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Privatisation et bien-être social: le cas de l'électricité au Cameroun

( Télécharger le fichier original )
par Maxime Kamdem Kamdem
université de Yaoundé II - DEA Sciences économiques 2004
  

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P R I V A T I S A T I O N E T E F F I C A C I T E D U

S E C T E U R D E

L ' E L E C T R I C I T E A U C A M E R O U N

INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE

Le but de la privatisation était non seulement de réduire le fardeau financier et administratif qu'impose le secteur des entreprises publiques trop vaste, mais aussi de stimuler le développement du secteur privé, d'amener les pouvoirs publics à mieux justifier leurs actions

et de contribuer à la lutte contre la pauvreté (CAMPBELL et BATHIA, 1998).

La montée de la privatisation au Cameroun dès la fin de l'année 1990 a progressivement touché les entreprises publiques de tous les secteurs de l'activité économique. Le point focal

de ce programme a été atteint en 1995 avec la décision du gouvernement de céder les entreprises de services publics à savoir la distribution d'eau, les télécommunications et l'électricité (MINEFI, 1995). Le secteur de l'électricité qui est au centre de notre étude a été cédé pour des raisons d'inefficacité dans la production, le transport et la distribution (MINEFI, MINMEE et CTPL, 2001).

L'intérêt de cette partie est d'apprécier la contribution de la privatisation à l'efficacité du secteur de l'électricité au Cameroun. Deux chapitres nous guiderons à cet effet.

Le premier chapitre consistera à présenter les fondements théoriques des politiques de privatisation, le déroulement de la privatisation au Cameroun, et particulièrement lors de la cession de la SONEL. Le deuxième permettra de savoir si ce secteur est devenu efficace ou

pas après la privatisation. Nous y parviendrons en analysant les critères d'efficacité définis

par l'AES-SONEL.

C H A P I T R E 1

P R O C E S S U S D E P R I V A T I S A T I O N E T PRIVATISATION DE LA SONEL

Introduction

La privatisation recouvre en général trois notions : la dénationalisation, qui concerne la cession d'entreprises nationales ou nationalisées ; la désétatisation, qui consiste à instituer dans les entreprises un cadre de gestion proche du secteur privé ; et la déréglementation, qui consiste à libérer un certain nombre d'activités qui peuvent être concurrencées par le marché (TAMBA, 1996). L'objectif de ce chapitre est de passer en revue les éléments théoriques qui fondent la privatisation, son déroulement au Cameroun et les facteurs qui ont conduit à la privatisation de la SONEL. Il convient à cet effet de présenter dans la première section, les fondements théoriques des politiques de privatisation et la mise en oeuvre de la privatisation

au Cameroun ; la deuxième section sera consacrée au passage de la SONEL à l'AES-SONEL.

SECTION 1 : FONDEMENTS THEORIQUES ET MISE EN OEUVRE DE LA PRIVATISATION AU CAMEROUN

Le premier paragraphe de cette section consistera à présenter les fondements théoriques des politiques de privatisation (aspects microéconomique et macroéconomique), et le deuxième permettra de comprendre le déroulement du processus de privatisation au Cameroun.

I. Fondements théoriques des politiques de privatisation

L'analyse des fondements théoriques se fera sur le plan microéconomique et sur le plan macroéconomique.

I-1. Eléments d'analyse microéconomique

Il s'agira de donner les théories fondamentales de cette approche, les avantages et les inconvénients de la privatisation les limites à cette analyse.

I-1-1. Les théories fondamentales

Il s'agit principalement de la théorie des droits de propriétés et du concept d'inefficience-X.

La théorie des droits de propriété

Cette théorie a beaucoup argumenté autour du thème central d'une supériorité de gestion de l'entreprise privée. L'idée de base de cette théorie est que l'existence de droits de propriété bien définie est une condition fondamentale à l'initiative individuelle.

Les tenants de cette théorie (ALCHIAN, 1965 et DEMSETZ, 1967), ont développé des travaux qui consacrent la primauté d'une gestion privée. Ils relient ce résultat au caractère exclusif et transférable des droits de la petite propriété, cadre de référence de l'économie néoclassique. Ils démontrent par ailleurs que si l'allocation des ressources est inefficiente dans les pays en voie de développement et dans certains pays du bloc de l'Est, cela est dû à la tendance des politiciens et bureaucrates de ces pays à accaparer l'ensemble du contrôle des droits dans l'économie.

La théorie des droits de propriété montre que dans une structure privée, l'individu contrôle l'intégralité de ses droits, contrairement à l'entreprise publique. Dans la plupart des cas, les entreprises publiques ne répondent pas aux impératifs définissant le droit de propriété, car ni

les dirigeants de ces entreprises publiques, ni les fonctionnaires qui assurent la tutelle ne détiennent le droit définit sûr et transférable à l'entreprise.

