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Politique de Libéralisation financière dans l'UEMOA: Impact et condition de réussite à partir d'une analyse emprique sur données de panel

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par Fidelia Beugre DAGO
Université de Cocody-Abidjan, UFR Sciences économiques et de Gestion, Programme GPE de la WBI (World Bank Institute) - DESS - GPE (Gestion de la Politique Economique) 2007
  

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INTRODUCTION

Au cours de ces trente dernières années, la littérature sur le financement du développement a beaucoup évolué. Suite à la baisse de l'aide au développement et à la crise de l'endettement extérieur, l'attention a été portée sur les conditions nécessaires pour que les systèmes financiers des PVD puissent mobiliser suffisamment de ressources et soutenir la croissance.

En effet dans les PVD, les gouvernements ont utilisés les systèmes financiers nationaux comme un instrument de politique de financement en intervenant dans les différentes phases de l'intermédiation financière. L'orientation de la politique financière interventionniste s'inscrit dans la conception selon laquelle dans les PVD, la croissance économique est contrainte par la rareté des ressources financières. L'Etat doit intervenir pour assurer le financement des secteurs porteurs de croissance. Cette conception a été abandonnée car il s'agirait moins de la rareté que d'une mobilisation insuffisante des ressources financières (Fry, 1995). C'est ainsi que les recherches se sont davantage intéressées aux conditions de réussite de la politique de libéralisation financière dans les PVD.

Du point de vue théorique, l'on a assisté à la naissance de «l'école de la libéralisation financière», qui recouvre à l'origine les travaux de R.I Mc Kinnon (1973) et E. Shaw (1973). Le paradigme de la libéralisation financière a permis de mettre en évidence une différence fondamentale entre l'approche néoclassique (Mac Kinnon et Shaw, 1973) et l'approche néostructuraliste inspirées des analyses Keynésiennes (Taylor et Van Wijnbergen, 1983). Pour les néoclassiques, la libéralisation financière doit se substituer à la répression financière mise en place par de trop nombreux pays en développement, notamment les pays de l'UEMOA. Ils sont en effet persuadés que de nombreux Etats en voie de développement font peser des contraintes tellement fortes sur la sphère financière que celle-ci est incapable de se développer. Dès lors, ils recommandent la hausse des taux d'intérêt, l'ouverture du compte du capital, la dérégulation du système bancaire et financier et le retrait de l'intervention publique. Leur objectif est la mobilisation de l'épargne domestique et l'amélioration de son affectation dans des projets d'investissement plus rentables et par conséquent une augmentation de la croissance.

Pour les neostructuraliste (Taylor et Van Wijnbergen, 1983), l'accroissement du taux d'intérêt suite à une politique de libéralisation financière ne peut qu'accroître l'inflation et donc ralentir la croissance. En effet, l'approche neostructuraliste prend en compte l'existence d'un marché informel, par conséquent des faibles taux d'intérêt peuvent être bénéfiques à l'investissement et stimuler la croissance.

Par ailleurs, comme l'ont indiqué Stiglitz et Weiss (1981), la politique de libéralisation à la Mc Kinnon et Shaw (1970), augmentant les taux d'intérêt, provoquera un effet de sélection adverse, c'est-à-dire l'éviction du marché du crédit des emprunteurs les moins risqués (ou ce qui ont une forte probabilité de remboursement). La hausse du taux d'intérêt accroît le rendement espéré mais aussi le réduira à cause de l'accroissement de l'incertitude. En définitive, du fait de cette sélection adverse, seules les créances potentiellement douteuses sont retenues, les meilleurs clients préfèrent s'abstenir si le complément d'information qu'ils offrent ne fait pas baisser la surprime de risque (Nagel O, 1997).

Mais au-delà de la controverse théorique (l'approche néostructuraliste), et compte tenu du caractère « opérationnel » de la libéralisation financière, il convient de déterminer si, oui ou non, cette politique financière a permis d'accélérer le développement et la croissance de l'économie des pays de l'UEMOA. Autrement dit la libéralisation financière a-t-elle un impact sur la croissance économique dans l'UEMOA ; Quelles sont les conditions de réussite de cette politique dans les pays de l'UEMOA ?

Comme nous le signalions plus haut, les recommandations de Mc Kinnon et Shaw ont très rapidement reçu un écho favorable. Beaucoup y ont vu une manière simple et efficace de sortir un certain nombre d'économie, notamment celles de l'UEMOA, du sous développement. De nombreuses études économétriques ont essayé de vérifier empiriquement les impacts de la libéralisation financière (Thornthon 1991 ; Fry, 1995 ; Demetriades et Luintel, 1997). Nous essayerons sur la base des travaux de Courakis (1984), Stiglitz (1994), Demertriades et luintel (1996), Bandiera et al (2000), Ary Tanimoune (2001), Amaira Bouzid (2003) et de Mouldi et Mourad (2004), de déterminer l'impact de la libéralisation financière sur la croissance économique. En outre, il est également difficile d`établir des conditions standards pour la réussite de la politique de libéralisation financière. Par contre a partir d'une analyse empirique il est possible de les identifier (Amaira Bouzid, 2006 ; Hamdi Kalfaoui, 2006). Leurs mises en oeuvre amélioreraient davantage la réussite de la politique de libéralisation financière. En d'autres termes, l'ordonnancement des reformes dans le temps les niveaux de développement économique et financier, les structures institutionnelles, les systèmes juridiques et les pratiques d'affaires, et la capacité à gérer les changements sont des domaines pertinents pour la libéralisation financière. Il est sans doute nécessaire d'identifier dans le cas des pays de l'UEMOA les conditions de réussite.

Objectifs de recherche :

Objectif principal :

Le but de l'étude est de permettre une meilleure compréhension du lien qui existe entre la libéralisation financière et la croissance économique.

De façon spécifiques, il s'agit de :

§ Déterminer l'impact des variables financières sur la croissance économique des pays de l'UEMOA ;

§ Déterminer les conditions économiques et financières qui favoriseraient l'effet de la politique de libéralisation financière sur la croissance économique dans les pays de l'UEMOA ;

La suite du document s'organise comme suite :

la première section passe en revue les principaux travaux de recherche théorique et empirique qui mettent en évidence l'impact des valeurs financières sur la croissance économique. La seconde section va permettre l'analyse statistique et économétrique des données de l'étude, la troisième section nous permettra d'interpréter nos résultats et en fin la quatrième section conclura le document.

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