pour mettre d'abord en avant cette sécurité
et non les produits, cela beaucoup plus que les autres pays. Seule cette
solution peut permettre à la France de rattraper son retard en
matière de confiance dans l'achat en ligne.
1.3 Comparaisons internes des classes
Pour continuer dans cette analyse de risque perçus, il
est intéressant d'analyser, dans la liste des facteurs qui amène
à chiffrer un risque, on l'a vu, souvent de manière inexacte, le
facteur le plus important pour déterminer le coefficient de
détermination du risque. Nos observations peuvent être
scindées en 2, avec tout d'abord un changement de comportement de
navigation sur la toile, regroupant 4 facteurs et les investissements à
réaliser pour les 4 autres facteurs.
Tout d'abord, au niveau du risque de prix, celui-ci est mis en
avant avec des écarts de prix importants entre les sites Internet. Le
risque de prix entre Internet et le commerce traditionnel est moindre. Ainsi,
la multitude des sites de commerce, notamment la nouveauté des sites
discount, qui se trouvent peu dans le commerce traditionnel, a permis aux
internautes de gagner en confiance prix, dans l'achat sur Internet.
Dorénavant, le principal critère de ce risque est le doute
d'acheter sur le site proposant le meilleur rapport qualité prix. Ce
doute est dû à cette multitude de sites. Ainsi, le risque de prix
important dans notre classement des risques, l'est plus par le fait que les
internautes comparent beaucoup sur Internet, plutôt qu'ils estiment que
les prix soient plus importants que dans le commerce traditionnel.
Le risque de contenu du site est principalement mis en avant
par les facteurs positifs de choix et de visibilité des produits. Le
manque de descriptions et d'informations vient après. Ainsi, les
internautes apprécient la somme des produits présents sur
Internet et leur présentation visuelle. Ces facteurs positifs sont plus
cités que le manque de présentation textuelle des produits. En
effet, les lignes hauts débits permettent de plus en plus de
possibilités visuelles (photos, vidéos...).
Au niveau du risque de produit, les individus jugent en
1er le risque lié à la spécificité du
produit, puis jugent le risque de choix. Vient d'abord le risque produit selon
sa caractéristique (périssable, important de toucher...) puis
vient le risque d'expérience négative du fait d'un mauvais choix
(différent de nos attentes, acheter un produit de marque...). Ainsi, les
internautes éprouvent plus de risques à commander un bien
spécifique comme de la nourriture (périssable) ou un fauteuil
(à essayer) qu'un bien pour lequel ils risquent d'être
déçus dans l'utilisation (micro-ondes pas assez puissant). Cette
description, s'explique par l'habitude de consommation
« physique », mais aussi par le fait que les internautes
s'informent plus sur leurs achats du fait de la maîtrise de l'outil
Internet et ont donc moins de doutes sur leurs achats.
Il est enfin pertinent d'observer que le risque de perte de
temps vécu par les internautes, l'est plus dans la recherche d'un
produit particulier entre plusieurs sites, que dans la navigation sur un site
spécifique. Ainsi, dorénavant, l'internaute compare
énormément les produits entre plusieurs sites et passe donc plus
de temps dans ce type de recherche que sur un seul site.
La première partie, de ces analyses internes des
classes, s'explique par le fait que, de manière générale,
les internautes se sentent mieux formés qu'auparavant à Internet
(enquête journalDuNet, 2003). Cette plus grande connaissance de
l'Internet, leur permet d'avoir plus confiance dans le fait que peu de sites
frauduleux existent (risque de marque) et d'optimiser leurs achats
(comparaison des caractéristiques produits, des prix, veille des
opérations promotionnelles) avec des sites plus attractifs. Cela
explique le risque de prix perçus entre les sites. Cette plus grande
aisance de navigation les amène à comparer une somme de produits,
photos... (risque de contenu du site), qui leur permet d'être plus
sûr de leur achat (risque produit) et qui les amène à plus
naviguer entre les sites et donc à passer plus de temps.