Le concept d'inefficience- X

Ce concept a été développé par LEIBENSTEIN (1978). Il met aussi en évidence le lien entre l'inefficience-X et l'entreprise publique, et ramène les sources de l'inefficacité au fonctionnement interne de la firme. Il évoque certains facteurs sources d'inefficience dans une entreprise.

Le premier facteur est l'environnement fortement abrité dans lequel se réalise la production intérieure. Selon lui, l'entreprise publique est souvent en situation de monopole, ce qui favorise une ``vie tranquille''; son comportement n'est pas aiguillonné par une politique du commerce extérieur incitative qui aurait pour effet d'instaurer une structure de marché

contestable.

L'autre facteur non négligeable est l'immortalité des entreprises publiques, surtout lorsque la

politique monétaire et financière est suffisamment expansive pour limiter la probabilité de faillite.

Il évoque enfin l'incidence de la multiplicité des objectifs économiques et sociaux que les dirigeants politiques sont portés à confier aux entreprises publiques.

I-1-2. Avantages et inconvénients de la privatisation sur le plan microéconomique

Au plan sectoriel, on aura comme avantages l'augmentation de l'investissement ; l'apport de l'innovation et du savoir-faire; l'amélioration de la gestion et un meilleur rapport qualité/prix.

En plus de la disparition progressive du monopole public, on ajoutera l'élimination des déficits financiers; une meilleure imputabilité des dirigeants; la réduction de l'interférence politique et corruption; ainsi que la définition d'un bon cadre réglementaire.

Les inconvénients de la privatisation sont surtout liés aux asymétries d'information lors de la mise en place du processus. On peut ainsi distinguer :

- Le risque de sous investissement en entretien et en maintenance. Cette situation est observée lorsque l'Etat qui réglemente ne laisse pas de surplus à l'opérateur ex-post. Ce comportement de l'Etat n'incite pas l'opérateur à investir ex-ante. SCHMIDT (1991), qualifie

ce découragement à investir de ``coût de la propriété publique''.

- Le risque de sous évaluation de l'entreprise, qui est observé lorsque l'Etat cède l'entreprise pour un montant qui ne reflète pas sa vraie valeur.

On peut ajouter à ces deux éléments le remplacement du monopole public par le monopole privé qui traduit la préférence pour l'efficacité productive que pour l'efficacité allocative.

I-1-3. Les limites de l'analyse microéconomique

Cette analyse présente tout de même certaines limites bien que les études mettent en évidence une efficacité productive relativement meilleure du côté des entreprises privées.

Dans un premier temps, si l'on admet que la performance des entreprises peut être évaluée par leur efficience technique, alors, il faudra constater que dans les pays en développement et pour une activité donnée, il est rare qu'on soit en situation de pouvoir comparer des entreprises publiques et privées. Le tissu industriel est encore en formation de sorte que sur

son marché, une entreprise est généralement en situation de monopole. Les comparaisons sont

donc effectuées sur des données internationales, ce qui pose inévitablement le problème de

l'hétérogénéité des environnements.

En second lieu, le critère d'efficacité productive est mis en avant bien que l'entreprise publique poursuive des objectifs de redistribution du revenu ou de stabilisation macroéconomique. L'efficacité productive peut se révéler faible en raison des sureffectifs maintenus à des fins sociales.

A ce stade de réflexion, l'éclairage centré sur la performance microéconomique de l'entreprise publique paraît restrictif, d'où la nécessité d'élargir le champ d'analyse.

I-2. Eléments d'analyse macroéconomique

Ce paragraphe consistera à présenter les avantages et les inconvénients de la privatisation, ainsi que les limites de cette approche.

I-2-1. Avantages et inconvénients de la privatisation sur le plan macroéconomique

Au plan macroéconomique, les avantages sont notamment la réduction du déficit des finances publiques et des transferts aux entreprises publiques ; l'augmentation de l'investissement total étranger et de la productivité de l'économie. On notera aussi la création d'emplois productifs, l'équilibre de la balance commerciale et courante, ainsi que l'accélération de la croissance économique.

Le principal inconvénient ici est l'augmentation de la dépendance étrangère suite à l'apport de capitaux extérieurs qui constituent généralement une dette pour les pays en développement.

I-2-2. Les limites de l'analyse macroéconomique.

