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La faillite quasi declaree du systeme bancaire congolais


par Eddie MIHIGO Kaserere
Universite evangelique en afrique - licence en sciences economiques 1998
  

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I.2. La fonction économique

La plupart des opérations de banque ont pour objectif de drainer les mouvements d'argent vers les caisses des banques, tandis que les autres envisagent les moyens de remployer les capitaux ainsi accumulés (1(*)).

La fonction économique des banques est donc double et a surtout pour objet :

a) de concentrer l'épargne flottante ;

b) de répartir les capitaux en vue du financement du commerce ou de l'industrie et, dans certains cas, de pouvoir aux besoins de l'état.

Cette activité se manifeste en ordre secondaire, sous la forme de services rendus, par exemple les banques sont souvent intermédiaires dans l'encaissement des coupons, dans le placement d'emprunt, dans le recouvrement de créances, dans l'achat et vente de monnaies étrangères, etc.

On connaît le rôle que les banques jouent dans la vie économique d'une nation. En fait, l'activité économique d'un pays est dominée par l'organisation financière, qui "épaule" les grandes entreprises industrielles et concourt ou développement du commerce et à l'épanouissement de l'activité générale : dans cette organisation les banques occupent une large place (2(*)).

I.3. Les moyens d'action des banques

Les moyens d' action des banques sont constitués, d'une part, par les capitaux qui leur appartiennent en propre, et, d'autre part, par les dépôt d'argent qui leur sont confiés. Les moyens propres englobent le capital et les réserves, ou bénéfices réservés en vertu de dispositions légales, de prescriptions statutaires ou de décisions à l'assemblée des actionnaires.

Les fonds de tiers comprennent les dépôt à vue et à terme, les soldes créditeurs des comptes courants. Ces derniers représentent des dépôts effectués par des industriels ou des commerçants pour les besoins de leurs affaires. Il convient d'y ajouter un nombre très considérable des comptes divers tels que créditeurs pour effets à l'encaissement, autres valeurs à payer à court terme, etc. dont les banques disposent en attendant leur liquidation. Le banquier peut également se constituer des ressources en recourant à l'emprunt sous forme d'émission d'obligation ou de bon de caisse. D'autre part, les banques émettent parfois des livrets, carnets ou "certificats de dépôt", qui sont des variantes du dépôts de fonds à terme.

L'esprit de lucre, le souci de la productivité sont à la base de l'activité bancaire. Le banquier, en effet, à l'instar de tout commerçant, vise à retirer de son intervention un profit qui lui permettra de rémunérer le capital propre investi dans l'entreprise après avoir bonifié aux déposants, qui lui confient leurs fonds, un intérêt, c'est-à-dire une indemnité compensant le privilège de disposer de leurs avoirs (1(*)).

Dans ces opérations, le banquier choisira donc celles qui mettrons ces capitaux le mieux en valeur. Car, un choix s'avère, en la matière nécessaire. si, en effet, le souci de la productivité anime les desseins du banquier, celui-ci ne peut se départir de certaines normes de gestion et doit s'inspirer de deux grands principes : la liquidité et la sécurité.

Le principe de la liquidité freine l'action du banquier, parce qu'il l'oblige à considérer, dans l'affectation des placements, le terme de l'opération. Ainsi, le dépôt à vue, c'est-à-dire susceptibles d'être réclamés à tout moment, ne peuvent trouver leur contre partie dans des investissements à longue échéance. Le banquier doit donc doser ses placements de façon telle que ceux-ci ne l'empêchent jamais de faire face aux prélèvements imprévus que peut faire la clientèle. Et ceci est une règle d'autant plus rigoureuse que la marge de manoeuvre dont il dispose est, en grande partie, constituée par ces dépôts.

Dans cet ordre d'idées, le banquier maintiendrait improductives une partie de ses ressources provenant des dépôts : une partie sera investie en placement rapidement mobilisable, c'est-à-dire qui peuvent, endéans les 24 heures ou 48 heures, être convertis en espèces et qui, en cas de nécessité, viendront renforcer l'encaisse (2(*)).

Pour assurer la sécurité de ses placements, le banquier doit veiller à leur qualité et à la division de risques c'est-à-dire à la répartition de ses placements de façon que toutes ses ressources ne soient pas investies dans des opérations de même nature. Agir autrement l'exposerait à des graves mécomptes si ces opérations devaient, à certain moment, fausser ses calculs ou tromper son attente.

Les principes de la liquidité et de la sécurité imposent donc au banquier de procéder par discrimination ; ceci influence évidement l'effort vers le résultat le plus profitable.

* 1 Henri VERBRUGGE, op.cit. P.11

* 2 Henri VERBRUGGE, op.cit. P.11

* 1 Henri VERBRUGGE, op.cit. P.11

* 2 Henri VERBRUGGE, op. cit. P.12.

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