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La faillite quasi declaree du systeme bancaire congolais


par Eddie MIHIGO Kaserere
Universite evangelique en afrique - licence en sciences economiques 1998
  

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II.4. LE COMPORTEMENT DES BANQUES DE DÉPÔT

La gestion de la banque s'apparente à celle d'une entreprise où les préoccupations de rentabilité et de croissance prédominent.

II.4.1. L'ORGANISATION DE LA BANQUE

L'organisation bancaire combine une activité de clientèle (l'octroi de crédit, la collecte de dépôt) très décentralisée et une activité de trésorerie qui permet de coordonner à posteriori les relations de la banque avec sa clientèle. On peut donc, en schématisant, distinguer (1(*)) :

- Un département du crédit, qui analyse les demandes de prêts, apprécie le risque et la rentabilité des opérations proposées, et décidé des conditions d'octroi des crédits ;

- Un département de collecte des dépôts, qui s'efforce d'accroître constamment la part du marché de la banque, c'est-à-dire d'attirer de nouveaux déposants ;

- Un département de trésorerie qui tire les conséquences de l'action décentralisée des deux autres départements, et qui couvre au jour le jour les déficits (les "fuites") issus de leur activité. C'est le département de la trésorerie qui doit financer le déficit issu des opérations de la clientèle. Mais là, ne s'arrête pas son activité. D'une part, les autorités monétaires imposent des resserves obligatoires aux banques, et ainsi une portion supplémentaire sur leur liquidités. Elle peut, en tous cas, varier amplement et de manière discrétionnaire. En outre, les banques peuvent souhaiter détenir de réserves excédentaires ne fut-ce que pour faire face aux retrait de billets de leur clientèle (2(*)).

II.4.2. LES BESOINS DE REFINANCEMENT BANCAIRE

Les banques de dépôt poursuivent une politique commerciale active de distribution du crédit. Compte tenu du comportement du public concernant la détention des formes monétaires, un déséquilibre entre l'activité de crédit des banques de dépôt et leur activité de collecte peut apparaître ; elles sont soumises à une fuite.

Les banques de dépôt doivent donc puiser dans leurs liquidités, c'est-à-dire dans leur encaisse de monnaie centrale (billets, mais surtout dépôts auprès de la banque centrale) pour assurer ou boucher cette fuite. C'est ce qu'elles font lorsque cette situation est momentanée et se produit épisodiquement. Mais lorsqu'elle devient structurel, par suite d'une création excessive (crédit) par rapport à la collecte de dépôt, il leur faut pouvoir se refinancer, c'est-à-dire acquérir de la monnaie auprès de la banque centrale (1(*)).

L'appel au refinancement dépend donc du déséquilibre entre les dépôts et crédits.

* 1 VIVIEN LEVY-GARBOVA, BRUNO VEYMULLER, Macro économie contemporaine, 2ème édition, Economica, 1981,

Paris, p. 178.

* 2 VIVIEN LEVY-GARBOVA, BRUNO YEYMULLER, op. cit. pp. 180.

* 1 VIVIEN LEVY-GARBOUA, BRUNO Y., Op. Cit., p. 164.

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