Deux principales limites peuvent être soulevées ici :

La première est qu'il existe une corrélation statistique entre la gestion d'un secteur parapublic

et la contre performance macroéconomique. Sur un large échantillon d'économies à revenus intermédiaires, PLANE (1992 a et b) montre que dans les années quatre-vingt, la croissance

du PIB a le plus décéléré dans les pays où le secteur parapublic s'est le plus étoffé au cours des années soixante-dix.

La seconde limite est que dans la plupart des pays en développement, les politiques de privatisation ont constitué une nécessité budgétaire avant de constituer une sanction pour

l'inefficacité économique. Entre 1990 et 1992, les 1600 entreprises algériennes ont absorbé

70% des recettes budgétaires de l'année 1991 ; au Cameroun, la Banque Mondiale évaluait en

1989, à 700 milliards de francs CFA courants, le coût de restructuration du secteur parapublic, soit davantage qu'une année normale de recettes budgétaires.

II. Le processus de privatisation au Cameroun

On abordera dans ce paragraphe, la mise en oeuvre, les modes de privatisation et le bilan des privatisations au Cameroun.

II-1. La mise en oeuvre et les modes de privatisation au Cameroun

On présentera en premier lieu la mise en oeuvre du programme de privatisation au Cameroun,

et en second lieu, les modes de privatisation.

II-1-1. La mise en oeuvre de la privatisation au Cameroun

La mise en oeuvre du programme de privatisation au Cameroun s'est effectuée conformément aux objectifs qui lui ont été assignés par l'ordonnance N° 90-004 du 22 juin 1990. Ces objectifs sont d'ordre macroéconomique et microéconomique.

Au plan macroéconomique, quatre objectifs ont été mis en avant : l'assainissement des finances publiques ; la stimulation des initiatives privées et la promotion des investissements ;

la restauration des mécanismes du marché et la mobilisation et l'orientation de l'épargne nationale vers les investissements productifs.

L'assainissement des finances publiques

Elle doit contribuer à l'allègement du déficit budgétaire par une réduction des subventions.

Au cours de l'exercice 1986/1987, le déficit budgétaire a atteint le montant de 508 milliards

de francs CFA contre 150 milliards en 1984 ; le déficit global toutes activités non financières confondues s'est chiffré à 80.6 milliards de francs CFA et l'endettement total des entreprises publiques a atteint le montant record de 732 milliards de francs CFA. (TAMBA, 1996). D'où

la nécessité de réduire le fardeau des entreprises publiques sur l'économie nationale par la

mise en oeuvre des mesures de revitalisation appropriées.

La stimulation des initiatives privées et la promotion des investissements

Entre 1982/1983, et 1985/1986, les investissements cumulés des entreprises publiques non financières se sont élevés à 433.052 millions de francs CFA (TAMBA, 1996), ce qui était insuffisant pour combler les déficits enregistrés. La persistance des déséquilibres économiques a conduit l'Etat, soucieux d'améliorer le rapport coût/efficacité de ses prestations, à chercher à mettre à contribution l'initiative privée pour accroître les investissements. Le transfert au secteur privé d'entreprises ou d'activités permet donc de mobiliser des ressources additionnelles pour le financement des investissements ou des besoins en fonds de roulement.

La restauration des mécanismes du marché

L'accaparement par l'Etat de l'économie nationale a conduit à des rentes de monopoles préjudiciables à la recherche de l'efficacité. Il est question ici, de supprimer les distorsions commerciales et institutionnelles qui entravent les compétitions entre firmes publiques et privées en instaurant la concurrence, et donc le marché. Les repreneurs privés peuvent avoir recours soit aux fonds propres, soit au marché auprès duquel ils pourront lever les capitaux nécessaires à travers des mécanismes qui ne sont pas toujours accessibles à l'Etat.

La mobilisation et l'orientation de l'épargne nationale vers les investissements productifs

Une part significative des actions des entreprises à privatiser (jusqu'à 30% dans certains cas)

est réservée aux nationaux. L'acquisition effective par les nationaux de ces actions permet de mobiliser l'épargne nationale et de l'orienter vers les investissements productifs. Elle accroît ainsi le rôle participatif des populations, stimule leur esprit d'entreprise et leur permet d'acquérir une culture financière favorable au développement des marchés de capitaux et à l'épanouissement de l'entreprise.

Au plan microéconomique, les quatre objectifs illustrés par le cas de la SONEL sont :

L'amélioration à bref délai de l'efficacité des systèmes et de la qualité des services.

La caractéristique principale des entreprises d'Etat était l'inefficacité des moyens de production, ce qui ne garantissait pas la qualité des biens produits, surtout dans les entreprises

de services publics. C'est ainsi que l'un des objectifs de l'Etat lors de la privatisation de la

SONEL était d'améliorer la qualité du service fournit, c'est-à-dire l'électricité produite, transportée et distribuée.