Pour le risque de sécurité, les individus
soulignent le plus, la différence de sécurité avec un
magasin physique qu'ils éprouvent. Ainsi, au niveau de la
sécurité, ils préfèrent acheter en magasin et
donner leur numéro de CB par téléphone ou par fax que sur
Internet. Les expériences et témoignages qu'ils ont pu entendre
affectent moins leur détermination pour ce risque. Cela explique
l'importance persistante du risque de sécurité. Les individus
restent persuadés de leurs craintes pour ce risque, malgré la
communication réalisée pour réduire ce risque et les
expériences positives de leur entourage.
Le risque de marque est chiffré surtout à cause
du manque de psychologie concernant les sites sécurisés. En
effet, le fait que les sites sécurisés « n'inspirent
pas vraiment confiance » aux utilisateurs est important. Par contre
le fait que qu'il existe encore beaucoup de sites frauduleux est moindre.
Ainsi, une 1ère étape dans
« l'éducation » du consommateur a été
réalisée par les sites et les médias en démontrant
que les sites frauduleux étaient infimes et en se donnant les moyens de
se différencier de ces sites (labels, certificats...). Cependant, un
doute existe, maintenant, sur la confiance totale à apporter à
ces sites dits sécurisés. Une 2nde étape est
donc à apporter sur la confiance des internautes en rendant plus claire
ces outils de sécurité (visibilité, explication...).
Le risque après-vente est mis en avant avec le fait
qu'après la vente, aucune aide n'est apportée pour l'utilisation
du produit. Les problèmes liés à la garantie et la
livraison sont secondaires. Un investissement des entreprises est donc bien
à réaliser sur cette liaison avec le client : service
client...
Dans le risque d'intimité, les internautes jugent plus
l'aspect négatif que quelqu'un les connaisse sans que eux le
connaissent, et la somme des annonces publicitaires non désirées,
plutôt que l'aspect positif qui est de se voir enregistrer ses
préférences et donc de bénéficier d'un site
personnalisé. Comme nous le verrons plus tard, dans l'analyse des
risques selon l'âge, il s'agit bien là d'un problème de non
connaissance de la personne qui connaît leurs préférences,
puisque le consommateur aime toujours que le commerçant physique
connaisse ses préférences.
Les 4 derniers risques représentés
démontrent l'importance des convictions des internautes face aux
témoignages et communication, leur non confiance dans les sites
sécurisés, le manque de liaison avec le client après
l'achat et l'aspect d'intimité vécu comme une surveillance et non
une facilité de navigation. Ces facteurs sont donc bien des caps que le
e-commerce peut franchir en investissant dans une meilleure présentation
des outils de sécurisation et une meilleure relation
(présentation de l'identité de l'entreprise,
coordonnées...).
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2. Perception selon les caractéristiques physiques
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2.1 Rapport hommes/femmes
L'hypothèse 2.1 se basait sur les résultats de
l'étude de 1999 et affirmait que pour 5 des 7 risques
présentés, les femmes éprouvaient un risque plus important
que les hommes. Seuls les risques de marque, supérieurs pour les femmes,
et de sécurité, identiques aux hommes, se distinguaient de cette
observation.
En 2004, une stabilisation des risques entre hommes et femmes
existe réellement. En effet, 7 des 8 risques ne présentent pas de
distinctions significatives entre hommes et femmes. Seul le risque de
sécurité élevé est propre aux femmes.
Deux points se distinguent donc de cette analyse, le fait que
nous assistons à une chute des inégalités des risques
perçus entre les sexes et le fait que l'écart de risque de
sécurité s'est accru pour les femmes.
En 1999, l'inégalité des risques perçus
au niveau des sexes, bénéficiait d'une explication
d'utilisation : 30% des utilisateurs d'Internet étaient des femmes
(Source Novatris). En 2004, ce chiffre est passait à 45% (Source FEVAD).
