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Etude diagnostique de l'hypetrophie ventriculaire gauche à l'électrocardiographiue, à la radiographie et à l'échocardiographie chez les patients hypertendus de Kinshasa

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par Jacques MALONGA
Université de Kinshasa - Spécialiste en Radiologie 2002
  

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1.3. QUALITES MESUREES PAR UNE METHODE DIAGNOSTIQUE

On doit évaluer les examens d'imagerie selon les critères objectifs. Cela concerne les méthodes nouvelles avant leur diffusion, mais aussi les examens anciens. Une technique d'utilisation courante peut se révéler inutile dans un contexte nouveau . L'objet de la présente étude est de dégager les principales qualités susceptibles d'être mesurées dans un examen d'imagerie.

Ainsi cinq critères peuvent être proposés :

- avoir une bonne qualité technique ;

- être reproductible dans son interprétation ;

- apporter une information valide ;

- être utile à la prise de décision médicale

- être efficace.

1.3.1. Avoir une bonne qualité technique

La première qualité d'un examen d'imagerie à évaluer ressort du domaine technique. Le minimum que l'on doit exiger est que l'examen fournisse une information valable.

Le problème relève du contrôle de qualité. La technique mesure-t-elle ce pour lequel elle est utilisée ? Est-elle exacte (absence d'erreur systématique) et précise (faible variabilité) ?

Montre-t-elle ce qu'elle est censée montrer ?. L'examen est-il facile à exécuter correctement ?

1.3.2. Avoir une interprétation

Les examens d'imageries posent le problème de reproductibilité, de jugement et de variabilité d'interprétation inter et intra observateurs.

La notion de concordance de réponses est importante dans un hôpital où un même malade est examiné par plusieurs médecins, ou lors de sa surveillance au long cours par le même médecin.

La concordance ou la reproductibilité de lecture peut se quantifier par le coefficient d'agrément Kappa (32,33).

1.3.3. Apporter une information valide.

On doit mesurer objectivement la qualité de l'information fournie par un examen d'imagerie médicale.

Dès l'examen clinique, le clinicien estime les chances qu'à le sujet d'être atteint de la maladie M. Le rôle de l'examen complémentaire est de modifier ces probabilités a priori afin de pouvoir estimer, en fonction des résultats, le risque d'être malade (valeur prédictive positive) ou de ne pas être malade (valeur, prédictive négative).

Ces valeurs prédictives dépendent de deux types de données : qualités intrinsèques de l'examen (sensibilité et spécificité) et probabilité primaire à priori, pré-test, ou prévalance de la maladie à détecter.

On doit, en évaluation, être très précis dans la définition du signe mis en évidence à qui on va appliquer la procédure et, surtout, dans la façon de déterminer si le sujet est réellement malade ou pas (33).

1.3.3.1. Définition du signe

Le signe peut être soit une variable quantitative continue, une mesure (ex. diamètre d'un ganglion), soit une variable qualitative le plus souvent à deux classés (présence ou absence d'une image). Les signes doivent être parfaitement définis pour augmenter la concordance de mesure.

1.3.3.2. Définition des patients de l'étude.

L'étude doit être testée dans un groupe de patients, malades et non malades, représentatif de la population cible, c'est-à-dire de la population de patients qui sera susceptible, par la suite de bénéficier de cet examen.

Il importe d'éviter tout biais susceptible de fausser les estimations.

1.3.3.3. Définition des malades et des non-malades.

La valeur diagnostique d'un examen est mesurée en comparaison avec le diagnostic réel, ou gold standard. Ce diagnostic final peut être déterminé soit à partir d'un examen de référence, soit, au mieux, par l'examen anatomo-pathologique de la pièce opératoire de la biopsie. On utilise alors un consensus de spécialistes ou, la simple évolution clinique.

Il est utile de souligner que l'examen de référence quel qu'il soit, doit être totalement indépendant de l'examen à évaluer et son résultat non connu de l'expérimentateur.

De même, l'examen à évaluer ne doit pas contribuer à la détermination du diagnostic réel.

Les résultats d'une étude sur la valeur diagnostique d'un examen doivent être rapportés sous forme d'indices tels que sensibilité et la spécificité. Soit un groupe de sujets dont on sait, grâce à l'examen de référence , que certains sont malades et d'autres pas. On effectue sur ces sujets l'examen d'imagerie dont on veut évaluer l'apport en informations et dont on suppose que la réponse est binaire, ou normale.

On présente alors les résultats sous forme de tableau à quatre cases (contingences).

La sensibilité (ou taux de vrais positifs) est la proportion de résultats pathologiques chez les sujets malades. C `est la probabilité que le signe soit présent chez les sujets malades.

La spécificité (ou taux de vrais négatifs) est la proportion de résultats normaux chez les sujets non malades. La sensibilité et la spécificité sont des indices qui ont un avantage et un inconvénient : l'avantage est que ces mesures sont indépendantes de la prévalence de la maladie et peuvent donc être utilisées aussi bien pour le dépistage (prévalence faible) que pour le diagnostic (prévalence élevée); l'inconvénient est que ces mesures ne sont pas utilisables en tant que telles.

Le médecin doit connaître en quoi le résultat d'un examen modifie la probabilité d'un sujet d'être malade. Il utilise pour sa prise de décision médicale, les valeurs prédictives.

La valeur prédictive positive est la probabilité qu'un sujet soit malade si l'examen est positif (le signe est positif). La valeur prédictive négative est là probabilité qu'un sujet soit non malade si le signe est absent.

Les valeurs prédictives dépendent de la sensibilité, de la spécificité et de la prévalence de la maladie.

Il est donc important de savoir que les valeurs prédictives calculées dans une étude ne peuvent être appliquées que dans un environnement où la prévalence de la maladie est identique à celle de l'étude. Ce n'est pas toujours le cas.

Comme dans toute estimation, il est souhaitable de présenter les résultats de la sensibilité, de la spécificité et des valeurs prédictives en indiquant leur intervalle de confiance.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault