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Etude diagnostique de l'hypetrophie ventriculaire gauche à l'électrocardiographiue, à la radiographie et à l'échocardiographie chez les patients hypertendus de Kinshasa

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par Jacques MALONGA
Université de Kinshasa - Spécialiste en Radiologie 2002
  

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INTRODUCTION

Si hier l'hypertension artérielle (HTA) était une affection rare en Afrique noire (1), elle constitue aujourd'hui un réel problème de santé publique (2,3).

L'hypertension artérielle constitue 29 à 44 % des hospitalisations cardio-vasculaires et un sur cinq malades vus en consultation cardiologique à Yaoundé (4). La place de l'HTA et de ses complications a déjà été soulignée dans la morbi-mortalité aux Cliniques Universitaires de Kinshasa (5) . Les principales complications de l'HTA sont les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l'insuffisance cardiaque, l'insuffisance coronaire, l'insuffisance rénale chronique et l'artérite des membres inférieures.

L'hypertrophie ventriculaire gauche (HVG) considérée par certains comme une adaptation morpho-fonctionnelle de réponse à l'HTA (6), est pour la majorité des chercheurs, une complication fréquente et une conséquence de l'HTA (7).

Sa prévalence chez l'hypertendu varie avec la méthode utilisée, depuis la plus ancienne tel que l'électrocardiogramme (ECG) jusqu'aux plus récentes et sophistiquées comme la Tomodensitométrie computarisée (CT Scanner) et l'Imagerie par Résonance magnétique (IRM) en passant par la radiographie de face et par l'échocardiographie.

En dépit de nombreuses publications relatives à l'HVG et au risque cardio-vasculaire dans les pays développés et en Afrique noire (8,9), aucune étude congolaise n'est encore consacrée à la valeur du pronostic et à la validité de méthodes diagnostiques de l'HVG chez l'hypertendu. Cette lacune est liée à l'insuffisance des ressources financières pour équiper la plupart des centres de santé d'au moins un électrocardiographe, d'un équipement de radiologie et d'un échocardiographe.

Il ne faut pas non plus négliger les difficultés de l'analyse et de comparaison des données fournies par ces trois méthodes diagnostiques de l'HVG.

En ce qui concerne l'ECG, le diagnostic évocateur d'HVG porte sur des signes d'hypervoltage des complexes QRS ou la somme des amplitudes des ondes R+S (10). Si sa spécificité est en général très bonne (85% à 98 %), sa sensibilité est en revanche médiocre (20% à 50 %) (11-18).

Chez l'enfant (19), l'index cardio-thoracique (ICT) n'est pas correllé aux données échocardiographiques.

Chez les patients Allemands, la sensibilité et la spécificité de l'ICT dans l'évaluation de l'HVG sont respectivement de 48,8 % et de 93,6 %, l'échocardiographie étant le test de référence (20).

Contrairement à l'ECG qui montre une faible prévalence (moins de 5 %) d'HVG dans une population d'hypertendus modérés (11), l'échocardiographie bidimensionnelle (2D) et temps-mouvement (TM) évaluent cette prévalence à des taux de 30 à 60 % (21-23).

En effet, l'échocardiographie dans des mains expertes atteint une grande sensibilité (93%) et une grande spécificité (95%) ( 24).

La géométrie ventriculaire gauche distingue le ventricule gauche normal, le remodelage ventriculaire concentrique, des hypertrophies ventriculaires concentrique ou excentrique selon l'indice de masse ventriculaire gauche (IMVG) et de l'épaisseur pariétale relative (24).

La faisabilité de ce trois méthodes diagnostiques diminuent avec l'âge et l'obésité (24). L'obésité elle-même, ensemble avec la race, le sexe et le sport, est aussi considérée comme étiologie de l'HVG. (6).

Le médecin spécialiste en Imagerie médicale doit être capable de faire le tri des informations de façon aussi rationnelle et pragmatique que possible afin de pouvoir juger, entre autre, la rigueur de la méthodologie et, donc, la crédibilité des résultats présentés.

L'évaluation des méthodes diagnostiques utilisées en imagerie médicale devra tenir compte des critères suivants :

- disposer d'une bonne qualité technique ;

- obtenir une interprétation reproductible ;

- apporter une information valide ;

- être utile à la prise de décision médicale ;

- être efficace pour le malade et la population.

Pour répondre à toutes ces préoccupations, la présente étude est donc initiée.

L'objet essentiel à long terme de la présente étude est d'envisager la pertinence du choix de la méthode diagnostique et du seuil décisionnel dans la définition de l'HVG chez l'hypertendu congolais et pour atteindre ce but, les objectifs spécifiques suivants ont été précisés :

- évaluer l'ECG et la radiographie du thorax comme méthodes diagnostiques de l'HVG selon des critères objectifs ;l'échocardiographie étant la méthode de référence ;

- dégager les principales qualités susceptibles d'être mesurées dans ces méthodes diagnostiques ;

- estimer la prévalence de l'HVG selon l'échocardiographie ;

- enfin, proposer des seuils optimaux de l'ECG et de la radiographie du thorax dans la définition de l' HVG.

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