Cette réduction d'inégalité d'utilisation
hommes/femmes a donc directement une influence sur un équilibrage des
risques perçus.
Cet écart d'utilisation s'expliquait par la
complexité d'Internet et la faible présence d'Internet dans les
foyers. Tout d'abord, au niveau comportemental, les hommes
bénéficient d'un aspect spontané pour les nouvelles
technologies, or Internet n'était pas présenté de
manière assez attractive pour les femmes mais bien de manière
trop technique. De plus, la formation à ce médium fut
réalisé dans les entreprises, mais cet accès à
l'apprentissage d'Internet était moindre pour les femmes au regard du
niveau d'activité professionnelle des 2 sexes : 50% pour les femmes
et 63% pour les hommes. Enfin, le goût plus certain des hommes pour
l'inconnu et le risque, fut également un facteur déterminant dans
leur attrait pour l'utilisation d'Internet (Ministère de la recherche et
des nouvelles technologies, 2003).
Très vite, comme le souligne Cloutier (1999), les
entreprises ont souhaité réduire cette fracture et séduire
cette clientèle, pour des raisons économiques, puisque
principales dans le commerce traditionnel. Ainsi, Internet a été
submergé par une
vague de
création de
sites
dédiés à la
femme depuis 1999. L'Internet
à domicile et le développement de l'utilisation par les enfants
de ce médium ont également été des facteurs
accélérateurs de l'utilisation d'Internet par les femmes, et donc
d'une plus grande confiance en ce médium.
Le deuxième point de cette analyse des sexes, porte
sur un taux de risque perçu, au niveau de la sécurité sur
Internet, significativement supérieur chez les femmes que chez les
hommes. Cette surexposition du risque de sécurité féminine
peut s'expliquer par une psychologie féminine de « moindre
confiance en soi ». Ainsi, l'étude du ministère site
« un sentiment de confiance en soi et de sécurité
économique plus faible » chez les femmes que chez les hommes.
A cela s'ajoute, la méconnaissance des aspects techniques de
sécurité employés pour crypter et sécurisé
les transactions, 41% des femmes interrogées se disent
complètement dépassées par les nouvelles technologies
contre 33% pour les hommes. Ce pourcentage est significatif de la
méconnaissance d'Internet et de ses sécurités
utilisés.
2.2 Rapport selon l'âge
L'hypothèse 2.2 affirmait que pour tous les risques,
l'âge était un facteur de distinction important ; ainsi au
plus l'âge est élevé, au plus le risque perçu est
fort.
Notre analyse montre que cela n'est vrai que pour 3
risques : le risque de perte de temps, le risque de produit et le risque
d'intimité. Ces 3 risques regroupent donc les thèmes de
l'apprentissage de la navigation sur Internet (risque de temps) et d'habitude
de consommation (risque de produit et d'intimité). Aucun des 5 autres
risques n'appartient à ces thèmes.
2.2.1 Apprentissage de navigation
Ainsi, l'étude de Kaplan (2000) explique la
pré-dominance de maîtrise de ces 2 thèmes chez les plus
jeunes.
Les jeunes ont toujours vécu avec Internet. C'est tout
d'abord à l'école que la plupart des jeunes ont découvert
Internet.
Par la suite, les étudiants ont inconsciemment
intériorisé l'Internet qui influe sur l'ensemble de leurs
comportements d'achats. Ils sont devenus des consommateurs actifs, à la
recherche de commodité et de bonnes affaires, qui utilisent pleinement
les outils à leur disposition.
Les jeunes actifs adaptent l'Internet à leurs habitudes
d'achats préalables. En exemple, ces jeunes perçoivent la
publicité en ligne et hors ligne qui concernent des sites web comme une
publicité à part entière de consommation ; 86% des
jeunes internautes ont déjà cliqué sur un bandeau
publicitaire alors que seuls 43% des adultes.
