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La faillite quasi declaree du systeme bancaire congolais


par Eddie MIHIGO Kaserere
Universite evangelique en afrique - licence en sciences economiques 1998
  

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CONCLUSION PARTIELLE

La rentabilité des banques peut s'évaluer à l'aide du taux de profit. En rapprochant le résultat d'exploitation des banques sur les opérations avec la clientèle et des opérations de trésorerie avec les engagements des banques (dépôts), on obtient les taux du profit suivant :

Tableau V : Détermination du taux de profit des banques congolaises

 

1972

1977

1982

1987

1992

1995

(1) Résultat d'exploitation

(2) Charges d'exploitation

(3) Ressources (dépôts totaux)

(4) Taux de marge net sur les

engagements (1) : (2) x 100

(5) Levier d'endettement (2):(3)

(6) Taux de profit (4) x (5)

11,94

44,256

303,2

26,988

0,145

3,9

3,297

113,323

789,52

2,9

0,143

0,4

1,9

83,699

754

2,27

0,11

0,2

-16.333,869

16.520,829

337.017,88

-98,86

0,05

-4,9

491,417

121,013

712,17

406,08

0,17

69

220.099,77

207.171,859

126,285,91

106,24

1,64

174,93

 

Source : Manipulation personnelle à partir du tableau 2 (en annexe) et du tableau II.

Le taux de marge très faible s'applique aux engagements des banques. Il est de 26,988% en 1972 et, atteint le signe négatif en 1987. Pour les années 1977 et 1982, nous avons un taux de marge supérieur à l'unité. Mais toujours faible. Ce taux atteint le sommet en 1992 et, est supérieur en 1995.

Le levier d'endettement, nous montre qu'au cours de la période étudiée les banques ont pris des risques.

Le taux de profit est sur l'ensemble de la période faible, inférieur à l'unité en 1977 et 1982 et, est négatif en 1987. Le profit tiré du différentiel d'intérêt sur l'ensemble de la période sauf en 1972, 1992 et 1995 décroît avec les encours, les charges d'exploitation pendant cette période n'augmentent pas proportionnellement aux capitaux engagés.

Pour les Banque congolaises, la rentabilité sur les opérations avec la clientèle (opération de crédit et de collecte de dépôts) est faible. Le point (4) du tableau V nous montre cette tendance. Donc, les crédits ne parvenant pas à rémunérer suffisamment les engagements ; c'est l'organisation des opérations de crédit qui est à la base de la faillite des banques congolaises.

L'économie étant financée par le concours des banques commerciales, le trésor a aussi besoin de financer les déficits cumulés non couverts par les ressources non monétaires de l'Etat. Ces déficits sont donc financés par un concours de la Banque centrale.

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