La promotion de la prise de participation par le secteur privé national y compris les salariés

de l'entreprise.

Il s'agit ici d'une participation représentative de tous les acteurs. En effet, lors de la privatisation de la SONEL, 56% du capital a été cédé; 5% de ce capital devra être redistribué aux salariés de l'entreprise et les 51% restant sont entièrement détenus par l'AES. L'Etat camerounais quant à lui, est censé redistribuer aux acheteurs privés nationaux une partie des 44% du capital qu'il détient.

L'accroissement rapide des taux de desserte de la population sur l'ensemble du territoire national en matière de services publics de base (télécommunications, électricité, eau, transport....) avec un accent sur le milieu rural.

L'Etat a mis l'accent sur la réalisation de cet objectif lors de la cession de la SONEL. Il est question pour la société de passer d'un taux de desserte de la population, de 31% en 1999 à

49% en 2019 et 55% en 2026. En milieu rural, des efforts ont déjà été faits dans ce sens avec

la création de l'Agence d'électrification rurale, qui accorde aux opérateurs et aux usagers l'assistance technique et éventuellement financière nécessaire au développement de l'électrification rurale.

La réalisation des gains de productivité significatifs qui permettent d'assurer une structure tarifaire optimale pour les services publics concédés.

Cet objectif montre l'importance de la tarification dans les services publics de base. En général, les subventions dont bénéficiaient les entreprises de ce type les contraignaient à fixer

des prix de vente ne pouvant pas les permettre de couvrir l'ensemble des coûts de production. Dans ce sens, il a été recommandé à l'AES-SONEL de fournir l'électricité à un prix compétitif aux industries et à la population camerounaise de manière à réaliser des gains de productivité.

II-1-2. Les modes de privatisation au Cameroun

Il s'agit en général des privatisations ouvertes ; l'ordonnance du 22 juin 1990 en fixe les cinq modalités suivantes :

La cession totale ou partielle d'actions détenues par l'Etat et les organismes publics.

L'Etat peut décider ici de vendre tout ou une partie de ses actions au privé. Ce mode a été observé lors de la privatisation de certaines entreprises telles la SOCAMAC, la SEPBC et la

SCDM.

La cession totale ou partielle des actifs des entreprises à privatiser

Il s'agit de la cession au privé d'une partie ou de l'ensemble du patrimoine de l'entreprise. La cession des entreprises telles que l'OCB ou la COCAM s'est effectuée suivant ce mode.

L'entrée au capital des entreprises des personnes physiques ou morales de droit privé ou l'augmentation de leur participation au capital de ces entreprises.

Ce mode de privatisation est souvent délicat lorsqu'il s'agit des entreprises de services publics. En général, la cession de telles entreprises se fait sous la forme de concession, où le concessionnaire réalise et finance les investissements. L'inconvénient de cette forme est que celui-ci peut refuser de reprendre l'entreprise en un bloc et n'acheter que les activités à forte rentabilité. Ce qui n'a pas été le cas lors de la cession de la SONEL. L'opérateur AES a repris

les trois segments du secteur, à savoir : la production, le transport et la distribution ; celui-ci

ne pouvait se limiter qu'à prendre le (s) segment(s) à forte rentabilité.

La location ou la location-gérance des actifs et/ou des formulaires de commerce de l'entreprise à privatiser.

Dans ce mode, le concessionnaire prend en charge la gestion et l'entretien des équipements, mais supporte l'intégralité du risque attaché à son exploitation. La durée du contrat est de cinq

à dix ans et, à l'échéance, l'opérateur retourne les actifs loués à l'Etat.

La signature d'un contrat de gestion.

Dans ce type de contrat, les pouvoirs publics demeurent propriétaires des actifs alors que les actes de gestion sont transférés au secteur privé qui dispose d'un savoir-faire. Le concessionnaire reçoit des honoraires forfaitaires ou variables (selon les résultats obtenus) en contre partie des prestations. L'Etat continue à assurer les risques commerciaux de l'activité, ainsi que les charges de maintenance, de renouvellement ou d'extinction des investissements.

La durée du contrat est de deux à cinq ans.

II-2. Le bilan des privatisations au Cameroun1

Dès la mise en oeuvre du processus de privatisation au Cameroun, les autorités publiques ont décidé de privatiser 30 entreprises sur les 171 qui existaient, mais seulement 18 d'entre elles

ont été effectivement cédées à cette date. Le tableau suivant récapitule cette situation.

1 Tsafack Nanfosso (2004).

Tableau 1.1: Les 18 entreprises effectivement privatisées.

