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Déterminant et impact de l'investissement direct étranger sur la croissance économique au Cameroun

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par Nestor William ESSO
Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et de Gestion de Jendouba - Maitrise en Economie Bancaire et Financière 2009
  

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Section III. Théorie de la croissance endogène : un cadre approprié pour l'étude de l'effet de l'IDE sur la croissance économique

Le terme « croissance » désigne l'augmentation du volume de la production de biens et de services d'une année sur l'autre. Les chroniqueurs économiques parlent ainsi d'accélération ou de ralentissement de la croissance pour caractériser une année particulière. Toutefois, les économistes préfèrent réserver le terme de croissance à une augmentation tendancielle de la production par tête, qui entraîne sur une longue période une multiplication du volume de biens et de services disponibles en moyenne pour un habitant d'un pays.

Vue de cet angle, la croissance économique désignerait donc une interrelation entre des facteurs économiques, sociaux et politiques. Le phénomène de croissance date du 18ième Siècle avec les économistes comme Adam Smith, 1776 ; Thomas Robert Malthus, 1798 ; David Ricardo, 1817 qui ont ainsi mis l'accent sur l'importance de l'expansion quantitative des facteurs de base de la production à savoir : le capital, le travail et la terre, le rôle de la croissance des marchés dans l'amélioration de l'efficience et de la productivité d'une économie, et le rôle de la demande et des effets multiplicateurs de l'augmentation de l'investissement et les exportations.

Avec l'arrivée des modèles néoclassiques dans la deuxième moitié du 20 siècle, tel que celui de Solow (1957), le domaine de la recherche a changé, en accordant une grande importance au changement technique et du rôle que peuvent jouer des éléments tel que l'amélioration de l'organisation de la production dans la croissance économique.

Le modèle de Solow, avec l'hypothèse des rendements d'échelle décroissants du capital, stipule que les économies qui ont un niveau initial du stock de capital par tête plus faible, tendent à avoir des rendements d'échelle et des taux de croissance plus élevés. Ce qui va leur permettre de converger à long terme vers les pays riches.

Le principal défaut de ce modèle, est l'hypothèse des rendements décroissants du capital, qui signifie que la croissance de l'output pourrait ne pas dépendre de la croissance des inputs. L'existence des rendements décroissants, fait que, l'accumulation du capital ne peut rendre compte d'une croissance soutenue. Ainsi, une croissance de long terme, ne peut avoir lieu, que si l'on prend en compte les améliorations technologiques liées au progrès des qualifications et liées à l'innovation. Donc, l'apparition d'un facteur résiduel qui est attribué au progrès technique, est considéré comme exogène. Ce constat, a incité les spécialistes à chercher de savoir comment le taux de croissance peut être déterminé par un facteur exogène. Des modèles ont ainsi été développés, dans lesquels, les déterminants clés de la croissance de long terme sont endogènes.

La nouvelle théorie de la croissance ou la théorie de la croissance endogène a vu le jour avec des économistes tel que Romer(1986) ; Lucas(1988), Barro(1991), Barro et Sala-i-Martin(1995) et Grossman et Helpman(1991). Ces modèles ont mis l'accent, sur le rôle central de l'accumulation et de la diffusion de la technologie dans la croissance économique. L'existence des externalités technologiques et de connaissance viennent contrebalancer les effets des rendements décroissants de l'accumulation du capital et donc maintiennent l'économie à une croissance soutenue à long terme.

L'IDE peut contribuer significativement à l'accroissement du stock des connaissances dans le pays d'accueil, non seulement en fournissant des nouveaux biens d'équipement et des nouveaux procédés de production (changement technique incorporé), mais davantage, en offrant un nouveau savoir-faire en management et en améliorant le niveau des qualifications pouvant être diffusées aux firmes locales (changement technique incorporé). L'amélioration des qualifications peut avoir lieu par une formation formelle des travailleurs ou Learning-by-doing au sein des filiales étrangères. L'IDE en améliorant le stock des connaissances du pays hôte, aura aussi bien un effet à court terme qu'à long terme sur l'économie d'accueil, et augmente le taux de croissance à long terme (OCDE, 2001). Romer (1993), stipule que les firmes multinationales en fournissant des nouvelles connaissances aux PVD, réduisent les écarts technologiques entre ces pays et les pays avancés, ce qui peut constituer un facteur important de croissance et de convergence économique.

Plusieurs facteurs économiques (capital humain, l'accumulation du capital, le commerce international et la politique gouvernementale), qui selon la théorie de la croissance endogène expliquent la croissance à long terme, peuvent être véhiculés par l'IDE. L'IDE, est supposé, stimuler la croissance, par la création d'avantages comparatifs dynamiques conduisant au transfert de technologie, l'accumulation du capital humain et l'intensification du commerce international (Bende et al. 2000 ; et OECD, 2002). Ces avantages dynamiques, souvent connus sous le nom des spillovers, sont liés les uns aux autres, complémentaires, et ne doivent pas être étudiés séparément. En effet le gain engendré par l'IDE sur un facteur de la croissance est susceptible de stimuler le développement des autres facteurs, formant ainsi, une sorte de synergie (Bende et al. 2000).

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.