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La république populaire de Chine comme partenaire au développement de la république du Sénégal: Enjeux et perspectives

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par Moustapha Sokhn A DIOP
ENA - BREVET ENA 2007
  

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2. LES FACTEURS SOCIO-ÉCONOMIQUES ET POLITICO-DIPLOMATIQUES DU SÉNÉGAL

2.1. APERÇU SOCIO-ÉCONOMIQUE

2.1.1. LE CONTEXTE ÉCONOMIQUE ET FINANCIER ET PERSPECTIVES

Le Sénégal est membre de la zone franc. Sa monnaie est le franc CFA, divisible en 100 centimes. La BCEAO (Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest, qui a son siège à Dakar, assure les fonctions de banque centrale pour tous les États de l'Afrique de l'Ouest, membres de la zone franc.

La balance du commerce extérieur est régulièrement déficitaire. En 2004, les exportations annuelles se chiffraient à 696 millions de dollars, et les importations à 2 780 millions de dollars. L'arachide et ses dérivés (huile, tourteaux), les phosphates, le pétrole raffiné, le poisson et les textiles sont les produits les plus exportés. Le pétrole brut, les denrées agroalimentaires de base et les céréales représentent la majeure partie des importations. La France, le Nigeria, l'Italie, l'Inde et les États-Unis sont les partenaires commerciaux privilégiés du Sénégal. Le Sénégal importe du bétail sur pied de Mauritanie. La fraude avec la Gambie constitue un problème important pour le pays.

Le Sénégal continue à respecter les principaux critères de convergence de l'UEMOA (Union Economique et Monétaire des Etats Ouest Africain). La croissance réelle du PIB s'est établie à 6,1% en 2005. Même si son niveau est considéré comme insuffisant pour enclencher un véritable décollage économique susceptible de réduire significativement la pauvreté, cette croissance n'en reste pas moins la plus vigoureuse des pays membres de l'UEMOA, et, hormis l'accident climatique de 2002, elle consacre une succession de 9 années consécutives de croissance proche ou supérieure à 5%. Au cours des cinq dernières années, cette croissance s'est appuyée sur une consommation des ménages toujours dynamique et une accélération continue de l'investissement public. Le BTP, le commerce, les transports et les télécommunications en sont les principaux moteurs.

Le secteur primaire se caractérise par la forte vulnérabilité de l'agriculture (aléas climatiques, menace acridienne). Les activités du secteur secondaire (21% du PIB) sont fondées sur les phosphates (production d'engrais et d'acide phosphorique à destination de l'Inde) et sur la transformation de l'arachide (huile et tourteaux pour le bétail) et des produits de la mer (qui souffrent de la raréfaction croissante de la ressource). Les investissements immobiliers de la diaspora soutiennent l'activité du bâtiment et la production de ciment. Le secteur tertiaire (62% du PIB) bénéficie de l'excellence des infrastructures de télécommunications, qui favorise des investissements dans les télé-services et l'internet. Le secteur du tourisme est en revanche fortement en baisse (-20 %).

Ces bonnes performances sont le fruit du dynamisme de l'économie sénégalaise, de la politique macro-économique et budgétaire rigoureuse conduite ces dernières années, de la stabilité politique du pays et de l'amélioration constante de la situation des finances publiques.

Le gouvernement a lancé début 2005 les fondements d'une stratégie de croissance accélérée (SCA), proposant l'ambition collective d'un Sénégal émergent à l'horizon 2015 et visant un objectif de croissance de 7 à 8% par an afin de réduire de façon significative la pauvreté à l'horizon 2015. Pour atteindre ces objectifs cinq « grappes de croissance » ont été identifiées : « Tourisme, artisanat d'art et industries culturelles », « agro- industrie et agro-alimentaire », « technologie de l'information et de la communication et les télé-services », « industrie textile et habillement », et « produits de la mer ». En outre, les autorités sénégalaises ont affiché leur volonté d'établir un environnement des affaires de classe internationale et de lancer un ensemble de chantiers structurant qui vont transformer le Sénégal : corniche de Dakar, autoroute, futur aéroport, futur port minéralier, future plate forme industrielle, exploitation minière, amélioration du ferroviaire, modernisation du parc électrique (centrales et distribution).

L'année 2006 a été marquée par la montée du coût de l'énergie et des transports qui se répercutent souvent sur les consommateurs. Cette augmentation a contribué aussi à renchérir les prix de nombreux articles et services, ce qui nuit surtout les couches pauvres de la population. La Banque africaine de développement estime en effet que le taux d'inflation dans les pays africains importateurs a augmenté d'environ 2,6 % en 2006 du fait du coût du pétrole. Dans l'ensemble, la facture énergétique qui ne cesse de grimper, constituera à la longue un frein au développement des pays non producteurs de pétrole. Il convient alors que les pays importateurs de pétrole, comme le notre, envisagent diverses alternatives, afin de réduire leur dépendance vis-à-vis du pétrole. Cela serait dans leur intérêt économique à long terme, compte tenu notamment des besoins énergétiques plus importants qu'engendrera la croissance économique et démographique. C'est dans ce cadre qu'un Ministère chargé des biocarburants a été crée pour favoriser le développement de d'énergies alternatives au pétrole.

Les réformes structurelles ont profondément modifié le paysage économique du Sénégal, en particulier les privatisations d'entreprises publiques, dans la filière agricole et dans les infrastructures. Reste à finaliser celle de l'électricité, les nouvelles capacités de production étant d'ores et déjà concédées au privé. Le Sénégal s'est également inscrit ces dernières années dans une démarche d'amélioration constante de l'environnement des investissements (politiques économiques, lois et règlements, incitations, procédures, attitudes, infrastructures etc.)6(*).

C'est ainsi que des avancées importantes ont été notées concernant notamment :

- les barrières administratives : une loi (loi 2005 - 26 du 26 août 2005) a été récemment votée afin de moderniser les procédures administratives applicables à l'investissement ;

- la fiscalité : impôt sur les sociétés a été ramené de 33 à 25 % et suppression de la taxe d'égalisation ;

- les infrastructures : Adoption de la loi sur les BOT et Programme d'Amélioration de la Mobilité Urbaine ;

Concernant les incitations liées à l'investissement, l'agrément au Code des investissements confère non seulement les garanties traditionnelles offertes aux investisseurs (liberté de transfert des capitaux et des revenus, égalité de traitement entre nationaux et étrangers) mais offre, également des avantages fiscaux liés à l'investissement et à l'exploitation.

La mise en place de l'Agence de Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX) qui joue le rôle de guichet unique pour toutes formalités d'installation des entreprises a permis :

- en moins de 10 jours, l'agrément au Code des Investissements et au statut d'Entreprise Franche d'Exportation et la mise à disposition effective du Titre d'Exonération pour les formalités douanières ;

- en 48 heures, l'exécution de toutes les formalités administratives d'immatriculation ou de modification des entreprises, en un même lieu, sur une fiche unique de demande d'immatriculations7(*).

* 6 www.gouv.sn

www.Jeune-Afrique.org

www.lesoleil.sn

* 7 www.gouv.sn

www.Jeune-Afrique.org

www.lesoleil.sn

www.walf.sn

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.