Entreprises

Sous-secteur

d'activité

Décision de

privatiser

Date de

cession

Cessionnaire

Part du

capital cédé aux étrangers

Montant de

la cession (en millions de FCFA)

1. O.C.B

Production et

commercialisation de la banane

13 Octobre

1990

15 février

1991

Compagnie

fruitière de

Marseille

70%

(France)

2 281

2. SOCAMAC

Manutention et

acconage

16 Avril

1991

3 Octobre

1993

CCEI-Bank

51%

(France)

849.243

3.

CHOCOCAM

Industrie du

cacao

16 Avril

1991

12 Décembre

1995

Groupe Barry

SA

70.74%

(France)

258.112

4. SEPBC

Réserve de bois

16 Avril

1991

12 Avril

1992

Incumbent

share-holders from abroad

70%

(France)

1 813

5. ONDAPB

Aviculture et

bétail

16 janvier

1992

23 Février

1995

Groupe Fadil

(Yaoundé), Daniel Yok (Muyuka)

34%

(France)

ND

6. SCDM

Industrie

métallurgique

16 Avril

1991

30 juin 1994

Hobum Afrika

86.62%

(Allemagne)

300

7. SOFIBEL

Industrie

forestière de bois

26 Décembre

1991

13 Décembre

1995

Groupe Fadil

50%

1 425

8. CEPER

Presse et édition

10 Mars

1992

24

Septembre

1998

MUPEC

0%

500

9. COCAM

Industrie du bois

(contre plaqués)

Décembre

1991 à

Septembre

1992

29 Décembre

1992

Groupe

Khoury

87.6% (Inde

et Pakistan)

500

10. CAMSUCO

Industrie de canne

à sucre

1991,1993,

1995 et 1998

22 Décembre

1998

SOSUCAM

98.12% (ND)

11 000

11.SPFS-SRL

Palmeraies et

raffinerie

1er Mai 1992

et janvier

1993

23 Février

1995

Groupe Fadil

et autres particuliers

63.49%

(Suisse)

ND

12. CAMSHIP

Maritime

14 juillet

1994

13 Février

1997

Groupe privé

48.41%

(France et

Allemagne)

3 000

13. HEVECAM

Culture et

exploitation de l'hévéa

14 juillet

1994

9 Décembre

1996

GMG

investment

90% (USA)

23 000

14.

SOCAPALM

Industrie du

palmier à huile

14 juillet

1994

12 Février

1999

PALCAM

SOGEPAR

90%

(France)

25 000

15.

REGIFERCAM

Chemin de fer

14 juillet

1994

1er Mars

1999

SAGACO-

MAZAR

77% (France

et Afrique du

Sud)

Dealer-ship

of 5,000 per year

16. CAMTEL

MOBILE

Téléphonie mobile

8 Septembre

1998

15 Février

2000

MTN

100%

(Afrique du

Sud)

40 635

17. SONEL

Electricité

Octobre

1999

18 juillet

2001

AES Corp

51% (USA)

23 000

18. BICIC

Banque

ND

ND

Banques

populaires

71%

(France)

ND

Source : Monkam et Nzomo (2002), Tamba (1996), et Tsafack et Touna Mama (2000).

Quatre observations peuvent être faites à la lumière de ce tableau :

· Tous les secteurs d'activités ont été engagés lors du processus ; les secteurs primaire, secondaire et tertiaire.

· Le délai entre la décision de privatiser et la cession des entreprises est supérieur à un an.

Entre certains intervalles, les activités productives sont soit restreintes soit stoppées sans qu'on ne prenne en compte ni les pertes directes dues aux coûts des opérations, ni les pertes indirectes provenant des activités existantes ou des petites entreprises créées près des plus grandes.

· Le montant total des ventes (à l'exception de la REGIFERCAM, SPFS-SRL, et BICIC)

est approximativement de 132 milliards de francs CFA, ce qui est insignifiant au regard

de la masse d'investissements réalisés en terme de capital humain, d'énergies, et de technologie.

· Le pourcentage d'étrangers dans la répartition du capital des entreprises privatisées s'est accrû. En effet, on constate la présence des repreneurs locaux dans deux entreprises seulement, les autres étant l'Allemagne, la Suisse, l'Afrique du sud, la France et l'Inde.

Cette section était axée sur deux points : le premier était consacré aux fondements théoriques

de la privatisation et le deuxième, au déroulement de la privatisation au Cameroun. La deuxième section examinera en particulier l'exemple de la SONEL.

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"Ceux qui rêvent de jour ont conscience de bien des choses qui échappent à ceux qui rêvent de nuit"   Edgar Allan Poe