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Etude diagnostique de l'hypetrophie ventriculaire gauche à l'électrocardiographiue, à la radiographie et à l'échocardiographie chez les patients hypertendus de Kinshasa

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par Jacques MALONGA
Université de Kinshasa - Spécialiste en Radiologie 2002
  

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CHAPITRE 1. GENERALITES

1.1. METHODES DIAGNOSTIQUES

1.1.1. Electrocardiogramme

Durant une grande partie du siècle passé, l'electrocardiographie a représenté la principale technique d'investigation des cardiopathies. Elle a acquis une position si sûre en médecine clinique qu'aucun examen cardiologique ne pourrait actuellement être considéré comme complet sans ECG.

Les ECG sont devenus si familiers que leur valeur est considérée comme chose établie plutôt que jugée de manière critique ; L'électrocardiogramme n'est qu'un moyen indirect d'enregistrement de la séquence des modifications électriques ayant lieu dans le coeur au cours de la systole et de la diastole. Les 12 dérivations enregistrées normalement à l'extrémité des membres et sur la paroi thoracique fournissent simplement différents points de vue sur ces événements.

Ainsi, les dérivations précordiales de V1 à V6 s'étendent autour de la partie gauche du thorax pour montrer comment les changements électriques se propagent sur les ventricules droit et gauche. On découvre d'autres aspects de l'activité électrique cardiaque grâce aux ECG à l'effort, pendant la vie quotidienne et au moyen de dérivations spéciales.

Des enregistrements en série sont souvent particulièrement utiles parce qu'ils permettent de comparer des observations pendant des jours, des mois ou des années.

L'ECG se présente sous forme des tracés dans les 12 dérivations standards enregistrés consécutivement. La première déflexion à partir de la ligne de base représente les changements électriques pendant la contraction auriculaire ; elle est suivie par le complexe QRS ou ventriculaire, le segment ST et finalement l'onde T.

La fréquence et la régularité de ces réflexions, leur amplitude et leur forme, leur durée et les intervalles sont les principaux critères sur lesquels repose l'interprétation de l'ECG.

La fréquence cardiaque et la présence ou l'absence d'arythmies devraient être immédiatement apparentes sur chaque tracé, quoique la nature et la cause d'une arythmie puissent demander l'interprétation d'un spécialiste.

Lorsque le tracé présente des déflexions inhabituelles petites dans toutes les dérivations, il peut s'agir d'un artefact dû à une mauvaise calibration de l'enregistreur ou à une atténuation excessive des interférences ; pourtant des tracés d'amplitude authentiquement réduite signifient probablement une altération globale de la conduction électrique à partir du coeur, provoquée par un épanchement et/ou un épaississement péricardique.

Les différences relatives d'amplitude des ondes peuvent indiquer ce que l'on appelle une déviation de l'axe à droite ou à gauche, c'est-à-dire une domination électrique du coeur gauche ou du coeur droit, ce qui dénote habituellement une dilatation ou une hypertrophie (21 ).

La figure, la durée et l'amplitude d'autres ondes, et les intervalles entre elles, permettent des conclusions quant à l'état du système de conduction et du myocarde - particulièrement la présence ou l'absence d'ischémie - et les effets de certains médicaments, digitale.

Bref, l'ECG peut donner des informations sur la fréquence cardiaque, le rythme, l'équilibre entre coeur gauche et droit, l'état du péricarde, le système de conduction et le myocarde, ainsi que les signes d'ischémie et d'effets médicamenteux.

L'ECG ne fournit pas d'information directe sur des atteintes valvulaires, une athérosclérose coronarienne ou une hypertension à moins que ces troubles potentiellement sérieux ne provoquent déjà une déviation axiale ou ne fassent apparaître des indices ECG d'ischémie ou d'insuffisance du myocarde. En d'autres termes, on ne peut le considérer comme un inducateur précoce des affections cardio-vasculaires responsables de la majeure partie de la morbidité et de la mortalité.

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