Cette partie de la population, très sensible aux
nouvelles technologies et innovations, aurait ainsi acquis de
l'expérience en ligne et se sentirait à l'aise pour effectuer des
achats en ligne, ce qui est pour eux naturel. Ils n'éprouvent donc pas
de perte de temps et acheter sur la toile fait partie de leur habitude de
consommation, sans risque de tangibilité ou d'aspect négatif de
ne pas mieux connaître le site, qui lui nous connaît
parfaitement.
Pour les personnes salariés, leur activité fait
qu'ils n'ont pas autant de temps que les jeunes pour naviguer sur Internet. La
somme des sites, des mails reçus... pousse cette catégorie
à mettre en avant ce risque. Ce risque est également perçu
par les seniors du fait qu'ils ne maîtrisent pas l'outil Internet. Les
personnes âgées ont du apprendre l'utilisation d'Internet par
eux-mêmes ou par leur famille, mais en aucun cas par des professionnels
à l'école ou en entreprise, cela peut donc expliquer les
difficultés de navigation et la perte de temps rencontré.
2.2.2 Habitude de consommation
Les risques d'intimité et de produit font partis des
habitudes de consommation et de relation avec le vendeur des personnes plus
âgées ; ils aiment se rendre chez leur marchand. Ces
personnes sont les premiers à aimer que leurs commerçants
habituels connaissent leurs habitudes, cependant, le fait qu'il n'y ai pas de
contact humain avec la personne qui connaît leur préférence
est la cause de ce facteur d'intimité. Se rendre chez leur marchand pour
bénéficier d'informations personnelles, d'un contact humain,
toucher le produit... est également primordial pour eux. Il s'agirait
même d'une habitude de consommation synonyme de plaisir dont n'ont pas
besoin les jeunes.
Aujourd'hui, l'appropriation d'Internet reste majoritairement
le fait d'individus de moins de 49 ans (82,1 % des internautes) et surtout des
jeunes de moins de 35 ans. Selon Médiamétrie, les 11-34 ans
représentaient, fin 2002, près de 57 % de la population
internaute, alors que leur poids dans la population française n'est que
de 36,3 %. Les internautes âgés de 50 et plus sont, en revanche,
sous représentés, ce phénomène
s'accélérant à partir de 65 ans. Ces derniers ne
représentent que 3,2 % des internautes, alors que leur poids dans la
population française est de 18,9 %. Cependant, tout comme pour les
femmes, il y a quelques années, avec les pressions familiales, le
développement de la facilité d'accès et des sites pour
les actifs ou les seniors, un accroissement de cette population commence
à se faire sentir. Ainsi, une plus grande navigation et acquisition
d'expérience sera acquise par les personnes à l'âge plus
avancée. Il ne serait pas étonnant que dans quelques
années, les risques entre jeunes, adultes et plus de 50 ans soient
équilibrés.
2.3 Rapport selon l'activité salariale ou non
L'hypothèse 2.3 affirmait que pour tous les
critères de risque, ceux-ci étaient plus importants pour les
personnes ayant une activité salariale par rapport aux individus n'ayant
pas d'activités salariales, à l'exception du risque de prix du
fait de leur revenu.
Nos résultats démontrent que notre
hypothèse était fausse avec un équilibre pour les risques,
sauf pour les risques d'intimité, de perte de temps et de marque du
site où un écart important existe entre nos 2 populations.
Nous allons analyser chaque risque jugé comme
supérieur, en les classant en 2 catégories, la surexposition des
risques d'intimité et de perte de temps du fait de leur travail, et la
présence du risque de marque, lié avec la non présence du
risque de prix, du fait de leur revenu.
2.3.1 L'activité
Le fait d'exercer une activité, au niveau de la
surveillance et du temps des salariés explique le risque
d'intimité et de perte de temps.
