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Incidences des dépenses publiques dans la réduction de la pauvreté: cas du bénin

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par Aboua Gérald HOUNKYDET
Université d'Abomey-calavi - Maîtrise es Sciences Economiques  2009
  

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Section 2 : Consommation des ménages des services publics

La consommation des ménages des services publics se traduit par la proportion des catégories sociales ayant accès à l'éducation et à la santé.

2.1. Le secteur de l'éducation

Réaliser un accès équitable aux services publics d'éducation dans un pays les ressources sont limitées constitue un réel défi. Dans cette section, nous effectuons

une analyse descriptive sur les ménages ayant accès aux services publics d'éducation pour décrire l'équité.

Une telle analyse, aussi descriptive qu'elle puisse paraître présente des disparités intéressantes par rapport à l'accès des différentes couches à l'éducation. Un examen de l'utilisation des services d'éducation selon le niveau de vie est révélateur de la tendance au niveau de l'équité. Le tableau qui suit présente le taux de fréquentation selon le niveau de vie, Il porte sur les individus de 6 à 20 ans, tranche d'âge qui correspond à celle des individus en âge de fréquenter le primaire, le secondaire ou le supérieur.

Tableau9 : Evolution du taux d'utilisation des services de l'éducation

 

Primaire
%

Secondaire%

Supérieur%

Ensemble%

Quintiles

Plus pauvres

14,18

2,65

0

16,83

Pauvres

20,2

4,77

0,08

25,05

Moyen

25,43

9,19

0,26

34,88

Riches

27,74

21,72

1,35

57,05

Plus riches

33,98

41,28

15,42

84,44

Source : Réalisé à partir des enquêtes ménages EMICoV (2006)

De par le tableau, il ressort une inégalité au sein des quintiles. Ainsi, le taux de fréquentation est de 16,83% pour le quintile le plus pauvre contre 84,44% pour le quintile le plus riche au moment de l'enquête. Cette faiblesse s'explique par le manque de moyens de la part des populations pauvres à prendre en charge les besoins en éducation de leurs enfants.

Qu'en est-il de la consommation des services de santé ?

2.2. Le secteur de la santé

Le tableau qui suit présente, pour quatre types de vaccins recommandés les taux de participation selon le quintile de niveau vie. Il ne porte que sur la population ayant effectivement besoin du service.

Tableau10 : Taux de vaccination selon le quintile (11-23mois)

 

BCG %

DPT %

POLIO %

 

1

2

0

1

2

3

Quintiles

 
 
 
 
 
 
 

Plus pauvres

73,11

65,42

55,41

5,90

76,87

65,13

47,49

Pauvres

82,59

75,00

65,96

12,40

80,91

70,46

52,78

Moyen

88,52

81,61

72,21

11,00

84,13

73,61

56,24

Riches

92,47

85,63

78,76

16,40

86,84

78,51

58,64

Plus riches

97,37

93,28

88,69

22,30

92,84

87,99

69,18

Ensenble

85,81

79,06

70,84

17,20

83,62

74,16

55,95

Source : Réalisé à partir des enquêtes ménages EMICoV (2006)

Le découpage en quintile est opéré sur cette même population en imputant à

l'individu la valeur du score obtenu par le ménage dans l'analyse en correspondances multiples. Le taux de participation relative représente, au sein d'un groupe donné, la proportion de la population qui a effectivement utilisé le service.

L'analyse de l'accès aux services de vaccination présente un intérêt particulier pour plusieurs raisons. Tout d'abord, certains de ces services sont généralement gratuits. D'autre part, ils sont au coeur des préoccupations aussi bien des autorités publiques que des partenaires au développement notamment l'UNICEF et l'OMS et les actes le démontrent bien : gratuité ou subventions, campagnes de vaccination,... . Les taux sont très variables selon le type de vaccination dans la mesure où elle est certainement le type de service de santé le plus accessible à tous.

Pour la polio par exemple, le taux de participation pour la première dose (dose 0) est peu élevé quel que soit le quintile. Par contre, il est élevé pour les autres doses, atteignant même 83.62% pour la deuxième. Ceci peut s'expliquer par le fait que la première dose est administrée à la naissance et comme les femmes sont peu nombreuses à accoucher dans les structures sanitaires, elles sont peu nombreuses à s'y rendre pour faire administrer à leurs bébés la dose 0. Par contre, pour les autres doses, les agents vaccinateurs se rendent généralement dans les ménages et cette politique semble porter fruit au vu du taux de participation élevé. Le tableau qui suit présente le taux d'accès à la moustiquaire selon le quintile de niveau de vie. Ce tableau présente une grande disparité entre les deux quintiles extrêmes. Contrairement aux services de la vaccination, les taux sont peu élevés et les disparités sont prononcées selon le quintile de niveau de vie. De plus, 14,27% des plus pauvres disposent de moustiquaires contre 23,88% pour le quintile le plus aisé. Soit près du double du quintile le plus aisé. Cette tendance trouve sa source dans les profondeurs d'une insuffisance financière de la part des ménages pauvres d'une part et d'autre part, l'analphabétisme des chefs de ménage pauvre à connaître l'importance de la moustiquaire.

Tableau 11 : Taux d'accès à la moustiquaire selon les quintiles

Quintiles

POSSESSION de MOUSTIQUAIRE (%)

Plus pauvres

14,27

Pauvres

17,07

Moyens

19,87

Riches

22,48

Plus riches

23,88

Source : Réalisé à partir des enquêtes EDSB (2006)

Il ressort donc que si l'élargissement de la couverture sanitaire est indispensable pour améliorer l'accès des populations aux services de santé en général et des ménages les plus défavorisés, des actions de sensibilisation de la part des pouvoirs publics doivent viser à modifier les comportements surtout au niveau de la santé des quintiles les plus pauvres.

Au regard de toute l'analyse développée dans ce chapitre, la dynamique de la pauvreté semble contraster avec celui des efforts consentis par l'Etat pour juguler la pauvreté au Bénin. L'analyse statistique et économétrique devrait nous renseigner davantage sur le rôle qu'a joué la puissance publique dans l'amélioration du bien-être au Bénin.

CHAPITRE 3 : ANALYSE SUR LES ELEMENTS EMPIRIQUES DES DEPENSES PUBLIQUES SOCIALES AU BENIN

L'influence des dépenses publiques sociales dans la réduction de la pauvreté au Bénin pourra être analysée grâce aux résultats des travaux réalisés à partir des deux modèles présentés dans le premier chapitre. A cet effet, il sera procédé à l'analyse des résultats de l'incidence des dépenses sociales (éducation et santé) et à l'analyse de l'impact de ces dépenses sur les indices FGT.

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