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Déterminant et impact de l'investissement direct étranger sur la croissance économique au Cameroun

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par Nestor William ESSO
Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et de Gestion de Jendouba - Maitrise en Economie Bancaire et Financière 2009
  

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Section III : déterminants de l'attractivité des IDE au Cameroun

Le Cameroun comme la majorité des pays de l'Afrique sub-saharienne est potentiellement doté en ressources naturelles qui constituent ainsi souvent un appât, permettant à ces pays d'attirer les IDE à la recherche des ressources naturelles.

Une étude menée en 1998 par la CNUCED aurait estimé qu'il y a de façon générale une forte probabilité qu'un dollar investi en Afrique aille dans les ressources naturelles et particulièrement dans le secteur pétrolier. Parmi les déterminants pouvant attirés les IDE au Cameroun on distingue par exemple :

a. Les ressources naturelles

Les principales sont :

Le pétrole : le pays possède plusieurs puits en exploitation et de nombreuses réserves non encore exploitées faute de moyens. Toutefois sa production annuelle s'élève à 4,5 de tonnes par an. De même les gisements découvert et non encore exploité de Bakassi constituent pour le pays d'importantes réserves.

Le gaz naturel : Le Cameroun dispose aussi d'un gisement considérable de gaz et de bauxite à Mini Martap et à Kribi dans l'Océan atlantique, lesquels seront exploitables bientôt. Le Cameroun possède la deuxième réserve en gaz d'Afrique sub-saharienne et le retard constaté dans son exploitation est dû au coût exorbitant qu'il nécessite. Il est sans nul doute vrai que ces gisements sont les prochaines cibles des IDE dans la CEMAC. Son exploitation nécessite

4 milliards de $ US d'investissement et une firme Américaine vient de remporter ce marché que d'aucuns qualifient déjà de marché du siècle au Cameroun. La firme financera conjointement l'exploitation du gisement avec le gouvernement Camerounais.

La forêt : le Cameroun dispose d'un grand couvert forestier qui couvre tous les pays d'Afrique centrale. Cette forêt tropicale est la deuxième grande forêt tropicale du monde après la forêt amazonien. Malheureusement cette forêt connaît une réduction sérieuse de 6% par an due à la pression humaine croissante. Le bois tropical est un produit à valeur élevée qui s'exploite et se commercialise facilement, d'où la forte attractivité que ce secteur exerce sur les investisseurs. L'exploitation forestière peut donc générer d'importants bénéfices avec relativement peu d'investissements, et c'est à juste titre que les investissements étrangers dans le secteur forestier existent ici. Mais force est à ne pas oublier que l'exploitation de la forêt au Cameroun doit se faire aujourd'hui en tenant compte de l'objectif global de protection de l'environnement.

L'agriculture : le Cameroun dispose d'un potentiel agricole considérable, couvrant deux écosystèmes différents, avec une zone forestière et une zone sahélienne, le territoire se prête à une grande variété de productions. On peut les classer dans deux grands groupes: les cultures vivrières destinées à l'alimentation et les cultures de rentes destinées à l'exportation. Pour ce qu'il est des cultures de rentes, le pays pratique les principales cultures suivantes : café, cacao, coton, thé huile de palme, banane, tabac.

b. Autre déterminants

Main d'oeuvre abondante et bon marché : En ce qui concerne les coûts de la main d'oeuvre, ces derniers sont de loin très bas que dans les pays industrialisés. Le tableau 3 présente les salaires mensuels moyens du secteur privé au Cameroun.

Répartition des salaires au Cameroun par Secteur (FCFA)

 

Salaire moyen de base

Salaire moyen ajusté*

Secteurs

Cadre

Agent de maîtrise

Cadre

Agent de maîtrise

Agriculture et agroalimentaire

497 590

179 176

693 250

215 150

Industrie manufacturière

564 458

230 651

789 798

286 861

Transport et auxiliaire

369 231

233 750

593 500

319 808

Finances (banque, assurance)

300 000

215 000

512 500

291 916

Commerce et distribution

658 333

283 750

867 193

336 241

Autres services

495 000

241 271

728 771

312 662

Source : GICAM (2005)

*le salaire moyen ajusté comprend tous les avantages financiers.

Ø L'infrastructure :

Le Cameroun par sa position géographique représente un point stratégique pour les pays de la sous région d'Afrique centrale et également un atout pour le pays en vue d'attirer les IDE. Car disposant d'une ouverture sur la mer, de 3 aéroports aux trafics internationaux, et d'un assez important réseau routier, qui peuvent constitués des déterminants d'attractivité de l'IDE.

Comme le démontre certains auteurs tel que Assiedu (2002), qui avance que les infrastructures sont indirectement liées aux IDE en Afrique Sub-saharienne : les IDE dans cette région sont axés sur les ressources naturelles et nécessitent des infrastructures adaptées.

En matière de télécommunications, des investissements importants sont en cours pour étendre les réseaux sur toute l'étendue du territoire national.

Conclusion

Ce chapitre avait pour objectif de faire ressortir les différents aspects de l'attractivité que représente le Cameroun face aux IDE. Il ressort de cette revue que certains problèmes liés au développement des infrastructures, à la corruption, le risque pays, freinent le développement des IDE dans le pays. Mais certains efforts notables ont été accomplis par les autorités dans le but de rendre le pays économiquement et politiquement attirant. La Cameroun faisant partie de la sous région d'Afrique centrale et membre de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaire (OHADA) bénéficie ainsi des politiques mises sur pied par cette organisation pour attirer les investissements en Afrique et dans la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale) qui se résume en trois points essentiels :

1) la réglementation et le renforcement de la bonne gouvernance (Etat de droit, charte des investissements) ;

2) le renforcement et la consolidation de la stabilité économique et budgétaire par la politique de convergence macroéconomique au sein de la CEMAC (taux d'inflation, masse salariale etc.),

3) de favoriser l'exploitation des ressources naturelles existantes et améliorer les infrastructures.

CHAPITRE III

``Etude Théorique et Evaluation Empirique''

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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