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La faillite quasi declaree du systeme bancaire congolais


par Eddie MIHIGO Kaserere
Universite evangelique en afrique - licence en sciences economiques 1998
  

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II.2. LE CRÉDIT DE BANQUE

Un Banquier appelle opération de crédit toute opération par laquelle, faisant confiance à son client, il accorde à celui-ci le concours de ses capitaux ou de sa garantie.

Ainsi, les opérations de crédit se classent en deux groupes. Dans le premier, le banquier apporte des fonds et consent un prêt, une avance en compte courant, un escompte d'effet de commerce. Pour les opérations du second, il s'engagent en faveur de son client, soit qu'il accepte une traite tirée par ce client, soit se porte caution en faveur de son client auprès d'une administration, mais il ne lui fournit pas des capitaux. A vrai dire, cette distinction n'est pas aussi absolue qu'il parait à première vue. Le banquier qui s'est porté caution d'un de ses clients peut être appelé à décaisser des sommes importantes et doit envisager les répercussions que son engagement peut avoir sur sa trésorerie. D'autre part le banquier qui escompte une remise en met le montant à la disposition du cédant, mais il peut négocier immédiatement les effets et, en pareil cas, son intervention se ramène en fait à l'apposition d'une signature de garantie. Par ailleurs, le client qui obtient l'acceptation d'une banque a toutes les facilites pour faire réescompter sa traite chez un autre banquier, et la garantie qui est donné lui permet souvent d'obtenir immédiatement des fonds (2(*)).

L'aspect subjectif du crédit nous montre que le créditeur a confiance à son débiteur. Une telle confiance n'est pas sans risque ; l'emprunteur le plus digne de confiance aujourd'hui pourra se révéler insolvable dans le futur. La notion du crédit est, dès lors indissociable de celle du risque.

II.3. LE RISQUE DES OPÉRATIONS DE CRÉDIT

II.3.1. La notion de risque

Le risque est pratiquement inséparable du crédit.

Le banquier doit toujours craindre que son débiteur ne puisse faire face à ses obligations dans les délais prévus. Le simple retard dans un remboursement peut être préjudiciable pour un établissement qui travaille avec des fonds empruntés, car comme tout commerçant ou industriel, il doit faire face, de son côté, à ses propres échéances et par conséquent, compter sur les rentrées nécessaires à l'équilibre de sa trésorerie (1(*)).

II.3.2. Les risques liés aux crédits consentis

Le risque particulier à un client dépend d'élément, qui ne dépassent pas le cadre d'une affaire. Il est fonction notamment de la situation financière, industrielle ou commerciale de l'entreprise, ainsi que de la compétence technique et de la moralité de ses dirigeants.

Les crédits accordées à des entreprises qui manquent de ressources, qui sont trop immobilisées, qui sont endettées ou dont la trésorerie est lourde, comportent des risques assez grands.

Des installations industrielles vétustes ou, à l'inverse des installations somptueuses, des frais généraux excessifs, des prix de revient exagères, une production de mauvaise qualité ou, au contraire de belle qualité mais trop chère, doivent inspirer au banquier une certaine réticence.

Le risque particulier à une opération est fonction de sa nature, de sa durée, de son moment, surtout lorsque celui-ci a été fixé trop largement par rapport à la surface du client. L'appréciation de ces risques est pour le banquier d'une importance essentielle, car il peut éviter bien des mécomptes en procédant à un choix judicieux parmi les affaires pour lesquelles il est présent. La prudence lui conseille de ne traiter qu'avec des entreprises qui méritent réellement sa confiance et pour des opérations qui ne présentent pas de risques anormaux en raison de leur nature, de leur durée ou de leur montant (2(*)).

* 2 Jacques FERRONNIERE et Emmanuel de CHILLAZ, Les opérations de banque, 6ème édition, Dalloz, Paris, 1980, P. 241

* 1 Jacques Ferronniere et E. de CHILLA Z, op. cit. pp. 248.

* 2 J. Ferronierre et E. de CHILLAZ, op. cit PP 250.

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