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La politique étrangère des Etats Unis d'Amérique vis-à -vis de la République Démocratique du Congo: de 1990 à  2006


par Mahatma Julien Tazi K. Tien-a-be
Université de Kinshasa - Diplome d'Etudes Supérieures en Relations Internationales 2009
  

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SIGLES ET ABBREVIATIONS

1. AALC : African-American Labor Center

2. ACRI : African Crisis Response Initiative

3. ACSA : Acquisition and Cross-Servicing Agreements.

4. AFDL : Alliance des Forces pour la Libération

5. AFRICOM : African Commandement

6. AIC : Association Internationale du Congo

7. BAD : Banque Africaine de Développement

8. BIRD : Banque Internationale pour la Reconstruction et le

Développement

9. BM : Banque Mondiale

10. CEEAC : Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale

11. CEPGL : Communauté Economique des Pays des Grands Lacs

12. CIA : Central Intelligence Agency

13. CNN : Cable News Network

14. E.I.C. : État Indépendant du Congo

15. FCE : Fédération des Congolais de l'Etranger

16. FDLR : Front Démocratique pour la Libération du Rwanda

17. FMI  : Fonds Monétaire International

18. FNLA   : Front National pour la Libération de l'Angola

19. FPR  : Front Patriotique Rwandais

20. HCR-PT : Haut Commandement de la République Parlement de la

Transition

21. IDH : Indice de Développement Humain

22. IMET : International Military Education and Training

23. JCET : Joint Combined Exchange Training

24. MONUC : Mission de l'organisation des Nations Unies en RDC

25. MPLA  : Mouvement Populaire de Libération de l'Angola

26. NAACP : National Association for the Advancement of Colored

People

27. NSC : National Security Council

28. NZ : Nouveau Zaïre

29. ONG   : Organisation Non Gouvernementale

30. ONU   : Organisation des Nations Unies

31. ONUC : Opération des Nations Unies au Congo

32. OTAN : Organisation du Traité de l'Atlantique Nord

33. OUA : Organisation de l'Unité Africaine

34. PIB  : Produit Intérieur Brut

35. PMA  : Pays les Moins Avancés

36. PNB  : Produit National Brut

37. PPTE : Pays Pauvres Très Endettés

38. RAINS : Relief for Africans Need in the Sahel

39. RCA : République Centre Africaine

40. RCD/Goma : Rassemblement des Congolais pour la Démocratie/Goma

41. RDC  : République Démocratique du Congo

42. RIAT : Rwandan Interagency Assessment Team

43. RIF  : Rapid Intervention Force

44. RTNC : Radio et Télévision Nationale Congolaise

45. SADC : Communauté de développement de l'Afrique australe

46. UDPS : Union des Démocrates pour le Progrès Social

47. UNITA   : Union Nationale pour l'indépendance totale de l'Angola

48. URSS   : Union des Républiques Soviétiques et Socialistes

49. USA  : United states of America

INTRODUCTION

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L'ETUDE

La Sous Région des grands lacs africains est un espace qui a longtemps intéressé les analystes et spécialistes de la politique internationale. Cet intérêt est consécutif aux nombreuses situations d'instabilité qu'elle a connue. Dans cette partie du continent, certains pays se remettent petit à petit, d'autres se recherchent encore. La RDC est, à notre humble avis, parmi les pays qui se recherche encore. Elle est en quête de clarification de sa vision politique des grandes puissances.

En effet, depuis les indépendances, cette Sous Région s'était caractérisée par de graves violences, devenues sa caractéristique. L'instrumentalisation du facteur ethnique au Rwanda, au Burundi et en Ouganda, sans oublier l'état de l'État en RDC a fait de la Sous Région une pépinière des crises larvées et une véritable boite de pandore.

