WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La république populaire de Chine comme partenaire au développement de la république du Sénégal: Enjeux et perspectives

( Télécharger le fichier original )
par Moustapha Sokhn A DIOP
ENA - BREVET ENA 2007
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

1.2. LA RECHERCHE DE MATIÈRES PREMIÈRES

Selon Pierre-Antoine Braud17(*) : «Les Chinois ont toujours été présents (notamment, dans les années 1970, avec la construction du chemin de fer Tanzanie-Zambie, NDLR), mais jamais aussi massivement, L'enjeu, c'est bien sûr l'accès aux matières premières : le pétrole, le cuivre, le fer, le cobalt... » Dans le secteur pétrolier, l'Afrique a désormais supplanté les pays de l'Asie centrale et, comme source d'importation de pétrole pour la Chine, arrive en deuxième position après le moyen Orient.

En Janvier 2006, l'Angola a, pour la première fois, dépassé l'Arabie-Saoudite, en devenant le premier fournisseur de la Chine en pétrole. En effet, la Chine a été devancée au moyen orient par les occidentaux, elle s'efforce ainsi de renforcer ses positions dans le Golf de Guinée et dans le nord du continent, afin de faire face à l'augmentation de sa consommation intérieure de près de 7 millions de barils par jour. A Libreville, le président Omar Bongo vient d'inaugurer le nouveau Sénat en face duquel sera construit, par la même entreprise chinoise une futuriste Cité de l'Information. Des projets financés par la vente à Pékin du pétrole gabonais. Selon le Centre d'Etudes français sur la Chine contemporaine (CCFC), «  la société pétrolière Total-Gabon et le groupe chinois Sinopec (Chine Petroleum & Chemical Coropration) ont signé un contrat de vente de pétrole brut à la Chine d'un volume d'un million de tonnes pour l'année 2004, faisant de Pékin le troisième acheteur d'or noir gabonais, derrière les Etats Unis et la France ».

Dans le delta du Niger, les Chinois effectuent une percée en force. La China National Offshore Oil Corporation limited a acheté pour 2.268 milliards de dollars à la nigérienne South Atlantic Petroleum Limited de l'exploitation d'un bloc off-shore, un contrat qui devrait « donner accès à un champ de gaz et de pétrole d'un potentiel énorme ».

L'or noir soudanais, qui doit financer la reconstruction du pays et la réconciliation entre le Nord et le Sud, est également convoité par Pékin. La China National Petroleum Company exploite le gisement du bassin de Muglad et détient 40% du consortium Greater Nile Petroleum Operating Company. Elle a construit un oléoduc de 1300 kms de long permettant l'évacuation du pétrole par le port de Marsa-al-Bashair, le plus gros investissement chinois à l'étranger. Le soutien apporté par Pékin à Khartoum n'est pas sans incidence géopolitique. Membre du Conseil de Sécurité de l'ONU, la Chine a menacé d'user de son droit de veto pour empêcher l'adoption de sanctions contre le Soudan, menacé de représailles économiques par la communauté internationale, du fait de son soutien aux milices djandjawids arabes qui ravagent le Darfour où sévit une crise humanitaire d'une ampleur exceptionnelle (cf. infra).

Le pétrole n'est pas la seule ressource du sous-sol africain convoité par Pékin. La Chine a besoin de cuivre, de beaucoup de cuivre. Une véritable aubaine pour la Zambie dont la Copper Belt avait profondément souffert de la baisse des cours du cuivre, provoquant le licenciement de milliers de mineurs. Aujourd'hui, l'exploitation reprend et ce phénomène pourrait bénéficier à la RDC voisine et à la province du Shaba (ex-Katanga).

Le charbon sud-africain intéresse aussi les Chinois qui ont mis au point un carburant à base de charbon. Comme le notait dans Le Monde Fabienne Pompey, « l'Afrique du Sud, qui concentre 25% du PIB du continent noir, est le premier partenaire de la Chine en Afrique. A elle seule, elle représente 20% des échanges entre l'Afrique et la Chine. Entre 2003 et 2004, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a augmenté de 59%. Les importations chinoises ont crû de 60,9% et les exportations vers la Chine de 65,5% ».

La petite communauté chinoise, implantée depuis longue de date à Pretoria, au Cap et à Johannesburg qui, sous la période de l'apartheid, appartenait, à la catégorie des «  Blancs d'honneur », s'est considérablement accrue. Elle a ouvert restaurants et centres commerciaux (Gaye A., 2006 ; Pinaud N., 2006).

* 17 Analyste à l'Institut d'Etudes de Sécurité de l'Union européenne.

précédent sommaire suivant











Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.