Le risque d'intimité reprend le fait que le vendeur peut
vendre à d'autres sites les informations qu'il a enregistré
concernant l'individu, grâce à des questionnaires ou plus
techniquement grâce aux mouchards (cookies, spyware...) installés
automatiquement sur le PC. 2 axes se dégagent donc de cette
définition de risque, être observé et traqué sur
Internet et recevoir une somme d'informations non désirées par
des tiers.
Ce fait d'être observé et traqué est
très présent sur les lieux de travail. Comme le rappel le site
www.droitdunet.com, il est normal que
l'employeur ait un droit de surveillance sur l'employé, dans le but de
garantir l'intégrité du système informatique de son
entreprise, d'éviter une utilisation illicite ou fautive d'Internet et
de veiller à la productivité de ses équipes, enfin, il
peut s'informer des mails ou fichiers professionnels reçus par ses
salariés. Ainsi, l'employeur a le droit d'installer une surveillance
informatique afin de contrôler l'activité du salarié et de
réglementer l'utilisation de la messagerie électronique.
L'entreprise doit simplement en informer le salarié. Il lui est
cependant interdit de contrôler tout mail ou fichier personnel.
Ainsi, l'utilisation du poste de travail à des fins
personnelles peut-être une cause de licenciement reconnue légitime
par les tribunaux. Selon une enquête de KLegal-Personnel Today Magazine
(2002), dans les entreprises britanniques, il y a plus de sanctions
liées à l'utilisation abusive d'Internet que de sanctions
classiques (violence, malhonnêteté, non-respect des règles
de sécurité...). L'étude britannique montre ainsi que
40 % des entreprises interrogées surveillent au moins une fois par
mois l'utilisation de la connexion Internet de leurs salariés.
En France, Benchmark Group (2002), publie une étude qui
démontre l'ampleur de l'usage personnel de la connexion Internet sur le
lieu de travail. Près d'un salarié français sur quatre,
disposant d'une connexion Internet au bureau, passe plus d'une heure par jour
à utiliser cet accès pour un usage personnel. Ils sont un sur
deux à l'utiliser plus d'une demi-heure.
Ainsi, la crainte d'observation sur le lieu de travail peut
expliquer le lien réalisé entre intimité au travail et
intimité sur les sites. Le salarié, même à son
domicile, peut craindre le fait de se sentir observer, comme à son
travail ; le non-salarié, lui, ne connaît pas ce sentiment de
surveillance au travail et y pense donc moins lors de sa connexion. Le fait que
le droit du travail ne réglemente pas les conditions d'utilisation de
l'informatique au travail entraîne un flou sur cette cyber-surveillance
pour l'employé et le salarié qui ne connaît pas ses droits.
Le même flou existe pour l'internaute qui ne connaît pas ses droits
(CNIL...).
En plus de ce risque d'intimité, il est
évident que, du fait de leur activité, les personnes
salariées ont moins de temps à consacrer aux activités
Internet que les autres (étudiants, inactifs...). Cette observation est
également mesurée du fait qu'une majorité de
questionnés sont étudiants et donc maîtrisent plus l'outil
Internet.
2.3.2 Le revenu
Cette prédominance du risque de marque est certainement
la plus intéressante à constater. En effet, avec leur haut revenu
par rapport aux individus ne bénéficiant pas d'un salaire, ces
internautes préfèrent acheter sur un site connu que sur un site
méconnu mais certainement moins cher, et donc de
bénéficier d'une sûreté du site et de réduire
le risque perçu.
Il est intéressant de voir que le risque de prix n'a
cependant pas été cité de manière supérieure
par les non-salariés. Ainsi, les individus sont rationnels et le prix
n'est pas jugé plus ou moins important quel que soit le revenu ; le
consommateur cherche à payer moins cher pour 2 produits identiques,
quelque soit son revenu. Par contre, les individus à hauts revenus
seront tentés de payer plus cher pour un meilleur service.
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3. Perception selon les caractéristiques mentales
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3.1 Caractère de l'individu
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