Plus près de nous, en 1994, l'offensive des forces ethniques du FPR venues de l'Ouganda ou le crash de l'avion du président Habyarimana ont rangé les Hutu, ethnie majoritaire au pouvoir, contre les Tutsi, ethnie rebelle. Ce face à face a conduit à un véritable génocide. Ce génocide s'est fait en présence d'une mission d'opération des nations unies au Rwanda et devant la tergiversation des grandes puissances.

Depuis lors, le Rwanda fait de ce génocide un facteur important de sa politique étrangère. La communauté internationale se culpabilise pour n'avoir empêché ce désastre. Alors, prise de pitié en faveur du Rwanda, lui laisse tacitement tout faire.

L'Ouganda, après les efforts de stabilisation politique et économique entrepris par Museveni , est considéré comme un État charnière en Afrique des grands lacs par les États Unis d'Amérique ;pour des raisons que ce travail va expliciter dans les lignes qui suivent. Ces deux États auxquels on ajoute le Burundi ont, depuis 1996, mené une guerre soit directement soit par rébellion interposée en RDC. Pire encore, ils se sont livrés à une guerre rangée dans la ville congolaise de Kisangani sans être officiellement condamnés par la communauté internationale.

La politique étrangère américaine sous Bill Clinton a résolu de faire bénéficier à certains pays africains la participation aux programmes américains de formation militaire. L'objectif américain était celui de donner une capacité réelle aux troupes africaines à résoudre leurs propres conflits. D'autres objectifs poursuivis par ces programmes étaient le renforcement des capacités des partenaires des américains en Afrique afin de leur permettre de faire face aux crises humanitaires africaines, relever les défis du maintien de la paix de manière efficace et opportune par les africains eux-mêmes.

Dans la Sous Région des pays de Grands lacs africains, l'Ouganda et le Rwanda ont participé à ces formations américaines. La vision américaine de la Sous Région des grands lacs semble être construite autour de ce deux pays. Il est important de souligner que ces pays ont répondu à une bonne partie des conditions d'éligibilité. Ainsi, ce choix américain parait être justifié par manque d'une solution alternative en faveur du Congo.

En effet, la RDC pendant ce temps se trouve dans une situation très peu envieuse. Outre la crise de légitimité qui date de 1960, on assiste à une démission quasi-totale des compétences de l'État sur toute l'étendue de la République. De celle-ci naît l'érection, sur le plan national, des légitimités de substitution et des revendications d'ordre irredempteur et identitaire.

En effet, la République Démocratique du Congo était un couloir dans le quel toutes les forces négatives (les mouvements rebelles) de la Sous Région trouvent un asile paisible. Le territoire congolais leur sert de base arrière. Elles y préparent les attaques contre leurs pays respectifs. Elles y financent leurs opérations militaires par les exploitations illégales des ressources naturelles de la République, y perçoivent des impôts ou taxes et hissent même des drapeaux dans les territoires sous leur contrôle.

De ce qui précède, il se révèle que les circonstances particulières de la création de la République Démocratique du Congo et sa nature actuelle la prédisposent à ces différentes difficultés. Mises en ensemble, les réalités décrites ci-dessus mises ensemble deviennent un danger majeur pour la République. Ceci est encore plus grave dans ce sens que la période de transition n'a apporté aucune politique susceptible de rassurer ni la communauté nationale ni la communauté internationale.

Au contraire, certains comportements des autorités congolaises n'étaient pas de nature à convaincre la communauté internationale, en particulier les États-unis d'Amérique. De ce fait, la RDC est perçue, à leur vue, comme un État qui a failli et susceptible de produire l'instabilité ou servir au terrorisme.

Cette perception américaine de la RDC est grandement justifiée et présente des conséquences sérieuses. Parmi ces conséquences, nous pouvons citer la recherche de résolution de la crise par l'application de la théorie de la paix démocratique ou encore du chaos constructeur. C'est dans ce contexte particulièrement troublé, d'instabilité et un avenir incertain de la République que cette étude peut se justifier.

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