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Synergies et manoeuvres stratégiques d'acquisitions et fusions: le cas français de la période récente (1970-1990)

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par Serge Constant Mbappe Njome
Université Paris-Nord / Paris 13 - Villetaneuse (France) - DEA Stratégies financières et industrielles internationales 2001
  

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e) "Economies de dimension" et "economies de croissance"

Ces deux concepts permettent d'etudier les causes de la decroissance des couts avec la dimension des activites.

Les "economies de dimension" :

Elles proviennent de l'augmentation de la quantite de facteurs utilises. Les unites economiques lorsqu'elles augmentent de taille, peuvent diminuer la quantite de facteurs par unite produite : ce sont des "economies reelles" ou physiques. Elles peuvent en outre baisser le prix des facteurs, grace

au pouvoir qu'elles ont sur l'environnement : ce sont des "economies monetaires".

- Les "economies reelles" : Elles ref-le-tent les gains d'efficacite. La decroissance des cob-Ls est due a la division

du travail et par l'indivision des equipements qui font en sorte qu'il est necessaire et indispensable d'atteindre un certain volume de production pour pleinement utiliser les facteurs :

it s'agit en fait d'economies reelles au sens strict, realisees sans qu'il y ait forcement modification du processus de production.

Les autres types d'"economies reelles" surgissent lorsqu'il y a une modification su processus de production. En effet,

au cours de la croissance des unites, on note une augmentation de la quantite de facteurs utilises. Dans ce groupe on retrouve

entre autre :

* les "economies de multiplication" ou "economies inter-etablissement" : une fois que la firme a atteint la TMO (11), elle prefere multiplier le nombre d'etablissements plutot qu'agrandir les etablissements existants. Dans ces conditions elles font des economies de frais de gestion ou de recherche puisqu'elles ont des centres communs a plusieurs etablissements. Par ailleurs la multiplication des etablissements permet de reduire les coUts de transport pour acceder aux differents marches, de mieux specialiser chaque etablissement dans un type de production donne, d'accroitre la flexibilite de l'ensemble.

* "Les "economies de substitution" : elles naissent de la possibilite d'interchangeabilite du capital et du travail lorsque la taille des unites s'eleve. La grande taille peut permettre de se doter des "ateliers flexibles" avec robotisation et automation qui permettront de renforcer l'efficacite des facteurs.

* "Les economie-s d'integration" : elles naissent du fait que l'augmentation de la taille des firmes permet de mieux realiser la longueur optimale des processus de production et de beneficier des avantages de coCits.

- Les economies monetaires : proviennent du "pouvoir de domination" de la firme sur l'environnement, ce qui lui permet de renforcer son "pouvoir de negociation" vis-a-vis de ses fournisseurs et clients, et agir ainsi sur les prix des facteurs utilises. La grande dimension permet de negocier le prix des matieres premieres en position avantageuse. Generalement les grandes firmes sont mieux placees pour emprunter car elles

(11) TMO est une abreviation de Taille Minimale Optimale.

offrent aux pourvoyeurs de fonds des garanties encourageantes et les rendements qu'elles degagent sont stables.

Les "economies de croissance"

Elles sont particulieres dans la mesure 00 elles ne sont pas liees a l'importance de l'echelle des activites, mais a la rapidite de passage d'une activite a une autre. On s'est rendu compte que les firmes qui se developpent rapidement sont souvent amenees a changer leur processus de production au benefice

d'un stock de capital a forte productivite.

Jusqu'alors, nous avions affaire aux "economies internes" pour expliquer l'evolution des coats. A cote de celles-ci,

nous avons des "economies externes" (et "deseconomies externes") exterieures au fonctionnement propre des entreprises et dont

la presence peut modifier la courbure des coats. Les "economies externes" (12) viennent du progres general de l'environnement. On peut citer par exemple l'amelioration de la circulation

des informations (transparence du marche), la construction d'infrastructures par les pouvoirs publics qui accroissent l'efficacite des facteurs (autoroutes, TGV,...), une variation avantageuse du taux de change, la formation de main d'oeuvre qualifiee, etc...

Aux antipodes, le concept de "deseconomies externes" traduit les pressions defavorables que subit l'entreprise :

la pollution, les contraintes de type legislatif reglementaire. A titre d'exemple, on peut citer la maree noire comme source de "deseconomies externes" pour les ostreiculteurs bretons.

(12) Sur le phenomene des "economies externes" et "deseconomies externes", consulter - H. BOURGUINAT, "Economies et deseconomies externes", in Revue Economique, 1969.

J.M. CHEVALIER, "L'economie industrielle en question", Paris, Calmann-Levy, 1977, page 132.

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