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L'Union Africaine: Bilan et perspectives (2001-2008)

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par Popaul FALA MAYU MULEEL
Université de Lubumbashi - Licence en relations internationales 2008
  

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LES PERSPESTIVES DE L'UNION AFRICAINE

A la suite des points précédent de ce travail, il se dégage que l'Union Africaine est confrontée à des multiples situations désastreuses. C'est en vertu de cela que nous allons proposer des portes de sortie pour tenter de guérir, tant soit peu, le mal africain.

Section 1. LES PERSPECTIVES POLITICO-ECONOMIQUES

Cette section sera consacrée à proposer des perspectives sur l'Union Africaine en ce qui concerne les questions politiques et économiques.

§1. La Politique de l'Union

Dès juillet 2004, lors du sommet d'Addis-Abeba, le désir des chefs d'Etats Africains était de relever les défis du continent pour s'afficher dans la cour des grands.

Jusqu'à preuve du contraire, l'union reste encore plongée dans des ténèbres et enfouie dans des débats stériles sur les options à prendre : le choix à prend entre l'Afrique-Economie ou Afrique-Politique. A l'analyse de ses actions, l'Union Africaine apparaît comme un bébé qui a eu des moustaches avant d'avoir grandi. D'emblée, l'agenda a été très ambitieux, sans renforcement préalable de la capacité des institutions ainsi que de l'acquisition préalable des moyens de sa politique de peur de sombrer dans la politique de ses moyens.

La redéfinition de la politique de l'union s'avère indispensable pour sa redynamisation dans la perspective d'atteindre tous ses objectifs.

L'Union Africaine doit privilégier l'Afrique économie ai lieu de se battre pour l'Afrique politique. L'acquisition d'un niveau économique élevé pour l'Afrique dans cette ère de mondialisation, apportera un poids considérable à l'Afrique et renforcera sa politique.

Pour atteindre cet exploit, la commission doit, en effet, considérer la réalisation de l'intégration économique du continent comme sa mission historique. Cette intégration ne pourra se faire qu'au niveau des collectivités locales premièrement, ensuite au niveau des régions, entre les régions et enfin, à l'échelle continentale.

§2. La reforme des Institutions de l'Union Africaine

Il s'avère impérieux, dans la perspective même de la réalisation des objectifs de l'Union Africaine, que certaines institutions aient un pouvoir renforcé pour revigorer l'action de l'organisation panafricaine.

Cette approche rejoint cette Mwayila Tshiyembe qui estime que cela est un préalable au succès de l'Union Africaine.

Primo, la conférence de l'union doit devenir un véritable organe exécutif de l'Union. Elle doit concevoir la politique de l'Union. Mais en tant qu'exécutif, elle doit savoir manier la notion de direction et surtout de dextérité. Elle ne doit pas être un moyen de restriction absolue du pouvoir d'action des autres organes de l'Union.

Secundo, la commission doit être l'organe opérationnel et non pas un simple secrétariat prévu par l'acte constitutif et, les commissaires africains devraient être des vraies ministres (Un Etat, un membre). A l'heure actuelle, le président et le vice-président sont nommés par les chefs d'Etats, tandis que les commissaires sont désignés par le conseil des ministres de l'Union et approuvés ensuite par les chefs d'Etats.

GOMEZ et FIDIECK renchérissent ce point de vue sur la commission car, Dès lors, ils ne sont pas comptables devant le président de la commission qui ne peut ni les changer, ni les renvoyer. Un état de fait que l'on peut considérer comme un retour en arrière par rapport à l'O.U.A, où le secrétaire général avait la capacité de donner des portefeuilles74(*).

La reforme devrait aboutir à un supplément de pouvoir au président de la commission, ainsi qu'à une clarification des mandats.

Tertio, le parlement panafricain doit être bicaméral et non pas monocaméral, comme le prévoit la charte ; pour que la participation de la société civile soit effective. Au modèle du congrès américain, on devrait avoir un sénat africain et une chambre des représentants africains qui viendront élire à la majorité simple des membres de la commission qui devrait avoir un nombre quasi équitable entre Etats (Une vraie assemblée africaine).

Quarto, la cour de justice de l'Union doit avoir des juges d'une efficacité universelle à l'instar de ceux de la cour internationale de justice. Tout en assurant l'équilibre continental, ceux jugent doivent être proposés par les grandes écoles de droit (Les Université Africaines), les cours de justice internes, et...

Les arrêts rendus par la cour doivent s'imposer aux Etats. Cette cour doit être considérée comme l'ultime recours après l'épuisement des voies internes, ainsi donc, elle peut saisie par toute personne physique ou morale. L'indépendance de cette cour face au service justiciables et non un instrument de la justice de la justice des Etats.

* 74 GOMEZ, V. et FIDIECK, E., Projet de reforme de « Konaré » : prélude au gouvernement de l'union in Horizon

Magazine du 03 Janvier 2008, voir http://www.horizon.com

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